DOWNTOWN no GAKI no TSUKAI Ya ARAHENDE !

 

NO LAUGHING !

C’est surtout avec ceux qui n’auraient pas encore la joie de connaître cette émission japonaise désormais cultissime, que j’aimerais partager quelques instants de pure détente et de franche rigolade.

Downtown no Gaki no Tsukai Ya Arahende ! est une émission de divertissement parue en 1989 et présentée par un duo d’humoristes extrêmement populaires au Japon : Masatoshi Hamada et Hitoshi Matsumoto.
S’inspirant du modèle des manzai (stand up humoristique), ce duo marie un personnage boke, c’est-à-dire le comique (un peu « bête »), interprété par Matsumoto, et un personnage tsukkomi, en d’autres termes, le gars sérieux et blasé, joué par Hamada.
Ces deux comparses forment une équipe connue sous le nom des Downtown. Cependant, ils ne sont pas les seuls membres actifs de l’émission. D’autres viennent les rejoindre :  les Kokoriko. Ils se composent de Naoki Tanaka et de Shôzo Endô, deux comiques qui participent au show depuis 1997, ainsi que de Hôsei Yamasaki, présent depuis 1995.
L’émission repose sur des jeux ou des paris, tous plus farfelus et débiles les uns que les autres, que se doivent d’accomplir les animateurs, avec la participations d’invités célèbres. Et on peut dire que ces cinq saugrenus s’en donnent à cœur joie !

 

 

Ces jeux se divisent en deux catégories :

1 – Les « Batsu Games« , que l’on peut traduire par les jeux punitifs. Ce sont probablement les plus connus et les plus prisés. Les participants doivent subir le « Batsu Game » après avoir perdu un défi de départ. En général ce sont des jeux physiques qui tournent au ridicule le pauvre perdant. Et qui peuvent faire très mal !

2 – Les « No Laughing Games« , mes préférés !
Apparus pour la première fois en 2003, ces jeux n’ont lieu qu’une fois par an. Ils sont diffusés en fin d’année, le 31 décembre pour être précise, comme cadeau au public japonnais. Ils retracent durant 120 minutes hilarantes, les 24 heures de supplices vécues par les animateurs magnifiés dans un costume imposé. Dans une longue liste, nous cochons les habits de grooms, de journalistes lors d’une conférence de presse, d’infirmières, de prisonniers, de lycéens, etc. Jusque là rien de désopilant. D’accord. Seulement, il y a une règle bien précise à laquelle il faut impérativement obéir :

NE PAS RIRE !!!

Bien entendu, tout est fait pour. Les pauvres bougres se retrouvant face à des situations totalement absurdes et burlesques, avec des célébrités de la télé japonaise présentes juste pour les perturber. Gare à ceux qui échouent ! La sanction est alors terrible ! Déclarés « OUT« , le jeu est interrompu l’espace de quelques secondes pour permettre à des acteurs, armés d’un bâton, de surgir et de les punir en les frappant aux fesses. Et je peux vous dire qu’ils n’y vont pas de main morte. Hou que non ! Ici aussi, le jeu peut faire très très mal !

Puis la partie reprend, en continu, durant les 24 heures imparties, soit une journée et une nuit de fessées, de stress et de (fous) rires nerveux.
L’arme utilisé pour sanctionner est toujours en rapport avec le thème choisi. Ainsi pour le thème des journalistes par exemple, le bâton avait la forme de crayons géants ; et celui pour l’école était un shinai, une bâton en bambou utilisée au Kendo.

Il existe bien d’autres variantes de « Batsu Games ». L’émission recense de nos jours plus d’un millier d’épisodes, à raison d’un épisode de 20 minutes par semaine. Malheureusement, ceux trouvables sur le net ne sont pas tous traduits. Mais rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de comprendre le japonais pour être pris par ce spectacle complètement sado-maso ! Le rire des animateurs est tellement communicatif que rien qu’à les voir, on se retrouve à quatre pattes par terre à se tenir les côtes et les joues !

L’être humain est vil et faible, que voulez-vous ?!

Pour finir, je dirais que ce n’est pas tant les punitions qui sont drôles. Non, on compatit sincèrement avec ces pauvres âmes perdant progressivement l’usage de leur popotin. Car comme eux, on se crispe de tout notre long comme si nous allions également recevoir le coup de bâton. Non, non, non, ce qui est drôle c’est plutôt les expressions de ceux qui font tout pour ne pas rire, la concentration extrême qu’ils tentent de développer pour ne pas succomber. Les voir fermer les yeux, éponger leurs fronts alors qu’un des membres vient de subir la sanction et les voir chercher quel stratagème pourrait les sauver. Ça, oui, c’est terrible, mais c’est tellement bon !

Je vous laisse juger par vous-même :

Don’t laugh in classrom

Silent Library

 

Marshmallow Game

Petite précision :
Masatoshi Hamada est en bleu
Hitoshi Matsumoto en rouge
Hôsei Yamasaki en jaune
Shôzo Endô en orange
Naoki Tanaka en violet

Et vraiment parce que c’est le summum du ridicule

 

 

Si vous souhaitez en voir plus, cette chaîne Youtube fera votre bonheur :

https://www.youtube.com/channel/UCGpEoAMmBMTsgobWARChj1A