KIIROI NAMIDA

SYNOPSIS

C’est l’été 1963. Quatre jeunes hommes, tous dotés d’une fibre artistique, décident de tout abandonner et de se donner une chance d’atteindre leurs rêves du bout des doigts et peut-être même de le saisir à pleines mains!

Ils se retrouvent donc à vivre ensemble dans un minuscule appartement de Tokyo. N’ayant rien d’autre que leurs passions, la vie est difficile et leurs ventres crient souvent famine. Ils se débattent pour rester sur la voie qu’ils se sont dessinés mais ont-ils choisi la bonne?

 


TRAILER SUPER POURRI


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FICHE TECHNIQUE

Titre: Kiiroi namida
Autre titre: Yellow tears
Pays: Japon
Genre: tranches de vie, années 60
Directeur: Isshin Inudou
Producteurs: Kazuteru Harafuji, Hiroaki Miki, Taro Nagamatsuya
Auteur du Manga: Shinji Nagashima – « Wakamonotachi »
Scénariste: Shinichi Ichikawa
Musique: Sakerock
Directeur photo: Takahiro Tsutai
Montage: Soichi Ueno
Distribution: J Storm
Sortie: 14 avril 2007
Durée: 128 mins
Thème: Namida no nagareboshi des ARASHI
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CASTING

Kazunari Ninomiya … Eisuke Muraoka, manga artist
Sho Sakurai … Ryuzo Mukai, writer
Masaki Aiba … Shoichi Inoue, singer
Satoshi Ono … Kei Shimokawa, painter
Jun Matsumoto … Yuji Katsumada
Yu Kashii … Tokie
Hirotaro Honda … Teikichi


MON AVIS

Encore un film que j’ai vu il y a des lustres… (Du coup, j’ai peu de matière – vidéo, photos – pour appuyer mes dires)
Quand j’ai lu le résumé pour la première fois, ce film m’a interpellée. Les années 60 au Japon… J’étais assez curieuse de voir à quoi cela pouvait ressembler.
Un des protagonistes est mangaka. Un mangaka des années 60 ?! Mais que demande le peuple ???! Il me fallait le visionner.
Je ne connaissais pas très bien les Arashi, à cette époque. Mais j’ai été surprise de voir qu’ils jouaient tous dedans. Encore une curiosité !

C’est une comédie pas trop rigolote et je me demande encore comment les fans de ce groupe l’ont accueillie.

Les images du film sont comme ternies, ce qui se mélange bien avec l’époque et l’ambiance.
La musique est adaptée, elle aussi, et se diffuse à travers les tourne-disques.

Jusque là, tout est raccord.

Ces messieurs des Arashi ont subi une transformation physique et j’ai été épatée par les coupes de Sakurai Sho, Jun Matsumoto et Nino kazunari.
Elles sont tout sauf glamour et structurées. Tout cela démontre un réelle inquiétude d’adaptation et moi j’aime ça.

Ils ont l’allure un tantinet malpropre et pour des gars qui traînent en plein été et qui doivent se laver avec un simple gant, c’est le détail perfectionniste que j’ai applaudi !

Nous baignons (si je puis m’permettre) bien à l’époque indiquée.

Eisuke Muraoka (Nino) est dessinateur. Son but est de se faire publier en tant que mangaka renommé. Malheureusement son style est désuet et trop bon enfant. Les magazines éditeurs veulent de l’innovant mais surtout un style un peu plus adulte.
Il sait ce qu’il veut et semble être le plus préoccupé de sa « collocation ».
Ryuzo Mukai (Sakurai sho) se targue d’être un excellent écrivain. Il passe des heures assis au café cherchant l’inspiration. Il raconte le début de son roman à qui veut l’entendre. Il sait jouer avec les mots et semble très intelligent. Mais au final, on ne sait pas ce qui se passe vraiment, en lui.

Kei Shimokawa (Ohno Satoshi) est peintre. Il a un certain talent mais c’est comme s’il lui manquait une petite flamme. C’est peut-être lié à sa gentillesse ou sa naïveté. Il est discret, très sensible et passe presque inaperçu.
Shoichi Inoue (Aiba Masaki) est musicien. Il rêve de faire passer ses chansons à la radio et d’être écouté de tous. Les gens l’aiment bien. C’est peut-être celui qui s’accroche le plus à sa passion mais c’est celui qui acceptera le plus facilement la réalité qu’il se prend dans la figure.

Ils se sont, donc, tous installés chez Eisuke, un peu malgré lui. Ils vivent d’un rien. Les repas sautent assez souvent. on se rend compte qu’ils n’ont aucune réalité de la vie et c’est peut-être pour ça qu’ils ont eu le courage de se lancer dans ces quelques mois d’été, afin de donner rendez-vous au succès.

En effet, ils préfèrent baver devant les restaurants se tenant l’estomac plutôt que d’acheter un sac de riz et manger à volonté. Et ça pour la bonne raison qu’ils savent à peine faire bouillir de l’eau.

Autour d’eux, il y a Yuji Katsumada (Matsumoto Jun). Lui a les pieds bien enfoncés dans la terre. Il travaille dur pour gagner sa vie et est totalement fan des chansons d’Inoue. Il sympathise avec le petit groupe et admiratif, il les encourage dans leur destinée. Il leur vient en aide dès qu’il le peut.
Qu’est-ce que j’ai bien pu penser de ce film…..? Il m’a donné l’impression que me donnent parfois les films d’Arte. On commence à regarder et on se dit qu’on ne va pas rester devant parce que ça nous a tout l’air d’être un film soporifique. Et bizarrement on n’arrive pas à décrocher. Allez savoir pourquoi. (Et ce malgré les horribles polices jaunes des sous-titres qu’affectionne la chaîne ! Vous voyez lesquels ?!)

Je ne peux pas dire que ce soit un bon film parce qu’il est longuet par moment. Certaines scènes s’étendent en longueur. Il y a beaucoup de silences aussi. Ce sont souvent des regards et des mimiques qui rythmes ces scènes. Et au contraire, à d’autres instants tout s’accélère et on a l’impression de passer un peu du coq à l’âne ou d’avoir loupé le coche quelque part.

Bien que les personnages s’apparentent à des cigales et qu’ils aient l’air de le vivre plutôt bien dans l’ensemble, (Ils font vraiment très trèèèès insouciants) leurs vies ne sont pas aisées. On pourrait même considérer le tout un peu triste mais, personnellement, je n’ai pas été touchée. Les émotions m’ont posé un lapin, elles n’étaient pas au rendez-vous.
Quand le film s’est terminé, la seule chose qui s’est échappée de ma bouche est un « Mouais… ».
Comment les traduire ? Oui, sympathique si vous n’avez vraiment rien d’autre à regarder.
Mouais… Sympathique, comme un film d’auteur inconnu diffusé sur Arte !
Cette fiction ne vous fera pas bondir de votre canapé, chaise, lit mais un petit je-ne-sais-quoi vous tiendra éveillé jusqu’au bout. À moins que ce ne soit cette affection que l’on finit tout de même par éprouver pour ces 4 garçons….