Aaah les femmes…

Toujours à se pomponner. Toujours à vouloir attirer les regards. Toujours à vouloir surprendre les hommes par leur beauté et leurs dons divers.

Les hommes, quoiqu’ils en disent, ont besoin d’une femme à leurs cotés ; que leurs motivations soient louables ou non. (Oui, car  le corps a ses raisons que le coeur ignore parfois ! N’est-ce pas…)

C’est ainsi que vinrent au monde toutes sortes d’institutions (plus ou moins saines) à travers le planisphère et ce, depuis la nuit des temps.

Le Japon n’échappe pas à la règle. Au 18ème siècle, des maisons furent créées afin que ces messieurs puissent se divertir avec…

… des dames de compagnie

Mais attention ! Rien a voir avec la prostitution !

Je parle de femmes qui excellent dans le métier des arts, de femmes qui consacrent leur vie à apprendre le chant, la danse, la musique, ou encore l’art de faire la conversation de manière pertinente à un public cultivé et bien souvent placé haut dans la hiérarchie sociale.

Je parle de Geishas

Oui, je parle de ces femmes au visage blanc, maquillées et vêtues soigneusement, de ces légendes vivantes qui déambulent encore aujourd’hui en faisant tourner les tètes des passants dans les rues du Japon.

Malheureusement, la plupart des occidentaux attribuent aux Geishas le rôle de prostitués de luxe. Quelle lamentable erreur !
C’est bien évidemment faux et tellement dévalorisant pour cette profession qui frôle l’excellence.

La Geisha ou Geiko (appelé ainsi à Kyoto) signifie « personne de l’art » et elle occupe une place très importante dans la culture nippone en tant qu’hôtesse prestigieuse apte à animer les soirées des plus grands hommes d’affaires.

Nous associons l’image de Geisha a un beau visage peint en blanc et aux magnifiques kimonos portés avec grâce, mais la plupart des gens n’ont aucune idée de par quels supplices doivent passer ces déesses afin de se montrer à leurs invités ou bien encore aux passants.

En effet, elles doivent apprendre à se tenir correctement sur leurs hautes sandales (geta), porter de somptueux, mais très lourds kimonos (obebe) et passer des heures a se faire coiffer les cheveux en un chignon (mage) retenu par des peignes (sashigushi) … coiffure typique de l’époque Edo (appelé shimada).
Aujourd’hui pour joindre la beauté de cette coiffure au côté pratique, les Geishas portent une perruque (katsura).

Le type de kimono varie entre celui de Maiko (apprentie) – avec des couleurs éclatantes (kesode) – et celui de Geisha – avec manches longues et moins voyant (furisode) … les deux s’accentuent par une large ceinture coloré (obi).

Le maquillage joue un rôle primordial dans l’image de la Geiko. Il est composé d’une couche de poudre blanche pour couvrir tout le visage, ne laissant apparaître que la nuque avec deux triangles de peau naturelle; ainsi qu’à appliquer une teinte rouge vif sur les lèvres. Le contour des yeux et les sourcils sont tracés avec un bâtonnet de charbon, accentué de rouge. La sensualité est renforcé par des rayures rouges peintes a la base du cou, ce qui donne un effet de peau naturelle visible à travers le masque de poudre blanche.

Chaque Geisha devrait posséder une quinzaine des kimonos et de nos jours un bon kimono peut coûter plus de 6 000 euros !!! Imaginez donc les frais nécessaires à chacune d’entre elles.

La coutume voudrait que ces femmes trouvent un DANNA ou autrement dit, un protecteur. Ce serait lui qui subviendrait aux besoins de la geisha qu’il a choisi en lui versant une pension mensuelle et en couvrant toutes les dépenses de celle-ci.

À l’époque, il achetait la virginité de sa belle et la faisait sienne pour toujours.

Aujourd’hui, il n’y a plus assez d’hommes aisés, prêts a prendre en charge chaque Geisha. Elles sont d’ailleurs devenues plus responsables de leur vie sexuelle qui commence vers l’age de 20 ans.

Elles restent pourtant considérées par la société comme étant d’éternelles célibataires, car il leur est interdit de se marier, tant qu’elles exercent ce métier.

Ces princesses commencent leur « carrière » en tant que Shikomi (apprentie Geisha), et en échange de travaux domestiques dans la maison à laquelle elle appartient (Okiya). Dès lors, elle peut absorber les bases de son futur métier et passer au stade suivant : devenir Maiko (étudiante).
C’est à cet instant que débute le véritable apprentissage qui dure de très longues années. Il consiste ni plus ni moins à acquérir toutes les connaissances dont elle pourra se servir dans sa future carrière de Geisha. Nous parlons bien d’art, de tradition, de grâce, de maintien, de culture, etc. Le programme est vaste et bien ardu.

En 1712, un nouveau décret shogounal oblige les geishas a emménager dans les « quartiers du plaisir ». 60 ans plus tard, le gouvernement reconnaît le métier de dame de compagnie et les différencie des prostituées.

Dans les années 1920/30, le Japon s’occidentalise. Certaines Geishas suivent le mouvement mais celles-ci font face au grondement de leurs soeurs qui refusent de déroger à la tradition nippone. Aujourd’hui, aucune d’elle n’accepte l’occidentalisation.

Leur profession doit toujours être basé sur le principe du divertissement purement artistique et traditionnel. Il leur est catégoriquement interdit de vendre leur charme ou de se vêtir de façon vulgaire.

Elles vivent encore dans les quartiers qui leur étaient réservés d’antan et appelés hanamachi (ville fleur). Le plus célèbre est le quartier de Gion a Kyoto.
Elles ne sont plus obligées de vivre dans les Okiya, même si elles y sont toujours rattachées. Certaines d’entre elles quittent alors leur maison et choisissent de fonder plusieurs écoles.

Si elles choisissent quand même d’y rester, c’est la « mère » (okasan) qui prend en charge toutes les dépenses des plus jeunes, mais qui en échange a le droit à une partie importante de leurs gains, quelque soit l’ancienneté ou le grade de la fille.

Si par contre, ces demoiselles choisissent de vivre en tant que Geisha indépendantes (jimae), c’est alors à elles de se débrouiller comme elles le peuvent. Elles garderont tout l’argent gagné, en contrepartie.

Une Geisha qui décide d’abandonner ce milieu se doit, selon la tradition, d’organiser une cérémonie d’adieu (hiki-iwai) pendant laquelle elle offrira du riz bouilli a ses oneesan (soeurs) et okasan (mère)…

 

 

Hum ? Oui, j'écoute !

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