Bodyguards and Assassins

 

Synopsis

Chine. 1905. Le peuple souffre sous le joug de la colonie Britannique et l’emprise de la cour impériale.
Le révolutionnaire Sun Yat-Sen, exilé au Japon, prévoit son retour au pays afin de rencontrer les chefs de province et faire exploser le mécontentement sous-jacent du peuple.
L’empereur riposte en envoyant une armée d’assassins sanguinaires. De leur côté, les partisans de la démocratie préparent l’arrivée de leur leader qui se fera, sans nul doute, dans le sang et la douleur.



Fiche technique

Titre anglais: Bodyguards and Assassins
Autres titres: 十月围城 (Titre HK)
Sap Yueh Wai Sing (Titre HK)
Shi Yue Wei Cheng (Titre HK)
Dark October
Année: 2009
Pays: Hong-Kong, Chine
Studio : Cinema Popular Film Company, Shanghai Media Group
Genre : Action / Drame Historique
Langue parlée: Mandarin
Durée: 120 mns

Réalisation

  • Réalisateur: Teddy CHEN Tak-Sum – 陳德森
  • Producteur: Peter CHAN Ho-Sun – 陳可辛
  • Chorégraphe: Stephen Tung Wei, Donnie Yen Chi Tan
  • Scénariste: James Yuen Sai Sang, Chun Tin Nam

 


Récompenses

HONG KONG FILMS AWARDS 2010

Teddy Chan Tak-Sum
Meilleur Film
Meilleur Réalisateur

Nicholas Tse Ting-Fung
Meilleur Acteur dans un Second Rôle

Arthur Wong Ngok-Tai
Meilleure Photographie

Kenneth Mak Kwok-Keung
Meilleure Direction Artistique

Dora Ng Lei-Lo
Meilleurs Costumes et Maquillages

Stephen Tung Wai, Lee Tat-Chiu
Meilleure Chorégraphie d’Action

Chan Kwong-Wing, Peter Kam Pui-Tat
Meilleure Musique


Casting

  • Donnie YEN Chi-Tan – 甄子丹
  • ZHOU Yun
  • FAN Bing Bing
  • Simon YAM Tat-Wah – 任達華
  • Eric TSANG Chi-Wai – 曾志偉
  • Tony LEUNG Ka-Fai – 梁家輝
  • HU Jun – 胡軍
  • WANG Xueqi
  • Nicholas TSE Ting-Fung – 謝霆鋒
  • Leon LAI Ming – 黎明
  • LI Yuchun
  • Jacky CHEUNG Hok-Yau – 張學友

Mon avis

Bodyguards and Assassins se classe dans le genre historique contemporain qui se mêle à celui des arts martiaux. C’était un style assez prisé il y a dix ans.
Cependant, dans cette oeuvre, le réalisateur Teddy Chen nous dépeint une fresque qui n’a pas eu lieu dans l’histoire dite un grand H. La façon dont il manie le script, pourrait pourtant nous faire croire que ce fût bel et bien un passage vécu par la Chine. Les explications quant aux événements et la description de chaque personnage nous poussent à penser que tout a réellement existé. Mais pas du tout.
Pour ce faire, le révolutionnaire Sun yat-Sen devient alors une personnalité importante et incontournable dans le renversement de l’empire.
Certains déplorent cette prise de liberté par le réalisateur et lancent la pierre à Teddy Chen prétextant que s’il voulait retracer des épisodes historiques, il fallait se tenir un minimum de fidélité. Moui… Cela se défend selon moi. Je comprends ce positionnement. Maintenant pour l’inculte que je suis, ce film ne m’a pas choquée C’est bien la preuve qu’il peut être efficace. N’étant pas une puriste, j’ai pu profiter du spectacle tout simplement.
Et du spectacle, boudiou, qu’il y en a !
Alors que la Dynastie Qing étouffe la Chine, Sun Yat-Sen, républicain exilé au Japon, re-débarque tranquillement sur place alors que tout le pays est au courant de sa venue. Protégé par ses partisans, ils organisent sa rencontre avec des chefs de province afin de faire gronder la révolte. L’empereur cherchant à éliminer cette menace, soulève un groupe d’assassins pour contrer toute résistance. Le jour J, tous ces hommes sont prêt à mourir pour une patrie utopique, qu’elle soit démocrate ou impériale.

Tout ça nous donne tout de même un film un peu trop patriotique où le sacrifice est de mise. On en devient un peu atterré à la longue. Le sacrifice d’un homme n’est rien si le bien du peuple est défendu. Vous l’aurez compris, beaucoup de morts dedans…. Et pour au final pas grand-chose ou presque ! Sachant que c’est une fiction à 100%, d’autres aises auraient pu être prises, tant qu’à faire. M’enfin…

À part cela, on virevolte et on en prend plein la vue avec de belles chorégraphies. Notamment celles de Donnie Yen qui m’ont bluffée. Lorsqu’il décide, dans un ultime effort, de se prendre un cheval au galop, le choc m’a juste secouée !!! Le reste du temps, je l’ai passé à tourner ma tête dans tous les sens à le fixer et en me répétant …
« Ce mec n’est pas humain !!!! »
La première heure met en place les personnages, afin qu’on apprenne à les connaitre. Des « guerriers » sont recrutés du côté révolutionnaires. Ces personnages sont plutôt attachants. Je pense principalement au géant pour qui j’avais une affection particulière. En même temps tout est fait pour, ne nous voilons pas la face.
La deuxième heure, la tension est maintenue en continu.
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Pour finir, je dirais que la dernière image, je l’ai trouvée assez forte. Je me suis dite tout au long du film que ce Sun yat-Sen était un peu gonflé. On lui sauve la peau pour qu’il installe ses idéaux et soit considéré comme un héros. Il s’en tire à bon compte. Mais le gros plan sur ces yeux a effacé tout ce ressentiment. Sur moi, en tout cas, ça a fonctionné. Moi, la friande de grandes émotions. Certains diront que justement, des sentiments, il y en a eu un peu trop… Oui, peut-être.
J’ai été émue. En plus d’avoir observé avec de grands yeux admiratifs les décors grandioses dans lesquels grouille tout le fourmillement des rues de l’époque, j’ai trouvé que c’était un très bon divertissement.
Alors, allez, soyons toute folle, je vais le conseiller !!!! Si vous le dénichez en DVD ou en Blu-ray au fond d’un placard, quelque part, prenez le temps de le regarder.
 .

 

Attention, cependant !
Cette oeuvre a plutôt mal vieilli. Si les chorégraphies restent toujours aussi spectaculaires, les effets spéciaux, eux, semblent dater de l’époque de Godzilla. Et pourtant Bodyguards and Assassins ne compte même pas 10 printemps. Dommage.