JIKOU KEISATSU [Saison 1]

SYNOPSIS

Kiriyama Shuichiro est un officier de police qui travaille au bureau des affaires classées. Son travail n’est guère passionnant : jour après jour, il lui faut détruire les vieux dossiers des affaires non résolues ayant atteint leur date de prescription (soit 15 ans), et restituer aux membres des familles concernées les affaires personnelles saisies lors des enquêtes.

De plus en plus maussade devant cette routine ennuyeuse, ses collègues lui suggèrent alors de se trouver un hobby pour l’occuper. Après une nuit entière à confectionner des origamis, Kiriyama décide finalement que le hobby qui lui conviendrait le mieux serait tout simplement de reprendre les enquêtes les plus mystérieuses des affaires classées et de les résoudre lui-même durant son temps libre.

Dans son élan, il entraîne au passage sa collègue Mikazuki, un agent de la police routière, pas vraiment intéressée par ses cas, mais qui voit là une excellente occasion de se rapprocher davantage de Kiriyama, envers qui elle a une forte attirance. Mais même si Kiriyama est un fin observateur, doué pour cerner le comportement humain, et très perspicace lorsqu’il s’agit de dénouer des énigmes; il semble au contraire ne pas apercevoir les signaux de plus en plus persistants, lancés par la jeune fille…

 

FICHE TECHNIQUE

Titre : Jikou Keisatsu (時効警察) – saison 1
Titre Anglais : Time Limit Detective / Statute of Limitation Police
Genre : Enquête Policière, Comédie
Épisodes : 9
Pays : Japon
Année : 2006
Chaine distributrice: TV Asahi
Période de diffusion: du 13 janvier au 10 mars 2006
Horaire: le vendredi à 23:15
Chanson thème: « Ame » par Ceyren

CASTING

* Odagiri Joe dans le rôle de Kiriyama Shuuichiro
* Asou Kumiko dans le rôle de Mikazuki Shizuka
* Toyohara Kosuke dans le rôle de Juumonji Hayate
* Fuse Eri dans le rôle de Matarai
* Mitsuishi Ken dans le rôle de Morosawa
* Eguchi Noriko dans le rôle de Saneie
* Iwamatsu Ryo dans le rôle de Kumamoto
* Hida Yasuhito dans le rôle de Hachisuka

ÉQUIPE DE PRODUCTION

Scénaristes: Miki Satoshi (ép. 1-2 et 9), Iwamatsu Ryo (ép. 3), Sono Shion (ép. 4 et 6), Keralino Sandorovich (ép. 8), Tsukamoto Renpei (ép. 5), Takayama Naoya (ép.5), Iwamatsu Ryo (ép.7),
Producteurs: Yokochi Ikuhide (TV Asahi), Toda Koichi (MMJ)
Directeur: Tsukamoto Renpei (ép.7)
Musique: Sakaguchi Osamu

MON AVIS

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« Jikou Keisatsu » est un terme juridique japonais qui signifie : affaire classée (Jikou se traduit par prescription, et Keisatsu se réfère à la police ou la gendarmerie).
Après ce petit cours de japonais, passons au drama en lui-même !
Bien que ce soit un drama d’enquêtes policières, Jikou Keisatsu joue sur le registre de l’humour. Mais pas n’importe quel humour ! Ici l’ambiance se veut complètement décalée, loufoque mais aussi joyeuse et bon enfant !
Ce qui peut déstabiliser pour un temps, surtout si vous n’êtes pas familier avec l’humour japonais. Car, oui, ce drama est entièrement représentatif de l’humour japonais type. Oooh, pas dans le sur jeu et l’abus de grimaces (même si bien sûr elles sont toujours présentes) mais plutôt dans l’esprit.
Je m’explique : D’une part, nous avons Kiriyama, parfait en geek asocial avec sa coiffure improbable, ses lunettes à grosses montures noires et ses pantalons un tantinet trop courts, laissant entrevoir ses jolis petits mollets! et d’autre part, les collègues proches de Kiriyama  ayant tous la particularité de ressembler à des sortes d’ovni atteint d’une légère et douce folie. Sans conteste très sympathiques, il faut néanmoins un certain laps de temps pour s’habituer à leurs bizarreries !
Entre les remarques surréalistes lâchées lors de discussions somme toute banales ou les gags visuels et parfaitement insolites apparaissant sans raison aucune à priori; tout ça peut paraître assez déroutant au premier abord. Mais même si on ne comprend pas toutes la subtilité des situations, faute certainement de références culturelles, on est néanmoins embarqué dans leur univers, et on s’y sent plutôt bien.
Et puis, un peu de singularité ça ne fait pas de mal et ça nous change du quotidien ! Entendre Kiriyama défendre les sandwichs sans garniture comme étant les seuls à permettre de profiter du goût du pain, ou statuer que de ne pas porter de lunettes le dimanche est une caractéristique britannique (!?!), avouez que ça prête à sourire, non ?
Tout comme de voir un inspecteur de police chercher à attraper une voleuse… naturiste ! (?!?), ou encore des policiers qui décident de jouer un certificat de mariage vierge trouvé par terre à « pierre-feuille-ciseaux », le perdant devant alors le compléter (!?!?!?). C’est abracadabrant, incompréhensible mais drôle ! Je me suis même surprise à les rechercher ces invraisemblances visuelles, vous savez, comme dans le jeu « Mais où est Charlie? ». Ben là c’était pareil, à la différence près que celle-ci sont flagrantes, mais l’idée y est !
Le rythme du drama repose sur une affaire classée par épisode et tel un Hercule Poirot ou un Sherlock Holmes, Kiriyama s’attelle sérieusement à la tache. Les enquêtes sont toutes des histoires de meurtres, (forcément ce sont les plus intéressantes) mais même si elles se basent sur une idée ingénieuse, elles restent relativement simples et le coupable est tout désigné à chaque fois.

Pas de suspense donc, mais tout se déroule avec une telle simplicité que sans qu’on s’en rende compte l’épisode est déjà fini. Et sur un total de 9 épisodes, j’ai eu l’impression que le drama n’en comptait en fait que 7, tellement il semble court.
Donc, c’est plutôt un bon point. Il faut dire aussi que le jeu de l’acteur Joe Odagiri, qui interprète Kiriyama, y est pour beaucoup. C’est surtout lui qui porte tout le drama. Je l’avais repéré dans le film Shinobi, et j’ai été surprise et heureuse de le retrouver ici. Les autres acteurs aussi donnent du corps à leurs personnages, comme Kosuke Toyohara qui joue le rôle de l’inspecteur Jumonji Hayate. Ses apparitions épisodiques sont un régal ! Mais c’est vraiment Joe Odagiri qui m’a interpellée.

En ce qui concerne l’idée de départ de Jikou Keisatsu, c’est-à-dire, de démêler des crimes restés en suspend en tant que simple hobby; elle est aussi originale que déconcertante. Après avoir exposé le pourquoi du comment d’une affaire (toujours en enlevant maladroitement ses lunettes et en les confiant à son assistante, Mikazuki ; très important !), Kiriyama tend alors une carte de sa confection avec l’inscription « Je ne dirais rien sur vous » qu’il signe ensuite de son nom.

Comment ? Alors que le coupable est démasqué et qu’il a avoué ses crimes, celui-ci reste toujours impuni et libre ???!

Mon esprit justicier ne cessait de se révolter. Cependant, à bien y réfléchir, Jikou Keisatsu pose, l’air de rien la question du délai de prescription et de l’incapacité de la justice à opérer à ce moment-là. Kiriyama a au moins le mérite d’agir, à sa manière soit, mais il agit en se basant sur le fameux adage « Fautes avouées à moitié pardonnées ». Oui le système judiciaire est ce qu’il est, on ne peut le changer. Mais en faisant avouer un coupable, Kiriyama  l’oblige à se confronter à ses actes, car prescription ou pas, comme il le dit lui-même « un crime est un crime », et il doit être reconnu par l’intéressé avant tout. De ce point de vue, le drama prend une certaine profondeur que j’ai plutôt apprécié.

En conclusion, Jikou Keisastu est un bon drama policier humoristique, écrit par une vaste flopée de scénaristes. Simple, léger et drôle, il passe relativement vite et sans prise de tête. Idéal donc si vous voulez vous détendre. Malgré son peu de succès en France, sachez qu’il a été assez bien perçu au Japon puisque l’année suivante, une deuxième saison a été produite. Une suite qu’aucune team française n’a cependant voulu traduire. Sur ces bonnes paroles…

… Yoroshiku Onegai Shimasu !!!

 
 

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