SAPURI

SYNOPSIS

Fuji Minami, 28 ans, est une publicitaire consciencieuse, passionnée par son travail auquel elle y consacre tout son temps à tel point que son petit-ami, doutant de ses sentiments, finit par rompre avec elle.
Un beau matin, alors qu’elle est dans le train en direction de son travail, une sonnerie de portable la tire de sa rêverie. Elle découvre un téléphone oublié sur la banquette à côté d’elle. Elle décroche et entend le propriétaire dudit portable qui la somme de lui ramener son bien au plus vite car un rendez-vous urgent l’attend.
Pressée et choquée de s’être faite traiter de vieille par la voix inconnue, celle-ci refuse catégoriquement mais, prévenante, elle l’informe qu’elle ira le déposer aux objets trouvés.

Puis, en se rendant à pied à son bureau, elle tombe sur un spot publicitaire qu’elle affectionne particulièrement et diffusé sur un grand écran dans la rue.
Elle s’arrête pour le regarder et se rend compte, sans y prêter plus attention que ça, qu’une autre personne a fait de même.

Cette autre personne c’est Ishida Yuya, 23 ans, le propriétaire du portable oublié dans le train. Il est le nouveau stagiaire de l’agence publicitaire où travaille Minami et commence tout juste son contrat à mi-temps, pistonné par Imaoka, le patron de Minami.
Ishida est un habitué des petits boulots. Il se cherche encore et ne parvient pas à trouver un vrai but à sa vie.

La journée de travail commence avec frénésie, quand tout d’un coup, alors que plongée dans ses dossiers, Minami reconnait la sonnerie du téléphone du train.
Surprise et intriguée, elle lève la tête et se retrouve alors pour la première fois face à face avec Ishida. Entre réunions de projet, photocopieuse, compétition et cancans de bureau, la vie de ces deux-là pourraient bien prendre un tout nouveau tournant….


OPENING


MV FAN VID


Fiche technique

Titre: Sapuri
Genre: Romance
Épisodes: 11
Chaine de diffusion: Fuji TV
Période de diffusion: du 10 juillet 2006 au 18 septembre 2006
Horaire: le lundi à 21h00
Opening: YOU par KAT-TUN
Ending: Real voice et Blue Days par Ayaka

Casting

* Ito Misaki : Fuji Minami
* Kamenashi Kazuya : Ishida Yuya
* Eita : Ogiwara Satoshi
* Shiraishi Miho : Yugi Yoko
* Aijima Kazuyuki : Sakuragi Kunio
* Asami Reina : Watanabe Yuri
* Haraguchi Akimasa : Matsui Yoshihide
* Sato Shigeyuki : Mita Keisuke
* Shida Mirai : Konno Natsuki
* Ryo : Tanaka Mizuho
* Sato Koichi : Imaoka Kyotaro

Équipe de production

Scénariste: Kaneko Arisa
Producteur: Sekiya Masayuki
Réalisateurs: Narita Takeshi, Kawamura Yasuhiro
D’après l’œuvre originale de : Okazaki Mari

 .
MON AVIS

Sapuri en japonais signifie « supplément ».

Comme l’explique une des protagonistes, une femme totalement impliquée dans son travail passe la majeure partie de son temps au bureau, délaissant ainsi sa vie de femme. Une possibilité pour combler ce manque s’offre alors à elle : côtoyer un homme sur son lieu de travail. Cela devient alors un supplément.

Tout comme ses prédécesseurs Kimi wa Petto (2003) ou le génialissime Anego (2005), Sapuri met en scène une histoire d’amour entre une femme dite d’âge mûr (en effet dans les pays asiatiques lorsqu’une femme approche la trentaine elle est déjà considérée comme telle), toujours célibataire, et un homme beaucoup plus jeune ayant à peine dépassé la vingtaine.

Une situation féconde pour les scénaristes puisqu’elle permet de poser un certain nombre de questions : peut-on réellement construire une relation solide avec un tel écart d’age, les comportements, attentes et désirs entre les deux sexes n’étant forcément pas les mêmes ; et quand bien même une telle relation fonctionnerait-elle, encore faut-il accepter le regard des autres dans une société où la question du paraître tient une place si importante.
Mais à la différence d’Anego, dans Sapuri, le sujet est traité de façon bien plus rudimentaire. En effet, même s’il reste en trame de fond et qu’il lance quelques pistes à la réflexion, on se rend vite compte de la superficialité du scénario.
Toute situation un tant soit peu dramatique et profonde étant très vite tournée à la dérision, privilégiant ainsi le coté léger et comique.
Ainsi, Sapuri se résume plus comme la narration d’une sympathique tranche de vie quotidienne où évoluent les personnages au gré de leurs aléas professionnels et sentimentaux.

On y retrouve tous les ingrédients types d’une comédie sentimentale : Minami, 28 ans, classe, pragmatique et posée, est une acharnée du travail qui n’hésite pas à mettre entre parenthèses sa vie sociale, tandis que Yuya, 23 ans, désinvolte et trépidant, arborant jean/t-shirt/chemises à carreaux, fait ses premiers pas dans le monde du travail.
Tout les oppose en apparence et pourtant Yuya, peu à peu animé d’une passion débordante envers sa sempaï (maître / professeur), va tout faire pour se faire remarquer d’elle.
Mais à ses efforts viennent s’imbriquer des histoires de triangles, voir de carré amoureux, amenant son lot de contrariétés et de quiproquos.
Tout cela est bien sûr très fleur bleue et manque étrangement d’âme. A aucun moment je n’ai été vraiment émue, les scènes d’amour manquent cruellement de romantisme, et je n’ai pas trouvé qu’il existait une réelle alchimie entre les deux acteurs principaux. Peut-être que cela vient du fait que  j’avais un peu de mal avec le jeu d’actrice d’Ito Misaki qui interprète Minami et sa façon de s’exprimer toujours tout en souffle.

En revanche, ce qui m’a plus captivée c’est cette plongée dans l’univers de la publicité, de voir comment travaillent les publicitaires et quels cheminements empruntent leurs esprits pour trouver le slogan adéquat à tel ou tel produit. Le processus de création d’une publicité est dans l’ensemble plutôt bien rendu et il est intéressant de noter sur quelles valeurs japonaises s’appuient lesdits slogans, toujours accompagnés d’une petite touche poétique très agréable.
Bon, ceci dit je n’ai pas non plus trouvé les slogans très fameux, mis à part la dernière pub dont l’image visuelle m’a le plus impressionnée.
L’autre point fort de Sapuri est sans contexte le personnage de Yuya.
Il n’est pas nécessaire d’être une grande fan de Kamenashi Kazuya pour se rendre compte que tout le drama repose sur sa prestation. C’est lui qui insuffle toute la dynamique à l’histoire, allant du comique aux scènes plus touchantes.
C’est avec plaisir et bonne humeur qu’on suit l’impact et l’intrusion de ce sémillant personnage au sein de la vie professionnelle et familiale de ses collègues. et il est également parfait en amoureux transi qui veut à tout prix que l’élue de son cœur soit fière de lui.
J’ai également apprécié le personnage d’Ogiwara Satoshi interprété par Eita, un acteur que j’aime beaucoup, mais malheureusement plus on avance dans l’histoire et plus j’ai trouvé que son personnage perdait de l’intérêt. Et que sa relation pourtant si enflammée avec Tanaka Mizuko s’essouffle aussi rapidement m’a laissée perplexe…
Comme je l’ai dit précédemment, des intrigues amoureuses viennent se mêler à cette histoire principale et contribuer à donner un peu de piment et d’amusement au scénario.
Les rôles secondaires ont une personnalité bien affirmée, et certains sont interprétés par d’excellents acteurs tels que Ogiwara Satoshi (Eita) qui joue un ambitieux publicitaire très doué dans le relationnel hypocrite, partagé entre une idylle naissante avec la douce Minami et un amour impossible avec une femme mariée Tanaka Mizuko (Ryo), Imaoka Kyotaro (Sato Koichi) le patron don juan de Minami dont le quotidien et la liaison secrète qu’il entretient avec une de ses collègues Yugi Yoko (Shiraishi Miho) se voient bouleversés par l’arrivée à l’improviste de sa fille Konno Natsuki (Shida Mirai), Watanabe Yuri (Asami Reina) qui pour combler le vide de sa vie cherche à se rapprocher de Yuya au grand dam de Matsui Yoshihide, un autre publicitaire considéré comme le bouffon de service au vue de ses chemises hawaïennes et de ses slogans chantés, ou encore Keisuke Mita (Totsugi Shigeyuki) le publicitaire homosexuel.
Bref, toute une brochette de personnages avec lesquels on ne s’ennuie pas.

En conclusion, sans être hors du commun et malgré sa fadeur, Sapuri est tout de même une sympathique comédie romantique à voir qui nous rappelle que parfois le destin nous réserve de belles surprises au moment où l’on s’y attend le moins, et qu’il ne faut jamais oublier d’écouter son cœur, même si ce qu’il nous dit peu paraître aberrant !
Mais dans le même genre je ne peux que vous conseiller vivement le drama Anego si vous ne l’avez pas encore vu.


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