TSUKI no KOIBITO

SYNOPSIS

Président d’une entreprise de design d’intérieur, baptisée Régolithe, Hazuki Rensuke a l’ambition de s’approprier le monopole du marché asiatique détenu jusqu’alors par son concurrent MastPole. Dans ce but, il décide avec les efforts cumulés de son bras droit Sai Kazami et de Ninomiya Maemi d’ouvrir une succursale à Shangai, sur l’ancien emplacement d’une usine en activité. Mais une fois sur place, il se heurte à la révolte des ouvriers chinois, indignés par leur brusque licenciement.

Parmi eux, se trouve l’ouvrière Liu Xiu Mei.
Dès qu’il la voit, Rensuke comprend aussitôt qu’il peut tirer avantage de la beauté « brute » de la jeune fille. Déterminé à voir son projet aboutir, il n’hésite pas à user de moyens crapuleux pour l’inciter à devenir la nouvelle égérie de la marque.

Bien que réticente au départ, Liu Xiu Mei ne tarde pas à accepter la proposition. Pour le plus grand mécontentement de Onuki Yuzuki, mannequin et fille du président de MastPole, très éprise de Rensuke !

Ainsi liés ensemble, ces 5 personnes vont être amenées à se retrouver à un tournant décisif de leur vie. Et cela, sous la présence scintillante de la lune pour témoin…

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1ER EXTRAIT



2EME EXTRAIT


FICHE TECHNIQUE

Titre Original : 月の恋人 ~Moon Lovers~
Titre romaji: Tsuki no Koibito ~Moon Lovers~
Genre : Romance
Épisodes : 8
Pays : Japon
Chaine distributrice: Fuji TV
Période de diffusion: du 10 mai 2010 au ? 2010
Tranche horaire: Le lundi à 21hoo
Chanson thème: LOVE RAIN ~ Koi no Ame ~ par Kubota Toshinobu

CASTING

Kimura Takuya dans le rôle de Hazuki Rensuke
Shinohara Ryoko dans le rôle de Ninomiya Maemi
Lin Chi Ling dans le rôle de Liu Xiu Mei
Matsuda Shota dans le rôle de Sai Kazami/Cai Feng Jian
Kitagawa Keiko dans le rôle de Onuki Yuzuki
Watanabe Ikkei dans le rôle de Kijihata Togo
Hamada Gaku dans le rôle de Maehara Tsuguo
Mikami Kensei dans le rôle de Koizumi Keiichi
Nishiyama Maki dans le rôle de Eruka …
ÉQUIPE DE PRODUCTION:
Scénariste: Asano Taeko (Innocent Love, Last Friends, Nana – le film, etc.)
Réalisateurs: Hirano Shin, Nishitani Hiroshi, Ishii Yusuke
Musique: Takami Yu
 

MON AVIS

Avec son titre très à l’eau de rose, Tsuki no Koibito ou Moon Lovers (« Les Amants de la Lune ») annonce d’emblée la couleur !
Sur fond de lutte financière, c’est une histoire d’amour on ne peut plus romanesque qui est ici dépeinte, très proche de celles évoquées dans les romans sentimentaux populaires du type Harlequin !
Celles et ceux qui en ont déjà lu au moins un, comprendrons de quoi je parle.
Tous les ingrédients du genre sont réunis pour donner naissance à une histoire romancée et peu réaliste, où se mêlent suspense, amours contrariés et passions vibrantes d’émotions. A la différence près que le beau et ténébreux personnage principal (interprété par l’un de mes dieux vivants, j’ai nommé l’acteur Kimura Takuya) ne se verra pas attiré par une ou deux femmes, mais trois ! Toutes prêtes à le suivre au bout du monde. Le veinard !!! (Même si pour l’une d’entre elle, il est clairement pressenti qu’elle n’aura aucune chance…).
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Ces trois femmes, à savoir Liu Xiu Mei, Ninomiya Maemi et Onuki Yuzuki, représentent trois époques de la vie de Rensuke: l’université, le début dans le monde du travail, et le succès avec la renommée. Toutes trois sont susceptibles de lui offrir différentes choses et différents chemins.

Alors, laquelle va-t-il choisir ?
Liu Xiu Mei, interprétée par la belle actrice et mannequin taïwanaise Lin Chi Ling, est la pauvre ouvrière quasi miséreuse et tellement naïve. C’est elle qui verra le plus sa vie bouleversée par les décisions et actions de Rensuke. Même si elle est présentée au tout début du drama comme une jeune femme forte au caractère bien trempé, qui décide de séduire Rensuke pour se venger de ses promesses non tenues; elle apparaît par la suite d’avantage comme une douce brebis blanche, innocente, gentille et généreuse, attendant avec docilité une preuve d’amour de celui-ci et essayant sans cesse d’adoucir son cœur froid.

Au delà du caractère de son personnage, je dois avouer que même si j’ai été sensible à son histoire d’amour avec Rensuke, il y a cependant quelque chose qui m’a fortement dérangé. Est-ce la différence de taille avec Kimura, la demoiselle le dépassant d’une bonne tête (Ben quoi, faites pas ces yeux-là, c’est un détail qui a son importance, hein !)?
Est-ce sa façon de parler japonais en prononçant bien chaque syllabe ?
Est-ce le peu d’alchimie flagrant qui suinte à l’écran entre ces deux acteurs ?
Je ne sais pas. Toujours est-il que je n’ai pas entièrement adhéré à son personnage. Même si par moments je la trouvais émouvante.
Ninomiya Maemi, jouée elle par Shinohara Ryoko (Anego, Unfair, etc.), est l’amie, la confidente, et la collaboratrice la plus fidèle de Rensuke. Le côtoyant depuis près de 15 ans, elle connait tout ses travers. Et même si elle n’est pas toujours d’accord avec les méthodes de l’homme d’affaire, elle respecte énormément son sens artistique.
Comme toujours, Shinohara Ryoko sait interpréter avec classe et brio les personnages forts et sensibles à la fois. Là aussi, c’est le cas pour Maemi : désigner d’intérieur de génie, elle a monté sa propre petite entreprise. Secondée par deux collaborateurs, elle mène tant bien que mal sa barque. Son caractère joyeux et à l’écoute des autres, ainsi que son attitude cool à toute épreuve, font qu’elle est très appréciée. Elle cache néanmoins au fond d’elle une certaine timidité et un manque d’assurance en amour. Ainsi, en 15 ans, elle n’a jamais réussi à avouer à Rensuke ses véritables sentiments pour lui.
Onuki Yuzuki, incarnée par Kitagawa Keiko (Mop Girl, Buzzer Beat, etc.) peut être apparentée à la petite peste gâtée et obstinée qui n’en fait égoïstement qu’à sa tête. Une fois qu’elle désire quelque chose, elle fera tout pour l’avoir. Et Rensuke est une pièce de choix !
Plus jeune que les deux autres, elle est dans ce sens la plus immature. On pourrait craindre que son personnage soit insupportable, mais étonnement elle devient de plus en plus attachante au fil des épisodes.
Toujours présente aux cotés de Rensuke malgré les nombreux rejets de celui-ci, elle ne baisse jamais les bras. Et c’est justement cet entêtement qui sera une aide précieuse par la suite pour notre homme.
En ce qui concerne l’intrigue en elle-même, je ne l’ai pas trouvée exceptionnelle. Il y a en effet pas mal de flou, de pistes abordées semble-t-il pour étoffer l’histoire, puis laissées à l’abandon sans plus de développements, et pour finir des incohérences.
Bien souvent, il s’avère que les personnages changent radicalement de ligne de conduite sans plus d’explications. Alors qu’ils semblaient acharnés à suivre un certain but  et y mettent la forme… REVIREMENT DE SITUATION !
Ils agissent différemment ou laissent tomber ce pour quoi ils se sont battus. Où est la logique là dedans ? Je ne peux pas donner d’exemples précis sans révéler des passages clés de l’histoire, donc je m’abstiens et reste tout aussi vague. Mais je peux vous dire qu’à ces moments-là mon esprit rationnel ne pouvait s’empêcher de tiquer !
Au final, ce que l’on retient de plus de Tsuki no Koibito, ce sont sa romance et son personnage principal masculin, Hazuki Rensuke, ou l’homme et sa passion des chaises !!!
Car, Rensuke bien qu’il soit un froid et impitoyable homme d’affaire, prêt à tout les sacrifices pour améliorer le rendement de son entreprise, même si cela implique de « vendre » sa belle égérie à son insu à un riche actionnaire dégoûtant (!), en réalité il n’est pas, excusez moi du terme, si salaud que ça.
Hé oui, car comme dans tout bon drama japonais, le méchant de l’histoire a toujours une bonne excuse qui l’a poussé à devenir méchant. Et là encore c’est le cas. Malgré son comportement initial, Rensuke se rend compte petit à petit qu’il est dans l’erreur et qu’il finit par se perdre lui-même. En vrai, c’est un homme correct qui s’est laissé dévorer par son avidité et son ambition, mais lui, tout ce qu’il veut réellement c’est rendre le plus de gens heureux en équipant leurs maisons de bons meubles !

Est-ce que vous sentez l’ironie dans mes mots ? Parce que je vous assure qu’il y en a !

Pour parler un peu de la prestation de l’acteur, Kimura Takuya (Gift, Love generation, Hero, Pride, Engine, Change, Mr. Brain, etc.) est beau à se damner, comme d’habitude. Tout est fait pour le mettre en valeur. Par contre, ce que je reprocherais c’est sa façon de jouer toujours identique à chaque épisode. J’ai honte de le dire mais à la fin ça devenait un peu monotone. J’adooooore Kimura, je le vénère cet acteur, mais de le voir tout le long du drama tirer une tronche de trois pieds de long sans presque jamais se dérider, à la fin, moi je n’en pouvais plus !
Je sais pourtant que c’est le rôle de son personnage qui voulait ça, mais que voulez-vous, je ne trouve aucun attrait aux personnages mono-expressifs. C’est comme ça.

Un petit mot tout de même sur le personnage de Sai Kazami. Il n’y a malheureusement pas grand chose à dire : Sai Kazami, joué par Matsuda Shota (Hana Yori Dango, JoteiLove ShuffleLiar Game, Meitantei no Okite), est le bras droit de Rensuke. Bien qu’il porte un nom japonais, il cache des origines chinoises. Son vrai nom est Cai Feng Jian et il va être un allié très utile à Rensuke lors de la tentative d’implantation de Regolithe en chine. Cependant, son attitude des plus mystérieuses laisse tout de même entrevoir une certaine noirceur. Et lorsque vient le moment de sa trahison… ben, rien de bien surprenant.
Ce que je regrette néanmoins c’est le peu d’exploitation qui est fait de ce personnage. En effet, Kazami est métissé japonais/chinois, ce qui lui a souvent valu des brimades de la part des autres japonais. Il en a gardé une certaine rancune et a du travaillé deux fois plus que les autres pour gagner de la reconnaissance. C’est aussi pour ça qu’il respecte énormément Rensuke, qui a été le seul à lui donner sa chance et à lui accorder sa pleine confiance.

Bien sur, tout cela est à peine suggéré dans le drama et dit à demi mot. Mais, c’est une vérité qu’il faut pointer du doigt : oui, le racisme est bien présent au Japon !
J’ai donc pensé que ce drama était des plus prometteur. En alliant une possible histoire d’amour entre des personnages de cultures et d’origines différentes, voilà qui était novateur et ouvrirait les consciences. Mais non, peine perdue, la fin des plus décevantes, n’a fait que confirmer ce que je pensais déjà.
Peut-être en ai-je déjà trop dit, mais il fallait tout de même que j’aborde ce thème.

En conclusion, malgré son casting alléchant et les plans soignés qu’offre la réalisation, Tsuki no Koibito s’avère être une production relativement médiocre. Il m’a fallu m’y prendre à deux fois pour parvenir à le finir, ce qui prouve bien mon peu d’enthousiasme. Et je n’ai pas été la seule, car lors de sa diffusion au Japon, les producteurs ont du réduire le nombre d’épisodes de 11 à 8 devant sa faible part d’audience. Mais cela est peut-être dû à d’autres raison…
Il n’est cependant pas entièrement dépourvu de charme. Si vous avez l’âme romantique et fleur bleue, vous trouverez surement de l’attrait pour la lune et ses amants.

 


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