The BEAST STALKER

 

SYNOPSIS

L’inspecteur Tang fei est quelqu’un de méthodique, autoritaire et nerveux. Il aime tout avoir sous contrôle et ne tolère pas un écart. Après une opération où il manqua d’y laisser un de ses hommes, il se lance dans une course poursuite en voiture avec les suspects.
À un carrefour, un accident se produit. La voiture de l’inspecteur est projetée, blessant grièvement son collègue. Teigneux, Tang, après s’être extirpé de la voiture accidentée, court après celle des suspects, arme en main. Il leur tire dessus à plusieurs reprises. Le véhicule des malfrats finit dans un mur.

En ouvrant le coffre, Tang découvre alors, qu’il n’était pas vide. Une petite fille gît dedans, mortellement touchée par les balles de l’inspecteur.

À partir de là, il n’aura qu’une obsession, protéger la soeur jumelle de la petite victime, proie d’un ravisseur qui l’enlève afin de faire pression sur sa mère, avocate.

 


TRAILER


 

FICHE TECHNIQUE

  • Titre anglais : The Beast Stalker
  • Autres titres : 证人 (Titre HK) / Ching Yan (Titre HK)
  • Pays : Hong Kong
  • Studio : Emperor Multimedia Group (EMG) / Sil-Metropole Organisation Ltd
  • Genre : Action / Drame / Policier
  • Audio : Parlant (Cantonais)
  • Année : 2008
  • Durée : 1h50

RÉALISATION

Réalisateur : Dante Lam Chiu Yin
Producteur : Albert Lee Nga Bok, Candy Leung Fung Ying, Cheung Hong Tat
Chorégraphe : Stephen Tung Wei
Scénariste : Jack Ng Wai Lun

CASTING

Nicholas Tse Ting Fung
Zhang Jing Chu
Nick Cheung Ka Fai
Sherman Chung Shu Man
Liu Kai Chi
Patrick Keung Hiu Man
Derek Kwok Jing Hung
Miao Pu
Chan Ga Leung

MON AVIS

The Beast stalker est réalisé par Dante Lam, l’un des maîtres du polar survolté HK. Avant cet opus, il tente de s’essayer à la comédie mais sans succès. Le public le boude fortement. Après un retour aux sources, très critiqué, avec Sniper, il nous sert ce policier qui le réconcilie avec le genre.
D’après ce que j’ai pu en lire, The Beast stalker n’atteint pourtant pas, la qualité des films de l’âge d’or de Dante Lam.

Le début du film est assez calme. Nous faisons connaissance avec l’inspecteur Tang fei, surnommé « le monstre » par ses co-équipiers. Rien ne lui échappe. Il est tenace et téméraire. Tout doit être fait selon son plan et il ne supporte pas les faux-pas. C’est ainsi que lors d’une descente musclée chez des criminels, il s’en prendra violemment à un de ses hommes qui préfère regarder le foot à la télé plutôt que de passer une bonne nuit de sommeil. À cause de son manque de réactivité, celui-ci laissa s’échapper les suspects qui tirèrent sur un autre gars de l’équipe. S’il n’avait pas porté un gilet pare-balle, ce dernier serait mort.
Enragé et refusant l’échec, l’inspecteur se lance à la poursuite des suspects. Après une filature peu discrète, on assiste à une chasse en voiture. Tenez votre chevelure, ça décoiffe !


S’ensuit un carambolage visuellement surprenant. Notre inspecteur n’en démordant pas, s’attaque à la voiture des suspect l’arme au poing, tuant accidentellement une petite fille enfermée dans le coffre.
C’est petite fille n’est autre que la fille d’une avocate, fraîchement divorcée, qui se trouve sur les lieux de l’accident. Autant vous dire qu’elle a vu mourir sa fille.

Touché profondément par cet événement, l’inspecteur Tang apprend que la fillette a une soeur jumelle. À peine sorti de l’hôpital, il se met en tête de surveiller l’enfant.
Le jour de la fête des mères, elle se fait enlever à l’école par un inconnu à l’aspect effrayant. Il a un oeil blanc et des cicatrices sur le visage.
Mais lui n’est qu’un homme de main. Quelqu’un de plus haut placé tire les ficelles.
Le motif du kidnapping ? L’avocate doit faire disparaître les échantillons de sang qui inculpent l’accusé. Si elle s’exécute, la fillette sera sauve.
L’inspecteur Tang qui n’a pas été en mesure d’arrêter le ravisseur, part traquer seul, cette bête en se jurant de ramener l’enfant vivante.

L’image est particulière. Les tons sont plutôt tournés vers les gris. Les plans sont rapides et nerveux. On a le souffle qui se coupe par moment et on ressent toute la tension des personnages lorsqu’on est pris dans ce jeu stressant du chat et de la souris.

Les acteurs ne lésinent pas sur les cascades, nous offrant de stupéfiants tonneaux de voitures, alternant ralentis et vitesse. Les courses à pied dans les rues de Hong Kong, noires de monde, sont haletantes et opressantes à la fois. Alors qu’un des policiers va pour toucher le ravisseur du bout des doigts, il esquive et disparaît de nouveau dans la foule. Ces cache-caches, bien orchestrés, prennent fin dans une fusillade où tous les espoirs s’évanouissent à nouveau. On sera surpris de voir Nicholas Tse, perché sur un échafaudage à des mètres du sol et on retiendra sa respiration quand un enfant se retrouve suspendu dans le vide en guise de mise en garde.

Vous l’aurez compris, cette traque vous captivera si vous êtes un adepte du polar d’action. La première partie est somme toute acceptable mais attendez-vous à faire des bonds dès la seconde partie du film. Vous frissonnerez devant un ravisseur au physique repoussant. Mais comme dans tout bon film, le méchant n’est pas entièrement mauvais et le gentil n’a pas que de bonnes et louables intentions. La bête n’est qu’un être humain torturé, dévoré par ses démons et qui a, lui aussi, quelque chose à protéger. À l’instar de celui-ci, le gentil policier devient un ange protecteur pour se laver de ses péchés et trouver bonne conscience.

Quelques égratignures au scénario viennent un peu ternir ce tableau peint avec un peu trop de coïncidences improbables et un destin trop commun. Tout comme des trop grosses facilités de scénario mettront un terme à ce duel. C’est tout ce que je peux regretter dans ce film. Certains le trouvent gâché par les quelques passages mélo-dramatiques. Bien qu’ils ne m’aient pas entièrement touchée, je les ai, cependant, jugés justes et en aucun cas déplacés. Mais ça ne reste que mon humble avis.

Donc si vous ressentez le besoin d’engloutir une petite dose d’adrénaline, je vous conseille celle à la mode Hongkongaise que vous aura cuisiné Dante Lam. Ici on découpe au coutelas et à la machette et le raffinement n’est pas de mise. Pour notre plus grand bonheur….

 

Hum ? Oui, j'écoute !

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