Phénomène de société

L’homosexualité au Japon
Un paradoxe étonnant

Si dans le Japon ancien, l’homosexualité masculine était connue, le sujet reste tabou dans la société contemporaine, contraignant la communauté gay à se faire discrète pour éviter la stigmatisation.

Paradoxe de cette situation, « des amuseurs publics qui affichent leur homosexualité apparaissent souvent dans les émissions de télévisions, mais pour les gens ordinaires, il est très difficile de sortir du placard », explique Kanako Otsuji, l’unique élue ouvertement homosexuelle du pays.
Sans revêtir le caractère sacré des sociétés judéo-chrétiennes, le mariage est toujours perçu au Japon comme une obligation sociale et l’homosexualité comme une déviance, qui doit rester dans la sphère privée, soulignent les observateurs. Une certaine discrimination se manifeste par « le mépris » : « On fait semblant d’ignorer, on n’en parle pas », assure Melle Otsuji. Et la communauté gay, éclatée en multiples petites associations, s’affiche ou revendique peu.

« Dans les années 1990, certains homosexuels japonais s’opposaient même à l’action politique pour éviter d’être davantage discriminés », explique Melle Ostuji. Candidate aux élections sénatoriales de juillet 2010, cette dernière a néanmoins pu installer son QG électoral à Shinjuku ni-chome, le quartier gay de Tokyo, signe d’un changement, selon elle.
Avec ses 300 bars, Shinjuku ni-chome se targue d’être le quartier homosexuel comptant « le plus grand nombre de bars au monde ». Pour autant, à cette même période, la « Gay Pride » de Tokyo, première mégalopole du monde (20 millions d’habitants), n’attire qu’à peine plus de 3.000 personnes, loin des centaines de milliers de participants à San Francisco, Berlin ou Paris. « Les Japonais ont peur de marcher dans les rues de Tokyo sous le regards des autres. Ils craignent que cela leur nuise », souligne Mlle Otsuji.

Pour Junichi Goto, un rédacteur en chef du mensuel gay nippon Badi, cette faible participation s’explique aussi par « l’absence de culture de manifestation (politique) au Japon ». La fête qui succède à la Gay Pride est plus proche du « matsuri » (festival populaire et religieux traditionnel), avec ses feux d’artifice et ses stands de brochettes, et il attire beaucoup plus de monde que la marche, selon le journaliste.
Le mouvement de libération homosexuelle, qui a émergé en Occident dans les années 1960, a été tardif au Japon. Il n’a été lancé qu’au début des années 1990.
Ensuite, le développement d’internet a été déterminant pour faciliter les rencontres et apporter aux homosexuels japonais une ouverture sur les mouvements gays dans le monde. Aujourd’hui, « de plus en plus d’homosexuels vivent ouvertement leur orientation sexuelle », assure Mlle Otsuji. Aucune loi ne répond à leur revendications (union civile, sanction contre la discrimination ou adoption d’enfants).

L’homosexualité sous la période d’Edo

Des écrits sur l’homosexualité au Japon datent des anciens temps, longtemps en arrière. Il fût un temps où dans l’histoire japonaise, l’amour entre hommes était vue comme la forme d’amour la plus pure.

Alors que l’homosexualité n’a jamais été considérée comme un péché dans la société et la religion, la sodomie, elle, a été déclarée comme illégale en 1873. Puis, officialisée quelques années après lorsque le décret a été rajouté dans le Code Pénal de 1880.
Le contact avec les religieux occidentaux, et le désir d’apparaître « civilisé » ont influencé la vision globale du gouvernement japonais et de la population à propos de l’homosexualité.

Il faut savoir qu’à l’inverse de l’occident, au Japon, le sexe n’est pas perçu en terme de moralité, mais plutôt en terme de plaisir, de position et responsabilité sociales. Bien que l’attitude moderne envers l’homosexualité ait changé… En effet, seuls les actes sexuels sont décrits comme étant homosexuel ou hétérosexuel.

A l’origine, shudo, wakashudo et nanshoku étaient les termes utilisés durant la période Edo. Ces termes n’impliquent pas une identité spécifique, mais plutôt un comportement.

Actuellement, dôseiaisha (同性愛者, littéralement personne aimant quelqu’un du même sexe), gei (ゲイ, gay), homosekushuaru (ホモセクシュアル, homosexuel), rezu ou rezubian (レズ、レズビアン, transcription de lesbienne) et homo(ホモ) sont les termes les plus communs. Alors que dôseiaisha est utilisé pour caractériser à la fois les hommes et les femmes. Gei, homosekushuaru et homo ne sont employés que pour les hommes.

Le terme homo peut être utilisé à la fois positivement et péjorativement. De nos jours, le terme gei (ゲイ, une translittération de gay) et rezu ou rezubian (レズ、レズビアン, translittérations de lesbienne) sont les plus communs dans la communauté gay, bien que des termes largement péjoratifs comme okama soient aussi adoptés. (D’où mon petit clin d’oeil à EIICHIRO ODA avec l’image d’en-tête qui représente un passage de ONE PIECE dans lequel Sanji tombe sur une île habitée par des Okama. Eiichiro Oda adoooore les Okama !)

Un bon nombre de personnalités qui apparaissent à la télévision Japonaise sont des travestis, des gay, des transsexuels, ou encore des hétéros qui cultivent une image homo.
Ces dernières années, un petit nombre d’artistes, presque tous hommes, ont commencé à parler publiquement de leur homosexualité. Ils participent souvent à divers talk show et à d’autres programmes.
Le danseur et artiste (tarento) Kaba-chan, le tarento Gakuseifuku Sakamoto, le maître d’ikebana Shougo Kariyazaki, le comédien Ken Maeda, et jumeaux critiques de culture pop Piko et Osugi en font partie.
Akihiro Miwa, une drag queen et ancien amant de l’auteur Yukio Mishima, est le porte-parole de publicités à la télévision pour de nombreuses entreprises japonaises allant du produit de beauté à des produits financiers, ou carrément pour l’EDF nippon, le TEPCO (Tokyo Electric Power). Kenichi Mikawa, un ancien idole chanteur pop peut être régulièrement aperçu dans divers programmes, comme animateur travesti en Peter-san.
La chanteuse-parolière et actrice Ataru Nakamura était une des premières personnalités transsexuelles à devenir très populaire au Japon. Les ventes de sa musique ont explosé après qu’elle ait parlé de son opération chirurgicale MTF (Male To Female) pour changer de sexe lors de l’émission de variété Boku no Ongaku en 2006.Certains animateurs non gay, ont également vogué sur la vague de l’homosexualité pour développer leur personnage fictif. Razor Ramon Hard Gay (HG), un comédien et ancien catcheur, est devenu une célébrité suite à son apparition publique vêtu d’un harnais, de sous-vêtements en latex et d’une casquette en cuir noir. Ses vêtements, son nom et sa marque déposée « pelvis thrusting and squeals » (bassin enfoncé et couinements) lui ont valu l’adoration de ses fans et le mépris de la communauté japonaise gay.

Source : TenRyû.org    Blog : fushiaz-jap skyrock

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Les Okamas aujourd’hui


C’est dans le quartier dit chaud du Japon, c’est à dire Shinjuku ni-chōme, que se regroupe le plus grand nombre de bars gays au monde.
Oui, ni-chōme avec ses 200 à 320 établissements, peut se vanter d’être l’un des plus grands quartiers gays au monde.
La plupart des bars ont une « spécialité ». Il y’en a pour tous les goûts : les étudiants, les jeunes hommes, les sado maso, les hommes musclés, les travestis…

Il y a également quelques bars pour lesbiennes. Les hommes et les femmes ne se mélangent pas. Un homme ne peut rentrer dans un bar pour femme et vice-versa. On y trouve des magazines tel que le « Badi » l’un des mensuel gay le plus connu du Japon, des magazines/DVD pornographiques, des karaokés, et des choses plus inhabituelles telles que les photos des clients les plus fidèles sur les murs.

Beaucoup d’établissements sont interdits aux « gaijin » (occidentaux). Pour les maisons qui en accueillent, les publicités et les renseignements sont écrits en anglais. D’autres quartiers ont des commerces du même genre,  comme par exemple Shibuya ou Ueno.

L’homosexualité est chose tabou au Japon, mais chaque année les préfectures et les villes, répertorient tous ces établissements dans un magazine, le « Otoko-machi ».
Vous y trouverez les adresses des clubs, des bars d’hôte, des restaurants, des saunas, des librairies, des salons de massage et un tas d’autres renseignements.
Sachez également qu’il y a beaucoup de clubs, associations, équipes de sports, groupes culturels et même groupes religieux pour les gays !

Quelques personnalités reconnues au Japon

Kanako Otsuji, politicienne

Kanako Otsuji est la plus jeune politicienne d’Osaka. D’allure sportive, une coupe courte et un sourire en coin, Kanako Otsuji ne ressemble certainement pas à une femme d’assemblée « typique ». En 2010, elle a été une des six femmes de l’assemblée distinctement dominé par les hommes. Tandis qu’elle se montrait ouverte sur sa sexualité, son équipe de campagne lui conseilla de garder le secret sur sa préférence sexuelle. Cependant beaucoup de ses actes ont contribué à faire passer une loi permettant aux couples homosexuels de demander des logements sociaux à Osaka – un droit qui était réservé jusqu’alors aux couples mariés. Elle a dévoilé publiquement son homosexualité le jour de la Gay Pride de Tokyo en 2005.

Elle publie ensuite son autobiographie : Un voyage pour trouver mon vrai moi (カミングアウト~自分らしさを見つける旅).
Elle a depuis participé à plusieurs événements de la fierté gay avant de rvêtir le costume de directrice des affaires générales de la RAINBOW PRIDE à Kansai en 2006. La même année, elle fut l’une des représentantes à la conférence mondiale de l’association gay à Genève.
Face à la critique et aux doutes, tous les efforts d’Otsuji lui ont valu d’acquérir le soutien des électeurs et l’appui de ses confrères.
Elles est maintenant largement reconnue par la communauté LGBT qui ovationne son chemin parcouru et l’estime comme très important dans le combat sur l’égalité des droits des homosexuels au Japon.

Ryosuke Hashiguchi, cinéaste

Ryōsuke Hashiguchi (橋口 亮輔) est un réalisateur et scénariste japonais, né le 13 juillet 1962 à Nagasaki (Japon).

Il a commencé à tourner en Super8 au lycée puis a entamé des études de cinéma à l’Université des Arts d’Osaka où il se fait déjà remarquer pour son style réaliste, centré sur des portraits complexes de ses personnages. Mais il ne finit pas son cursus et commence à réaliser des programmes pour la télévision et la vidéo.

En 1989, il réalise The Secret of last Night, un court métrage primé au Festival Pia de Tokyo. Petite Fièvre des vingt ans est son premier long métrage qu’il écrit et tourne en 1992. Petit film tourné avec des acteurs amateurs, il devient culte au Japon et bat des records d’affluence dans l’unique cinéma qui le projette. Suivent Grains de sable (1995) et Hush ! (2001) dans lesquels il aborde à nouveau la question de l’homosexualité masculine.

Voici l’extrait d’une interview :

– Quelle est votre place dans le cinéma japonais?


– Je ne sais pas très bien. Le monde du cinéma est très macho et il l’est particulièrement devenu quand je me suis décidé à faire mon coming-out. Dans mes films, on voit des personnages gay. Moi, quand je fais des films comme Grains de Sable, je ne le fais pas uniquement pour les gay parce que ce sont des problèmes qui peuvent, en fait, toucher tout le monde. C’est ce que je veux montrer. Dans le monde du cinéma, il y a de nombreux préjugés. Par exemple dans le plus grand quotidien japonais, une rubrique classe les films selon cinq étoiles : on m’a mis trois étoiles avec comme raison : « C’est un bon film mais ça parle d’homosexualité alors on ne peut pas comprendre ». J’ai participé au journal télévisé du soir qui est très populaire au Japon.

A la fin de l’émission, la présentatrice s’adresse à un autre invité, réalisateur gay lui aussi, et lui dit, parlant de mon film : « Vous, vous pouvez peut-être comprendre ce genre de film alors que les gens normaux comme moi ne peuvent pas ! » C’était en direct sur une chaîne nationale !
Lors du grand tremblement de Kobe, cette même présentatrice était dans les studios en train de présenter les nouvelles et tout tremblait autour d’elle. Il commençait à y avoir de la fumée qui montait parce que tout s’écroulait. Elle, imperturbable, continuait, le micro à la main et elle disait « Oh ! On se croirait aux thermes » (rire).
Un drame, une histoire, un film, c’est en fait voir l’autre à travers soi pour ressentir ses émotions. Si c’est pour dire : « Le personnage ne me ressemble pas, je ne peux pas le comprendre », là, c’est moi qui ne comprends plus.


Est-ce que cette discrimination rend votre travail plus difficile?

– Ça ne change pas vraiment. D’ailleurs, on a beau parler du boum du cinéma japonais, ce n’est pas pour ça que les rapports à l’argent changent. Le financement reste toujours aussi difficile. Ce n’est pas parce que je suis gay que c’est plus difficile. C’est difficile parce que c’est difficile.
Pour revenir un peu sur la façon dont l’homosexualité est perçue par la société, les gens ne comprennent pas que c’est une façon de vivre. Ils disent « Ah ! C’est parce que t’aimes les garçons ! C’est parce que t’aimes ça ! ».
Récemment, pour un mariage, je suis rentré dans ma famille. J’ai rencontré des parents et tout le monde m’avait vu passer à la télévision. On me disait : « C’est très bien que tu sois gay et que te ne le caches pas » mais en même temps on me disait : « Alors ! Quand est-ce que tu te maries et que tu nous fais des petits enfants. Ah ! Ce qu’on aimerait avoir des petits enfants ! » Tous pensaient que si j’avais un gosse ça « s’arrangerait » et alors, j’arrêterais de « m’amuser »

Source : Fluctuat.net

Les Newhalfs

Au Japon, anglicisme signifiant nouvelle moitié, souvent retranscrit du katakanaニュ-ハ-フ en rōmaji par Newhalf en un seul mot, pour désigner les transsexuels en général ou les hôtesses hermaphrodites et androgynes de certains clubs, en particulier dans certains quartiers tels Roppongi à Tōkyō, en référence à « la seconde moitié du ciel », utilisée par le grand Timonier pour désigner la femme.

Haruna Ai

Ai Haruna (はるな愛), de son vrai nom Kenji Ounishi (大西賢示) est surtout connue pour ses imitations de l’idole Aya Matsuura et pour avoir remporté le titre de Miss International Queen en 2009.

Avant d’en arriver là, elle dit avoir dépensé environ 480000€ en interventions de chirurgie esthétique. Elle est présente dans de nombreuses émissions de divertissement (cartoon kat kun…)  dans lesquelles on peut la voir chanter ou essayer de séduire des stars, habillée en écolière.

Star de la télé au japon, elle est aussi chanteuse. Elle fait aussi une apparition dans le clip MOMI MOMI Fantastic des Asia Engineer où elle est à nouveau habillée en écolière. En octobre 2009, à 37 ans, elle est la première japonaise à décrocher le titre de Miss International Queen.

Je trouve sa voix très sexy :



 

IKKO

Ikko-san, Make-up artist né sous le nom de Kazuyuki Toyota en 1962, apparaît sur toutes sortes de plateaux télés, la plupart du temps pour donner des conseils beauté, maquillage, régime (que les filles écoutent avec grande attention). C’est lui qui à lancé la fameuse catch-phrase de l’année 2007 : « dondake !! » qui signifie littéralement « jusqu’où ? » mais que l’on pourrait transcrire en français par « non, sans blaaaageuuuuu ??!’ avec voix et pose « homosexuel-efféminé » (une main sur la hanche l’autre repliée genre « me dis pas ça ! »).

Ayana Tsubaki

Elle est mannequin (transsexuel) au Pays du Soleil Levant.
Né dans la préfecture de Saitama, elle étudie à l’Université Aoyama Gakuin Graduate School of Literature. Sa spécialité est la littérature française et sait jouer du piano. Elle apparaît dans le jeu Yakusa 3 de Sega.

Vraiment très jolie :



Ataru Nakamura

Ataru Nakamura a commencé la musique très jeune en apprenant à jouer du piano, de la guitare, de la flûte et de la batterie par ses propres moyen. Elle écrit ses premiers textes à l’âge de 14 ans. Sa voix mélodieuse lui a permis de remporter plusieurs concours de chant ainsi que de sortir son premier single indies en 1999.
En 2006, elle signe avec Avex Trax et passe ainsi en major. La même année lors de l’émission de radio « All Night Nippon » elle révèle, qu’elle est née homme et qu’elle a subit une intervention afin de changer de sexe. Cette révélation lui à fait beaucoup de publicité. Elle s’est ainsi placée au top de l’Oricon pendant plusieurs semaines.Elle a également été sollicitée pour participer aux génériques de plusieurs mangas et films comme par exemple l’animé « Reideen « , les films « Sakebi » et « Gegege no Kitaro:Sennen noroi Uta « .
Après quelques temps chez Avex Trax, elle décide de changer de maison de disque et atterrie chez Yamaha Music Communications.

J’aime énormément sa chanson Tomodachi no Uta, célèbre et superbe : sa voix est celle d’une femme, c’est assez sidérant !



J’ignorais que c’était un trans et ça m’a beaucoup surprise !!



Source : Nautiljon, Wikipédia, Blog jud-Hiroshima (over blog)

La culture Yaoi

Le Yaoi (やおい) est un genre de manga, dessiné surtout par des femmes à destination d’un public féminin, dans lequel l’intrigue est centrée autour d’une relation homosexuelle entre personnages masculins, et comportant des scènes sexuelles. Il s’agit généralement de relations homosexuelles idéalisées, avec des personnages masculins souvent efféminés (bishonen).

Le yaoi est à distinguer :

  • du shonen-ai, dans lequel la romance homosexuelle n’atteint pas le stade du sexe. Les relations sont essentiellement platoniques ou au stade du tendre baiser.
  • du bara, genre homosexuel plus réaliste, qui est dessiné essentiellement par des hommes et à destination d’un public homosexuel masculin.

Yaoi est en fait l’acronyme de [ヤマなし、オチなし、意味なし」yama nashi, ochi nashi, imi nashi : « Pas de pic, pas de chute, pas d’histoire ».

À l’origine le terme fut inventé pour désigner des dōjinshis (mangas utilisant des personnages non-originaux, le plus souvent dessinés par des amateurs) comportant des scènes érotiques entre personnages masculins issus de mangas, de séries animées ou de jeux vidéo populaires (Saint Seiya, Captain Tsubasa, Gundam Wing, Final Fantasy VII, etc.).

La popularité des histoires mettant en scène des couples homosexuels, avec ou sans graphisme sexuel, n’a été grandissante que parmi le public féminin japonais. Le genre est repris par des auteurs professionnels : c’est la naissance du manga yaoi à part entière.

Si « yaoi » ne désigne au Japon que la portion des œuvres ayant un contenu sexuel, le terme est aujourd’hui souvent utilisé par les fans occidentaux par abus comme un terme général pour désigner toute forme de romance entre deux hommes, même si elle est uniquement suggérée.

Les termes japonais pour actif et passif sont respectivement seme et uke.

Il ne faut pas confondre le yaoi avec le yuri (relations homosexuelles entre femmes).

De par sa définition d’œuvre à caractère sexuel, on croit abusivement que le Yaoi n’est qu’une simple œuvre pornographique centrée sur le sexe, rien de plus que du hentai ou pornographie pour fille. Or les mangas, romans et animes yaoi offrent un vaste panel de genres, de la comédie à la science-fiction, des robots géants à la romance de collégiens, avec en général des intrigues longues et complexes.
L’acte sexuel y apparaît le plus souvent comme un acte d’amour, la romance servant toujours de toile de fond principale. Nombre de mangas yaoi sont même peu explicites.

On notera d’ailleurs la tendance à ne pas dessiner les organes génitaux, même dans des animes yaoi très axés sur les relations intimes. Il n’y a guère que les dōjinshis yaoi cités précédemment qui minimisent l’intrigue au profit de l’acte sexuel.


Source : Wikipédia

Quelques films incontournables

Mayonaka no Yaji-san Kita-san

Avec Nagase Tomoya et Shichinosuke Nakamura.

Yaji et Kita sont deux Samurais homosexuels, follement amoureux. Mais la vie n’est pas si joyeuse pour eux : Kita est accro aux drogues qu’il prend à longueur de journée, et Yaji a des hallucinations plus que fantaisistes, qui le rendent fou.
Un jour, nos deux amis reçoivent une publicité pour le Temple d’Ise, leur disant « La réalité est ici ! « .
Ni une ni deux, ils décident de se rendre à se fameux temple pour découvrir leurs réalités… »



HUSH !

Naoya est un homosexuel replié sur lui-même, accompagné par un sentiment étrange que quelque chose manque à sa vie. Il fait la connaissance de Katsuhiro et succombe immédiatement à son charme. Tous deux commencent à se fréquenter quand apparaît Asako, une jeune femme qui propose à Katsuhiro de faire un enfant. Naoya, ne pouvant envisager une telle chose, est agacé par Katsuhiro, par son caractère indécis et la façon dont il dissimule son homosexualité.

Ryosuke Hashiguchi signe une comédie de mœurs à la fois drôle et émouvante sur la paternité dans une atmosphère de folie douce rythmée par des plans-séquences excellemment composés qui laissent une grande place à l’absurde.



Taboo

Kyoto, printemps 1865. Au temple Nishi-Honganji, la milice du Shinsengumi selectionne de nouvelles recrues en présence du commandant Isami Kondo et du capitaine Toshizo Hijikata. Les candidats doivent affronter le meilleur guerrier de la milice, Soji Okita. Ce jour-là, deux hommes se détachent du lot et intègrent la milice: Hyozo Tashiro, samouraï de rang inférieur originaire du clan Kurume, et Sozaburo Kano, jeune homme dont la beauté envoûtante attire tous les regards. Tashiro s’éprend immédiatement de Sozaburo Kano.

TABOU est un film étonnant qui traite de l’homosexualité sur fond de samouraï. C’est dans une école de Samouraïs que l’on retrouve en Kimono le grand Takeshi Kitano dans un second rôle exemplaire. En maître d’oeuvre et en guerrier accompli, l’homme remarque le conflit dans le regard de certains élèves.
Un nouvel arrivant dans l’école Nishi-Honganji doué dans l’art du sabre va se faire remarquer d’une part pour ses qualités de samouraï et d’autre part pour son physique attirant. A partir de là, Sozaburo Kano, personnage innocent cherchant aussi sa tendance sera la proie d’autres personnages expérimentés et jaloux. Toute l’histoire va alors se dérouler autour des comportements de certains samouraïs qui vont tomber successivement amoureux de ce jeune homme. L’auteur a voulu montrer une des facettes de la vie de ces guerriers d’autrefois.



Hum ? Oui, j'écoute !

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