À Chaque JAPONAISE, son style : Les GYARUS

 

Comme pour les Lolitas, les Gyarus se divisent en plusieurs sous-catégories. Ce sont avant tout des Fashionistas qui ne manquent pas de faire leur petit effet.
Aucun détail n’est négligé.
Cela va de la coiffure jusqu’au bout des ongles en passant par les strass sur le portable et autres accessoires.Il n’y a pas de doute, ces filles sont très voyantes.Leur apparence fait leur fierté et elles la cultivent au maximum. Elles se fichent pas mal du quand dira-t-on et sont plutôt du genre libérées. Elles ont la réputation d’être faciles et de ne jouer qu’avec les hommes. Cependant, uniquement des hommes qui sont à leur hauteur, à comprendre qui travaillent leur image extérieure.

Bien que Japonaises, la plupart d’entre elles cherchent à ressembler aux occidentales, et je pousserais même jusqu’à dire à leurs consoeurs Américaines.

On les reconnait à leurs cheveux bien souvent blonds, bouclés, très volumineux et rallongés à coups d’extensions capillaires; à leurs ongles extravagants, à leurs yeux maquillés agrémentés de faux-cils et de lentilles; ainsi qu’à leurs tenues très fashion.

Leurs quartiers de prédilection sont Shibuya et sa Tour 109, royaume du shopping Tokyoïte; ou Ikebukuro.

Les Gals revendiquent un autre mode de vie et cherchent à ébranler la société Japonaise trop figée et intolérante à leur goût. Elle n’acceptent en aucun cas la condition de la femme Japonaise et n’ont autre but que de choquer par leurs styles et leurs actions.

Malheureusement, elles se laissent prendre au piège d’un cercle vicieux. Vues comme des filles de mauvaise vie, les Gals se déscolarisent souvent de leur propre chef, préférant traîner en bande dans les quartiers populaires, les magasins, les karaokés ou les bar-restaurants.

Certaines vont jusqu’à se prostituer pour pouvoir mener « à bien » leur train de vie.
En effet le coût des sorties et des achats de vêtements s’élève assez rapidement.
De plus, ce sont des filles qui ont parfois fugué de chez elles et elles se débrouillent comme elles le peuvent. Leur réputation, au Japon, n’est plus à faire et est, comme vous pouvez l’imaginer, très mauvaise.
Cela dit, d’autres adeptes n’y voient qu’une mode et s’en contente sans défendre les idéaux d’un vraie Gyaru.
Je vais aborder quelques uns des styles de gals qui en découlent directement…

LES KOGALS

On pense que l’origine de cette mode a été lancée par la chanteuse de JPop Namie Amuro qui a été la première a avoir adopté une apparence de kogal.
C’est une mode assez récente qui date de la fin des années 90/ début 2000.
Les Kogarus (ou Kogals) sont plutôt jeunes. Elles appartiennent à la tranche d’âge des 12 – 25 ans.
Victimes de leurs vies parfois désordonnées, il n’est pas extrêmement rare de trouver de jeunes mères encore adolescentes : les mamas.
Les Kogals se déteignent les cheveux et les bouclent. La coiffure est très importante pour elles, tout autant que le maquillage.
Les yeux sont entourés de crayon noir et les cils allongés au mascara.
Mais le signe distinctif est un trait de crayon blanc sur la paupière et la muqueuse, juste au ras des cils et qui se prolonge jusqu’au coin de l’oeil. Elles ne jurent que par le gloss.
Elles s’inquiètent du teint de leur peau qu’elles veulent bronzé. Elles n’hésitent pas à s’exposer au soleil et à rajouter du fond de teint si nécessaire.
Certaines Kogals se démarquent par leur côté lycéenne. Elles portent l’uniforme. Ce sont elles qui ont mis les loose socks au goût du jour (Longues chaussettes épaisses qui se portent plissées avec la jupe de l’uniforme et qui tiennent à l’aide du colle spéciale) !
Hors de l’école, les vêtements sont choisis au feeling mais surtout pas dans le courant de la mode. Ce sont elles qui la font !
Elles adorent les jupes, robes et autres shorts courts mais les pantalons sont eux aussi acceptés. Les couleurs flashy sont courantes alors autant dire qu’il n’y a pas de règle de ce côté-là.
Pour les chaussures, les Kogals adorent les chaussures à talons compensés et les plateformes. Elles n’ont que peu d’attrait pour les escarpins et les chaussures fines.
Les accessoires préférés sont les téléphones portables customisés avec strasses et paillettes, les sacs à main de marque, les bijoux fantaisies et surtout les faux ongles aux décors surchargés.

LES GANGUROS

Les Ganguros ressemblent au Kogals si ce n’est qu’elles entretiennent un peau encore plus bronzée. Littéralement Ganguro signifie « visage noir ».

Elles font un peu moins midinette que les Kogals et arborent des vêtements courts et flashy. Elles aiment les imprimés avec des fleurs qui leur rappellent l’été et leur donne un air insouciant.
Les chaussures compensées sont excentriques.
Pour les accessoires, c’est à foison. Bracelets, colliers, tatoos, en bref, tout ce que vous pouvez trouver de branché à Shibuya.
Les Ganguros fréquentent les salons de bronzage artificiel où elles passent des heures sous les UV.
Elles déteignent, elles aussi, leurs cheveux préférant tout de même les tons chataîns très clairs.
Toujours est-il que les teintes varient selon les préférences en passant par le cuivré-orange jusqu’au gris argenté.
Le maquillage est également plus voyant que celui des Kogals mais il respecte les mêmes tons, c’est à dire du fard à paupière blanc et un trait d’eye liner noir autour des yeux.
Elles rajoutent bien évidement du fond de teint et des poudres irisées.
Bien des fois, elles parfont leur regard avec de faux-cils.
Des magazines comme Egg et Ageha leur sont dédiés.
La célèbre chanteuse Ayumi Hamasaki représente le mouvement. J’ai lu que le modèle Américain des Ganguros ne serait autre que Lauryn Hill et qu’il pouvait arriver qu’une Ganguro sacrifie bien des heures chez le coiffeur pour se faire crêper les cheveux et adopter un style afro…
Pour finir, ce sont de féroces adeptes du para-para, une danse très rythmées qui me fait penser à la « macarena » en plus rapide. Testez donc :


LES GONGUROS

Les Gonguros ont eu leur moment de gloire mais tendent à disparaître.
« Gon » qui signifie « plus », définie bien la Gonguro. Elle en fait plus que la Ganguro tout simplement.
Visage plus noir, cheveux plus blonds (presque blancs), elles usent indécemment des extensions de mèches, maquillage plus prononcé… Très prononcé… Trop prononcé !!!  Les lèvres sont blanches et toute la zone du sourcil jusqu’à la joue, aussi. Pour couronner le tout, elles se collent des paillettes et des strass au coin et sous les yeux.Les chaussures à plateforme  sont aussi plus hautes. Les vêtements sont plus colorés. Ce sont des dingues de nail art, ou autrement dit de l’art sur faux ongles qui sont peints méticuleusement avec formes et thèmes, avec brillants ou piercings.
Elles affectionnent les lentilles de couleur.

LES GANJIROS

Revenons à un peu de soft (ou pas) avec les Ganjiros. Elles sont tout l’inverse des Ganguros. « Jiro » signifie « Blanc ».
Elles ne veulent évidemment pas bronzer leur peau et souhaitent rester le plus naturelles possible (sauf lorsqu’elles rajoutent une forte couche de poudre blanche).
Elles usent fortement de crèmes pour cultiver leur pâleur.
Elles peuvent teindre leurs cheveux mais ce sera toujours dans des teintes qui ne jurent pas, comme juste les reflets ou des chataîns foncés.
Le maquillage est plus sobre lui aussi. Un trait d’eye-liner tout au plus, un peu de gloss.
En fait, si on doit décrire une Ganjiro, c’est une fille qui aime la mode vestimentaire de Shibuya et qui la suit sans intégrer forcément un mouvement protestataire.
Elles sont le modèle gentil de la gyaru, j’ai envie de dire.
Ce sont d’ailleurs les Ganjiros qui sont les mieux acceptées au sein de la société. On peut appeler ces filles les White Gals.

LES YAMAMBAS

Maintenant qu’on a vu le plus soft, on va passer au plus hard, au plus effrayant et au plus extrême de tous les styles de Gals : les Yamambas !!!
Pour leur apparence, elles s’inspirent carrément de la légende de la sorcière Yama-Uba du Mont Fuji qui aimait à apeurer la population.
Les Yamambas en font de même.
Elles adorent choquer et attirer l’attention sur elles.

De nos jours le style s’est pas mal essoufflé, à l’image de celui des Gonguros.

Regardons-les de plus près :
Les UV, elles en abusent. Mais comme cela peut s’avérer dangereux pour leur peau, le fond de teint vient donner la noirceur qu’elle ne pourront jamais atteindre.
La teinte choisie est la plus foncée qu’elles trouveront sur le marché. Si elles sont déjà du hâle sous le maquillage, il n’en est que mieux.
Le maquillage est plus qu’abusif. Beaucoup de blanc qui vient contraster avec le fond de teint. Elles se l’appliquent un peu partout : lèvres, tour des yeux, joues, arrête du nez.
À ce fardage déjà soutenu, elles rajoutent un paquet d’eye-liner, du mascara et des faux-cils noirs.

En matière de cheveux, c’est tout aussi festif. Elles adorent les cheveux blancs qu’elles décorent de mèches flashy de toutes les couleurs.

Niveau vestimentaire, on reste dans le pétant. Les chaussures sont forcément compensées. Les tenues sont fluos et très excentriques.

Les Yamambas sont férues d’accessoires. Bijoux de toutes sortes en plastique ou autre mais obligatoirement voyants, les faux ongles, et pleins de petites choses mangas ou Disney.
Comme toutes les Gals, leur téléphone portable est lui aussi à leur image et surchargé de paillettes.

LES B-GALS

Les B-Gals n’ont pas un style qui détonnent autant que ceux de leurs copines de mode. Par contre, il n’en n’est pas moins travaillé, ni moins reconnaissable.
En fait elles sont des Gals, tout ce qu’il y a de plus Gals, mais elles ont opté pour un style plus sport et plus street/R’n’B/Hip-Hop, avec baskets, casquettes, jean’s, salopettes, t-shirts, et tout le toutim.
Elles dégagent ainsi une image plus cool.

Elles sont apparues avec la vague Hip-Hop Japonaise et ne sont vraiment, mais vraiment pas fans de Para-para.

La version masculine de la B-Gal est le B-Boy, Breakdancer-Boy si on enlève la contraction.
Pourtant peu de B-Gals breakent. La plupart se contentent de juste suivre la mode.

Leur modèle est la chanteuse Kaoru Watanabe , très peu connue en France.