ROKKAZU / ROCKERS

SYNOPSIS

Cheveux gominés surmontés d‘une banane impeccable, veste de cuir, santiags et guitare en bandoulière, tels sont les principes de vie de Jin qui ne jure que par la musique punk-rock ! Il veut désespérément en faire son métier et monte un petit groupe sans grande envergure avec quelques copains dans lequel il est le leader vocal, et ce au grand désespoir de son père qui souhaiterait plutôt le voir hériter de l’entreprise familiale et donc, devenir charpentier.
Fou de rage face à l’entêtement de son fils qui ne veut entendre raison, il lui brûle sa guitare. Mais loin de le décourager, même s’il n’a pas les moyens de s’en racheter une autre, Jin y remédie en organisant une audition pour trouver un guitariste et fait ainsi la rencontre de Tani, peu loquace mais très talentueux et tout aussi passionné que lui pour la musique rock !
Ensemble, ils vont redoubler d’efforts et caresser l’espoir de devenir très vite un groupe professionnel ! A eux le succès, la gloire et les jolies filles !!!!

 


TRAILER


FICHE TECHNIQUE

Titre original: Rokkazu
Titre anglais: Rockers
Genre: Comédie / Musique
Pays: Japon
Direction: Jinnai Takanori
Compositeur: Harachima Smily
Durée: 1H45
Sortie: le 27 septembre 2003

 

CASTING

Nakamura Shunsuke: Jin
Tamaki Hiroshi: Tani
Tsukamoto Takashi: Ko-chan
Sato Ryuta: Gaku-shan
Okada Yoshinori: Momo-chan
Uehara Misa: Mayumi

MON AVIS

Rockers est une adaptation autobiographique du réalisateur Takanori Jinnai. Il raconte l’histoire de son propre groupe appelé « The Rockers », un groupe qui a réellement existé et connu un succès furtif dans les années 80, période alors en pleine explosion du courant punk au Japon !

Trois albums sont parus entre 1980 et 1982 (« Qui », « Come on », « Shakin ») avant que les 5 membres du groupe ne raccrochent guitares et cuirs pour suivre des voies différentes.

Cependant, Rockers n’est en aucun cas un film documentaire, loin de là, mais plutôt une sorte d’autodérision mêlant fiction et réalité. Takanori Jinnai nous décrit une comédie délirante pleines de joyeux moments et a surtout essayé de retranscrire l’esprit effervescent et l’ambiance bonne enfant qu’a du connaitre son groupe lors des premiers jours avant l’apparition des maisons de disques et du succès.
L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnel mais l’exubérance des personnages et leur volonté touchante de se construire ensemble et de sortir de l’anonymat les rend attachant, et donne à cette comédie drôle et émouvante une certaine fraîcheur.

Jin : sorte d’éternel adolescent, a gardé un caractère enfantin. Il habite toujours aux crochets de ses parents, et aime mimer les morceaux de musique qu’il écoute à fond dans sa chambre. Il est l’instigateur du groupe ainsi que son leader vocal.
Tani : guitariste. Inséparable de sa Gibson et de ses lunettes noirs, il est ambitieux et très talentueux. Il sera l’élément charismatique de groupe et saura les porter en avant jusqu‘à atteindre un niveau plus professionnel.
Ko-chan : 2éme guitariste. Très marqué par l’époque où enfant il était tourmenté par ses deux sœurs aînées qui aimaient le travestir et le maquiller, il a gardé un look timide de jeune premier de la classe et joue à la guitare de façon gracieuse et féminine.
Gaku-chan : bassiste. Personnage haut perché portant une combinaison orange fluo. Pour réaliser son rêve de « voler », il est près à tester toutes sortes de substances étranges (abus de muscade, graines de pigeons, etc.) qui le rendent souvent malade par la suite, alors il garde toujours un seau près de lui pour parer à toute éventualité.
Momo-chan : batteur. Il a la particularité de se tatouer lui-même sur le bras le nom des filles dont il tombe amoureux et se retrouve contraint de barrer les dits noms une fois la relation achevée.

Le casting est à mon sens magnifique, et c’est, je ne vous le cache pas la raison qui m’a poussée à regarder ce film. On retrouve Tsukamoto Takashi (ko), Sato Ryuta (Gaku) et Okada Yoshinori (Momo), trois habitués des dramas déjantés et qui ont notamment déjà joués ensembles dans Kisarazu Cat’s Eye du génial Kudo Kankuro.
Bien qu’apportant leurs lots de folie, leurs personnages sont assez secondaires, ce qui je dois dire m’a un peu frustrée, j‘aurais aimé qu‘ils aient plus d‘importance dans l‘histoire mais c‘est uniquement parce que je suis totalement fan de ces acteurs.

Les personnages principaux sont ceux qui ont gardé leurs vrais noms, à savoir Jin (sous-entendu Jinnai Takanori) interprété par Shunsuke Kamakura, (un acteur que je pensais ne pas connaitre quand, oh surprise, j’ai vu qu’il avait joué entre autres dans le drama Zettai Kareshi mais il ne m’avait absolument pas marqué alors); ici il a un faux air à la Okada Junichi (l’acteur qui interprète Bussan dans le fameux Kizarasu Cat’s Eye cité plus haut) ou alors l’ai-je associé à cet acteur à cause de la présence des autres ? Bref, passons et revenons à nos rockers !

L’autre personnage principal et celui qui tient le vrai premier rôle est Tani, interprété par Tamaki Hiroshi plus sexy que jamais ! (Haaaa ce que j’aime cet acteur !).
Tani Nobuo était un autre membre réel du groupe « The Rokers », il est le véritable héros de cette histoire et le film est en fait un hommage de Jinnai Takanori dédié à cette personne.

Le film ne se contente pas que de parler du groupe et de ses personnages, il est aussi très musical et bien souvent on peut entendre plusieurs chansons punk-rock chantées par le groupe Rockers mais aussi par d’autres groupes en concurrence lors d’un concours amateur par exemple.
Même si je ne suis pas fan de ce genre de musique, c’est plutôt agréable de constater qu’on ne nous sert pas toujours la même chanson en boucle tout le long. Les spectacles, la façon dont bouge et chante le groupe, l’énergie qui s’en dégage, tout ça est très crédible ce qui donne une note réaliste et fait qu‘on rentre de suite dans l‘ambiance du film.

En conclusion, Rockers est un film simple et drôle, sans prétention aucune, sur fond de musique punk-rock, avec des acteurs géniaux. A savourer sans retenue !
Ps : Un petit coup de cœur pour le personnage de Sakurai (Tamayama Tetsuji), une sorte de parodie du chanteur Gackt qui m’a bien fait délirer !