HACHI – ONE Diver

 

SYNOPSIS

Sugata Kentaro, âgé de vingt ans, est un jeune prodige de shogi. Repéré très tôt pour son talent inné, il intègre dès le plus jeune âge la prestigieuse école de shogi de Tokyo, afin de se perfectionner d’avantage et ainsi caresser l’espoir de devenir joueur professionnel.
Malheureusement, malgré tous ses efforts, Sugata finit par stagner et ne parvient pas à dépasser le niveau de 3ème Dan. C’est ainsi, qu’un jour il expérimente la douloureuse sensation de la défaite, jusqu’alors inconnue pour lui.
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Désemparé, il doit quitter l’école et abandonner son rêve.Mais le shogi est toute sa vie. Ne sachant que faire d’autre, il devient alors un « shinkenshi », c’est-à-dire un joueur de shogi qui ne joue que pour de l’argent.Errant sans âme de club de shogi en club de shogi, il gagne sa vie en battant tous les amateurs qui acceptent de jouer contre lui, et compte déjà à son actif 182 victoires d’affilées. C’est à ce moment qu’on lui conseille d’affronter un adversaire de taille: le champion de Akihabara, connu sous le nom de Ukeshi. Cette rencontre sera un véritable électrochoc pour Sugata !
Car non seulement cet Ukeshi va le renvoyer dans l’enfer de l’échec mais il s’avère que cet adversaire est une jeune femme, Nakashizu Soyo… cosplayée en soubrette ! Oui car Ukeshi combine sa passion du shogi avec un étonnant travail : aide ménagère à temps partiel répondant alors au doux nom de Miruku.
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EXTRAIT vosta


FICHE TECHNIQUE

Titre Original : ハチワンダイバー
Titre romaji: Hachi-One Diver
Autre titre : 81diver
Genre : Suspense, sports, comédie
Épisodes : 11
Pays : Japon
Chaine télé productrice: Fuji TV
Période de diffusion: du 03 mai au 19 juillet 2008
Tranche horaire: le samedi à 23h10
Opening: Make my Day par Aragaki Yui

CASTING

* Mizobata Junpei dans le rôle de Sugata Kentaro
* Naka Riisa dans le rôle de Nakashizu Soyo / Ukeshi
* Kohinata Fumiyo dans le rôle de Suzuki Hobbito
* Yasuda Misako dans le rôle de Muguruma Rika
* Date Mikio dans le rôle de Kakuta Goro
* Tomizawa Takeshi dans le rôle de Hidaka Yasuo
* Kinoshita Yukina dans le rôle de Tsukishima Misaki
* Watanabe Tetsu dans le rôle de Tsukishima Fumio

ÉQUIPE DE PRODUCTION

Œuvre originale: Hachi-One Diver du mangaka Shibata Yokusaru
Scénariste: Furuya Osho
Producteur: Azuma Yasuyuki
Réalisateurs: Mizuta Narihide, Matsuyama Hiroaki
Narrateur: Ikeda Shuichi

MON AVIS

Dans tout drama il y a du bon et du mauvais, et malheureusement dans certains c’est surtout de mauvais qu’il s’agit. Hachi-One Diver se situe justement dans cette deuxième catégorie.
Le thème de base sur lequel repose l’histoire, à savoir le shogi, est à l’origine une idée intéressante. Là n’est pas la question. C’est d’ailleurs la raison principale (mise à part la présence de  l’acteur Mizobata Junpei)  qui a fait  que je me suis penchée sur ce drama. J’étais en effet curieuse d’en apprendre un peu plus sur ce jeu alliant réflexion et stratégie.Le shogi (将棋, littéralement « jeu d’échecs des généraux »), est un jeu traditionnel japonais.
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Proche de notre jeu d’échec occidental, le shogi oppose deux joueurs et se déroule sur un shogiban, soit un damier de couleur uniforme de 9 cases sur 9, au lieu des 8 sur 8 occidental. Le but du jeu reste cependant le même: celui de prendre le roi de l’adversaire.La différence majeure réside en fait dans « la règle du parachutage », car les pièces prises à l’adversaire ne sont pas éliminées mais mises en réserve et ainsi réutilisables à tout moment à son profit: soit pour menacer l’adversaire, soit pour renforcer sa défense.
Cette règle particulière du parachutage explique pourquoi les pièces de shogi n’ont pas de couleur (puisque potentiellement utilisables par les deux joueurs), mais seulement une pointe qui désigne l’adversaire.
Avouez qu’il y a donc matière à faire un scénario dynamique et palpitant de tension et de suspense. Même si je suis bien consciente que le fonctionnement du shogi est bien trop complexe pour être réellement expliquer dans un drama, sans pour autant perdre le téléspectateur sous un tas de règles nébuleuses, j’espérais au moins voir une certaine approche du jeu. Or, rien. On assiste bien à une série de parties où quelques noms de stratégies sont dévoilés, mais sans autre forme d’explication.

Car ici le shogi n’est en réalité qu’un moyen pour faire une comparaison imagée entre le jeu et la vie, dans le sens où dans les deux cas le joueur se retrouve à choisir entre une série de combinaisons et de chemins pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Il doit apprendre à observer et à analyser toutes les éventualités possibles avant d’agir. C’est ce qui arrive à Sugata Kentaro, qui au travers de défis difficiles commencera petit à petit à se construire et à devenir plus fort et déterminé, aussi bien dans le jeu que dans sa vie. Une bien jolie morale, vous en conviendrez.

Oui mais voilà, le réel problème de Hachi-One Diver (excusez-moi si je semble un peu abrupte, mais il faut bien le dire) c’est son ridicule !

S’inspirant de l’œuvre éponyme du mangaka Shibata Yokusaru, qui a du remporter un certain succès puisqu’il a également servi de modèle pour un jeu vidéo sur DS, le drama tente clairement de jouer sur le même registre.
Pour cela, il adopte donc un ton totalement « manguesque ». Le problème c’est qu’on ne peut pas toujours tout rendre dans un drama comme sur le papier. Je veux bien des personnages loufoques et décalés qui apportent une grande touche d’humour, mais encore faut-il que se soit fait de façon intelligente et surtout drôle.

Alors que d’autres dramas tels que Hanazakari Kimitachi e, par exemple, on très bien réussi ce pari, Hachi-One Diver, lui, échoue lamentablement. Tout est « too much » dedans: le sur jeu plus qu’appuyé des acteurs ainsi que leurs grimaces sans finesse, finissent par devenir lassant à la longue.
Les effets spéciaux présents durant les matchs, au lieu de les aider, leur portent préjudice. Genre: explosions grandioses  et tremblements sismiques quand un joueur pose un pion gagnant. Au final, on a un rendu grotesque digne d’un anime de bas étage qui tue complètement l’intrigue. Il aurait mieux valu ne rien mettre, ça aurait été tout aussi bien.

J’ai aussi trouvé le passage de la concentration en apnée de Sugata assez risible. En effet, au fil de son évolution, Sugata Kentaro développe une technique bien à lui : lorsqu’il atteint un certain degré de concentration, il peut alors « plonger » dans les 81 cases du shogiban et trouver en analysant tous les mouvements, celui qui le fera gagner.

D’où le nom du drama : Hachi-One Diver (hachi=80, hachi-one=81, et diver=plongeur)

Parlons des personnages maintenant. Surprenants, il est vrai, mais peut-être un peu trop fantasques là encore pour que ce soit réel.
Entre Nakashizu Soyo et sa double personnalité, tantôt sérieuse et inébranlable en joueuse de shogi, tantôt soumise et kawai en soubrette de maison; le clodo, obsédé par la poitrine de Soyo, qui vit dans la clandestinité pour échapper à une organisation secrète; le schizophrène mangaka qui a tout un monde imaginaire, l’espèce de sosie de Gackt qui fabrique des poupées; ou le chef gothique en fauteuil roulant des Kishoukai et sa longue perruque verte. Vraiment trop c’est trop.

Néanmoins, grâce à une certaine action, étrangement le drama en lui-même n’est pas trop ennuyeux et peut se regarder jusqu’au bout. Enfin… si vous avez assez de courage ! Sans parler du fait qu’on y retrouve quelques acteurs relativement connus comme :

Kohinata Fumiyo (l’enseignant de Sugata et joueur professionnel),
Kyo Nobuo (le joueur Mamushi dont la spécialité est d’étouffer son adversaire tel un serpent),
Osugi Ren (le joueur Jinno Shintaro devenu célèbre le jour où il a réussi à battre un professionnel),
Oomasa Aya (la soeur de Sugata),
Oshinari Shugo (un joueur du Kishoukai passionné en arrangement floral).
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Après, au niveau du scénario rien de mirobolant et l’opposition entre les joueurs professionnels (sortes d’élus) et les amateurs (éternels perdants) ne m’a guère convaincue. A croire qu’il s’agit de deux mondes bien distincts et qu’il existe une barrière quasi infranchissable entre eux.
Bon, j’arrête d’enterrer ce drama. Finissons cet article sur une note un chouilla plus positive, allez ! La chanson du générique de fin est plutôt sympathique, et les petites vidéos qui mettent en scène Nakashizu Soyo et Sugata Kentaro plutôt mignonnes. Attention tout d’même à la noyade !
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