MAOU

SYNOPSIS

[ Ce drama est le remake d’un célèbre drama coréen, The Devil, diffusé en 2007 en Corée du Sud. ]

Un homme qui a tout perdu peut délester sa propre humanité et se transformer en démon. C’est l’expérience qu’a faite Naruse Ryo après l’assassinat de son frère cadet alors qu’ils n’étaient encore que des adolescents.
Onze ans plus tard, sous ses airs d’avocat brillant, il vient en aide aux causes les plus désespérées lui valant le doux surnom « d’avocat angélique » par la presse.

C’est pourtant avec une haine sans borne qu’il tisse une toile autour du meurtrier de son frère afin de venger une mort injuste survenue trop tôt.

Serizawa Naoto a gravi les échelons de la police avec ardeur jusqu’à devenir un inspecteur investi et honnête.
Il est chargé d’enquêter sur une série d’assassinats ou le seul indice commun est une carte de tarot expédiée aux victimes dans une enveloppe rouge par un certain Amano Makoto.

Cette fois, une nouvelle carte du même expéditeur est envoyé directement à Naoto.
Il comprend peu à peu que les victimes ne sont pas choisies au hasard. Elles sont toutes liées à son passé. Un passé dont il essaie désespérément de s’amender.

Mais qui est cet Amano Makoto ? Et pourquoi semble-t-il l’avoir invité, lui, Naoto, à jouer au chat et à la souris.

Autre fait troublant… les suspects des crimes sont tous, sans exception, défendus par le même avocat, Ryo Naruse, l’avocat angélique.
Celui-ci semble déterminé, coûte que coûte, à obtenir  l’acquittement de ses clients.

Naoto se tourne alors vers une jeune libraire qui possède un don de psychométrie (technique d’observation des conduites et des comportements), Shiori Sakita.

Mais, petit à petit, l’étau se resserre inexorablement autour de Naoto…


OPENING


TEASER (COURT)


FICHE TECHNIQUE

Titre : Maou
Genre : Suspense, drame, romance
Épisodes: 11
Pays : Japon
Année : 2008
Opening : Truth des Arashi

CASTING

* Ohno Satoshi dans le rôle de Naruse Ryo/Manaka Tomoo
* Kouno Hiroki dans le rôle de Tomoo à l’age de 11 ans
* Ikuta Toma dans le rôle de Serizawa Naoto
* Kimura Haruki dans le rôle de Naoto à l’age de 11 ans
* Kobayashi Ryoko dans le rôle de Sakita Shiori
* Masuyama Kayano dans le rôle de Shiori à l’age de 11 ans
* Tanaka Kei dans le rôle de Kasai Hitoshi
* Uemura Yuto dans le rôle de Hitoshi à l’age de 11 ans
* Oshinari Shugo dans le rôle de Soda Mitsuru
* Honma Haruo dans le rôle de Mitsuru à l’age de 11 ans
* Waki Tomohiro dans le rôle de Ishimoto Yosuke
* Nakamura Ryunoshin dans le rôle de Yosuke à l’age de 11 ans
* Uehara Misa dans le rôle de Takatsuka Kaoru
* Shinohara Mai dans le rôle de Nishina Eri
* Shimizu Yutaka dans le rôle de Yamano Keita
* Horimoto Takaya dans le rôle de Keita enfant
* Lida Kisuke dans le rôle de Ishihara Kanrikan
* Tonesaku Toshihide dans le rôle de Kurata Takashi
* Kichise Michiko dans le rôle de Serizawa Mari
* Gekidan Hitori dans le rôle de Serizawa Noriyoshi
* Miyake Yuji dans le rôle de Nakanishi Hiromichi

ÉQUIPE DE PRODUCTION

Scénaristes: Maekawa Yoichi, Nishida Masafumi
Producteurs: Takahashi Masanao, Watanabe Ryosuke
Réalisateur: Kato Arata
Musique: Sawano Hiroyuki

RÉCOMPENSES
12ème Grand Prix du Nikkan Sports Drama (juillet-septembre 2008): meilleur drama, meilleur acteur pour Ohno Satoshi, meilleur second rôle masculin pour Tanaka Kei, meilleur second rôle féminin pour Kobayashi Ryoko

MON AVIS

Dès le premier épisode, presque toute l’histoire nous est révélée. On nous dévoile de suite qui est le Maou (diable ou démon) mais également la corrélation qu’il peut exister entre celui-ci et Serizawa Ryo.
Tout est extrêmement explicite. Le drama démarre en nous donnant toutes les clés de l’intrigue. Ceci laisse forcément peu de place au mystère.

C’est un peu dommage car le scénario aurait pu être bien plus haletant. On devine ici une volonté de se démarquer de la version coréenne, sortie l’année précédente et qui a remporté un franc succès.

Plutôt que de se concentrer sur une histoire déjà connue du public asiatique, l’équipe de production a préféré privilégier le coté relationnel et humain des personnages principaux.

Et c’est justement là où réside tout l’intérêt du drama !
Les moments que j’ai le plus apprécié sont ceux où l’on voit les personnages mis à nu, face à leurs démons intérieurs. Ils sont tourmentés, brisés, confus, en souffrance, ne demandant qu’à connaitre enfin une délivrance bienfaitrice.

Cependant, malgré son absence de suspense, le drama garde tout de même son palpitant. Je suis restée captivée tout au long des épisodes. Certains passages sont intenses et vibrants d’émotions.
Cette évidente réussite est due à une bonne réalisation technique, certes. Les effets visuels sombres, à peine éclairés par quelques passages en pleine lumière sont sublimé par une bande son efficace et intense. Le tout amène une atmosphère oppressante, voire, angoissante. Cependant, saluons également le jeu bluffant des acteurs.

Tout d’abord le personnage phare du drama est sans conteste Naruse Ryo, le Maou, interprété par Ohno Satoshi. « Bein oui, on s’en doute ! C’est pas pour rien si le drama porte ce nom ! », allez-vous me dire.

Oui, c’est vrai mais je parle particulièrement de la performance de l’acteur en elle-même. Elle est assez épatante. Je connaissais Ohno comme membre du groupe du boys band Arashi, issu de la Johnny’s Entertainment, mais c’était la première fois que je le voyais en tant qu’acteur. Chapeau bas pour ce monsieur ! Il est tout à fait plausible dans le rôle ambiguë du Maou.
Sous une apparente tranquillité, il joue avec conviction un homme meurtri par la disparition d’êtres chers et frustré de voir l’assassin de son frère vivant en toute impunité.
Dès lors, il n’a plus qu’une pensée en tête : faire subir le même enfer à cette personne. Il va lui prendre petit à petit tous ceux qu’il affectionne.
Sa froideur n’a d’autre équivalent que son intelligence. Il ne commet aucun crime lui-même bien qu’il les prémédite méthodiquement. Il préfère jouer avec les pulsions les plus viles de l’Homme. Ce sont elles qui amèneront ses victimes vers la mort.

Lorsqu’il laisse exploser sa haine (j’ai toujours à l’esprit cette brève scène sur fond rouge où la camera fait un gros plan sur son regard noir juste avant qu’il ne plante rageusement un couteau sur la photo de Serizawa… Brrrrr j’en ai eu froid dans le dos !), lors des rares et fragiles instants où il se sent vivant auprès de Sakita Shiori, ou encore lorsqu’il en vient à douter du bien fondé de ses actes avec souffrance qui s’ensuit (car  au fond, il n’a pas l’âme d’un meurtrier), sont autant de moments bouleversants qui nous poussent à compatir à son sort. On arrive même à se sentir désolé pour lui.
Vient ensuite le personnage de Serizawa Naoto, interprété par Ikuta Toma. Il est tout aussi torturé que celui de Naruse Ryo.
A cause d’un lourd passé qui ne cesse de le ronger, il est entré dans la police et est devenu inspecteur pour appréhender le plus de criminels possible. Il cherche ainsi à compenser les erreurs de son passé par un acte charitable.

Même s’il a l’air d’une personne morale, dévouée et très impliquée dans son travail, on sent de suite que quelque chose cloche dans ce personnage. Il n’y a qu’à voir son entourage amical et familial qui semble aussi trouble que peu honnête.
Mais Serizawa veut sincèrement s’amender et il est prêt à prendre ses responsabilités, même quand il voit, impuissant, tout son monde s’écrouler autour de lui.

J’aime beaucoup Ikuta Toma. Je l’avais adoré dans le drama Hanazakari Kimitachi e. Fun et punchy. Malheureusement, ici, je ne l’ai pas vraiment trouvé convainquant. Il manquait une petite touche de je ne sais quoi pour que son personnage me touche réellement.
Peut-être que s’il sortait du sur-jeu flagrant qu’il nous a servi tout du long, il nous aurait renvoyé quelque chose de plus fluide et de plus prenant.
Bon, pour sa défense son rôle n’est pas aisé. Il n’arrête pas de courir. Il ne fait que ça (le pauvre, comme il a dû se fatiguer à faire toutes ses scènes) !
Fort heureusement, il se reprend vers la fin du drama et nous balance une scène finale magnifique (attention, préparez vos mouchoir).

Making Of ! Ha ha !
Making Of ! Ha ha !

Pour finir, parlons du personnage de Sakita Shiori, interprétée par Kobayashi Ryoko.
C’est une voyante qui sait lire les cartes de tarot et qui possède aussi la particularité de voir le vécu des objets qu’elle touche.
Elle a tout d’un ange : pure, innocente, et douce. C’est la bonté réincarnée en jeune femme. Son personnage amène un peu de douceur et de lumière au drama. Elle tentera du mieux qu’elle peut de guider et de soulager ces deux hommes en souffrance.

En conclusion, j’ai apprécié l’atmosphère sombre, un peu dantesque, du drama.
Le générique est visuellement plutôt pas mal (un peu kitsch maintenant), et les paroles de TRUTH, la chanson des Arashi « I take your life forever, You take my life » fait un bel échos au drama.
Les deux protagonistes sont, quoi qu’ils fassent, inextricablement lié l’un à l’autre, chacun responsable du malheur de l’autre.
Un coup de cœur pour la scène de confrontation finale qui est poignante.
Bref, un bon drama Japonais que je recommande vivement.