Ce midi ayant un besoin affreux de me ressourcer et de faire plaisir à mon ventre tout autant qu’à mes yeux (Je ne suis qu’une faible femme…), j’ai demandé à Chieki (ma soeur – dont je parle régulièrement) si elle voulait bien déjeuner dans la rue Ste Anne.
Je bavais d’envie de savourer un chaudron de ramens !

J’ai, cependant, eu la bonne idée d’acheter, le matin même, quelques coussins pour mon canapé et des rideaux assortis ! Je vous laisse imaginer la taille des sacs que je trimballais avec moi !
Pourquoi je vous raconte ça ?! Parce que ce petit détail comptera dans quelques instants….

Nous arrivons donc rue Ste Anne et là…. Cas de conscience… Quel restaurant choisir ???? Le Sapporo nous tente bien vu sa réputation d’antan. Les critiques actuelles, elles, sont assassines. Ne prenons pas le risque.

Juste en face se trouve le Kadoya, bondé, mais il reste quelques places !

Cruche comme je suis, j’ouvre la seule porte dont l’accès est interdit ! Ça commence mal !

Un serveur m’intime de faire le tour!

Tête baissée, je m’exécute.

Nous sommes accueillies avec le sourire et plusieurs personnes du personnel nous disent bonjour. De ce côté là, l’accueil est chaleureux bien qu’un peu expéditif.

Nous sommes placées à une table de 4 personnes où étaient déjà installés deux jeunes hommes. L’intimité est à proscrire. Les tables sont petites, vous ne pouvez pas vous étaler.

Il y avait d’autres tables de libres mais dans un soucis de rendement, nous n’avons pas eu le choix. Je comprends parfaitement mais entre les conneries que je déblatérais et qui se mêlaient aux histoires de Banque de France et de Sorbonne de mes deux voisins…. Ça le faisait moyennement !

Moi je voulais aller au bar, admirer les prouesses du cuistot!!!!!!

La déco est sobre mais sympathique. Tout est boisé, il y a peu de décors au mur à part quelques affiches et cadres en bois. Quelques lampions sont disposés de part et d’autre. C’est agréable. Ni agressif, ni cheap ou kitsch.

Le hic c’est le peu de place. Même l’espace entre les tables est réduite. J’ai du entasser mes sacs de coussins et rideaux tant bien que mal sous les pieds, puis caler mon sac à main sur les genoux. Il y a plus confortable pour manger.

Nous attendons peu de temps pour qu’un serveur prenne notre commande. Et…. il m’a prise pour une ogresse… après une discussion de sourds.
J’ai commandé des ramens + une demie portion de curry ! Roooh, bah, j’avais faim et je n’arrivais pas à me décider !!!!
Il a tenté de me dissuader, je crois. Lors de notre fameuse discussion de sourds. Mais je suis restée sur mes positions. Je veux du curry et des ramens, nom de nom !
Il est parti halluciné, ce qui a fait bien marrer Chieki.

Ma demi portion de curry est arrivée quasiment dans la foulée. Les gyozas de Chieki, par contre, non.
J’ai donc du attendre pour commencer à déguster mes plats. C’est un petit mauvais point mais est-ce si dérangeant sachant que nous sommes en plein coup de feu ? Non, je ne pense pas.
Le curry est très bon, très fin. C’est épicé et très doux en même temps. Doux dans la texture. J’ai beaucoup aimé même si les morceaux de viande sont rares.

Chieki avait commandé des ramens au porc, les plus communs et moi des ramens tantanmen (Porc et sésame épicé).

Là aussi, la viande se fait un peu désirer. Dans mon bol, il n’y a qu’une tranche de porc. Encore un petit détail peu important au final, mais bon… les nouilles perdent un peu en gourmandise.

Nous avions également commandé de la Kirin, une bière Japonaise.
Autour de nous la Asahi (une autre bière Nippone) est allègrement distribuée. Cependant, en ce qui concerne la Kirin, nous n’en voyons pas l’ombre. Nous n’avons pas plus trempé nos lèvres dans de la Asahi, d’ailleurs.
Le serveur nous a tout simplement laissées en plan. Merci, c’est sympa !

Quoiqu’il en soit, vu le rush, et comme de gentilles clientes, nous préférons mettre une croix dessus.

Ceci dit, ce monsieur a raison sur un point : J’ai les yeux bien plus gros que le ventre.
Je réussis à finir toute la garniture des ramens mais je suis incapable d’entamer le bouillon (qui est assez épais). J’en suis désolée car c’est très impoli de ne pas finir son assiette.

La salle se vide un peu mais aucun serveur ne s’occupe de nous. Je trouve ça vraiment dommage.
Moi qui voulais goûter le thé fumé…. déception.

Nous nous décidons à aller en caisse toutes seules pour régler l’addition.

On nous dit au revoir avec un peu moins de chaleur qu’à notre arrivée. Bien… Peut-être n’aiment-ils pas les gloutonnes ! O_O’

Je me suis donc lamentée devant une Chieki blasée par ma naïveté. « Ce n’est pas leur but de fidéliser la clientèle ! Il y a toujours du monde qui attend devant la porte ! À quoi bon être aimable ?! »
Et voilà comment nous sommes reparties, somme toute, extrêmement bien repues.

En remontant la rue, stupeur et malheur ! Nous nous sommes aperçues qu’il y avait un resto qui faisait du nabe en plat du jour !
Et Zuuuuut ! La prochaine fois peut-être !!!!

Donc, résumons. Bon petit resto. La bouffe est loin d’être mauvaise. On peut manger au bar. Le personnel sait être accueillant lorsqu’il le veut. Les menus sont entre 10 et 13 € le midi. Par contre, il n’y a que très peu de place et pas d’intimité.
Alors ne faites pas comme nous, évitez le rush de 13h et vous aurez peut-être votre Kirin. Quoique… rien n’est moins certain.

 


KADOYA

28, rue sainte-Anne
75001 Paris

tél: 01 49 26 09 82

 

Hum ? Oui, j'écoute !

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