INFINITE, COME BACK AGAIN sur un premier titre

Je suis si contente de vous retrouver, mes petits Surfers ! Un mois que je me languis de ne pouvoir tripoter mon clavier. Un mois que j’ai des soucis avec mes yeux et pas de lunettes. Quinze jours de vacances à tourner autour de mon ordi sans le caresser. Dur.
Mais tout ça, c’est fini ! Les binocles sont sur mon nez. Je vais enfin être capable de vous parler d’un groupe de petits gars qui enfonça les portes du monde féerique de la kpop, un beau jour de l’année 2010.

C’est d’ailleurs sur leur premier titre que nous allons nous concentrer aujourd’hui.

Retour sur COME BACK AGAIN des INFINITE

C’est par le biais des EPIK HIGH que j’ai eu vent, pour la première fois, de ce nouveau groupe. Les EPIK HIGH venait de sortir « RUN » en featuring avec les INFINITE. À tort, j’ai pensé que ces newbies s’étaient déjà fait un nom et qu’il y avait quelques lacunes dans ma quête de nouveautés musicales.

Tant pis. Finalement, ce n’était sûrement qu’une formation éphémère de plus. San trop m’en soucier, je suis retournée à mes braillements sur le morceau des Epik High.

♪ Run run run away ♪… ♪ Everybody Run Run Run Away ♪ …  ♪ You got me runnin’ runnin’ runnin’ awaaaay ♪

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Puis en me baladant au gré du vent sur You Tube, je tombe par hasard sur le clip des INFINITE.

Je clique sur play. Je contemple. Et à la fin du clip, je ré-appuie machinalement, les yeux grands ouverts, sur « revoir la vidéo« .

Cette fois, j’en étais certaine, ces petits gars venaient de voler mon coeur momentanément.

 

HISTORIQUE

En 2010, les Infinite deviennent les nouveaux poulains de la Woolim Entertainment (ancienne maison de disques des Epik High) et sont élevés par ces derniers qui les prennent sous leur coupe en leur servant de guides. Infinite est le premier Boys Band créé par la Woolim et on peut affirmer qu’ils n’ont pas manqué de flair.

En guise de pré-commencement, les jeunes garçons sont projetés dans une émission de « télé-réalité » qui s’intitule « You’re My Oppa« . En Corée du Sud, c’est une pratique assez courante.
Les caméras suivent alors la vie de ces 7 adolescents qui partagent une maison avec une demoiselle castée pour les mener par le bout du nez. Le public est plus que réceptif puisque l’émission permet aux membres du groupe de sauter sur le tremplin qui lui est tendu. En matière de lancement, on peut dire que c’était plutôt une idée de génie.

Les minots ne manquant pas d’humour rendent le programme drôle et divertissant. Et puis, la présence de leurs aînés, les Epik High, ne gâche rien à la fête. On assiste à leurs entraînements difficiles. On s’attendrit devant leurs magistraux efforts à servir cette jeune fille pas toujours commode.

Début juin, sort leur tout premier MV. On découvre un morceau extrêmement pêchu, aux sonorités funk mêlées à du rock acidulé.
Son titre: Dasi dôlawa (Come back again).


(VERSION DANSE)

Le titre rencontre de suite un énorme succès et leur mini-album Infinite – First Invasion suit dans la foulée. Aucun des titres n’a le même style. Ces touche-à-tout nous démontrent qu’avec beaucoup de travail, on peut se démarquer jusqu’à atteindre un large public.
Ils ont su proposer un panel diversifié mais toujours avec ce pep’s qui les caractérise.

Ce sont de véritables artistes perfectionnistes qui ont su remettre les pantacourts et les chaussettes à rayures au goût du jour.

YOU’RE MY OPPA

ÉMISSION

CONCEPT

Les Infinite vivent ensemble dans une maison. Au début, ils ne savent pas qu’ils sont filmés. Tablo et Mithra (Epik High), en bons diablotins, leur concoctent un scénario surprenant. Le premier appelle une jeune fille de 18 ans (JI AE des LOVELIZ) et lui demande de venir à l’adresse indiquée. Elle déboule alors que les membres du groupe sont en train de manger. Il semblerait qu’elle connaisse le groupe mais eux sont sous le choc. Ils ne comprennent pas ce que cette fille, sans gêne, légèrement autoritaire et désagréable fait là. Elle leur dit qu’elle a fugué de chez elle. Sous la consternation des garçons, elle continue à manger tranquillement, les rembarrant chacun leur tour.
Tablo arrive enfin et leur annonce qu’ils doivent la considérer comme leur petite soeur.
Le message que le rappeur tente de faire passer au groupe est le suivant : S’ils sont capables de s’occuper d’une seule personne, ils seront alors capables de s’occuper de 10 000 personnes.
Pas très motivés, ils s’exécutent mais leur soeurette est décidée à leur donner du fil à retorde…

 


Le reste des épisodes

 

Mon AVIS sur l’album FIRST INVASION

Alors que bien de nouveaux groupes, surgissant ici et là, débarquent avec des sonorités électros + voix synthétiquement modifiées (On a tout pleins de chanteurs Robocop !), Infinite, eux, nous servent 6 titres variés qui se démarquent, puisque ne voguant par sur le même océan musical que les autres K-Boys bands (du moins de l’époque).

• « She’s back » fait très tube des 80’s, revu avec des passages rap.

• « Wings » se classe parmi le R’n’B qui dérive un peu vers la pop.

• « Fixed star » est la balade typiquement boys band du mini-album, chantée d’une voix doucereuse avec de la guitare électrique en arrière-plan pour la soutenir.

• « Entrust » fleure bon la pop pétillante et lollipop qui amène le soleil autour de vous.

Bien que leurs mentors soient un groupe de hip-hop (Epik High), on aurait pu croire qu’Infinite suivrait le même chemin. Et en fait… Pas du tout !
Personnellement, ça ne m’étonne pas puisque les 3 membres d’Epik High ne se cantonnent pas au courant rap mais privilégient tous les styles tant que la musique est bonne.

Finalement, les Infinite ressemblent à leur musique. Souriants et éblouissants (Mais si, mais si…), méthodiques et perfectionnistes, disciplinés. Ce qu’ils font, ils le font bien. La preuve en est qu’ils sont toujours actifs 7 ans après. Et ça, en Corée, ça veut dire que t’es hyper balèze !

Leur style, qu’il soit musical ou vestimentaire a un peu changé. Aussi fashion que très décalé à leurs débuts, ils jouaient les dandys, oscillant entre tenue classe et rigolote. Des petits Gavroches stylisés ! Aujourd’hui, ils se fondent (et se confondent) avec tous leurs autres confrères et je trouve cela d’une tristesse à en mourir.

Pour eux, je jugeais mon amour infini… mais finalement, rien n’est éternel.