JOTEI

SYNOPSIS

Tachibana Ayaka (Kato Rosa), 18 ans, est une jeune lycéenne mignonne et intelligente, vivant dans la banlieue proche d’Osaka.
Son père étant mort avant sa naissance, sa mère et elle se battent difficilement pour survivre en tenant un modeste bar à hôtesses.
Mais à cause du métier de sa mère et puisqu’Ayaka l’aide parfois au bar, elle est souvent dénigrée par les autres élèves, issus de familles plus prestigieuses.

C’est ainsi que lorsque Sugino Kenichi, fils d’un puissant homme d’affaire promis à une carrière politique, tente de la violer alors qu’ils sont tous les deux seuls en classe de dessin, c’est elle qui est accusée de l’avoir aguiché.
Elles se fait virer du lycée.

A partir de là, tout bascule très vite. La mère de la jeune fille, atteinte d’un cancer, décède peu après. Elle révèle à Ayaka juste avant de mourir que son père biologique est toujours en vie et qu’il fait partie de l’élite du Japon.

Au même moment,  le bar familial est saisi par des yakuzas locaux.

Désormais sans ressources et persuadée d’avoir été laissée dans la misère, par un père qui a préféré privilégier sa carrière politique, Ayaka rêve de vengeance.
Rageuse, elle décide qu’elle atteindra les sommets par ses propres moyens en utilisant la seule arme qu’elle possède: sa nature de femme.

En suivant les traces de sa mère, elle devient alors hôtesse de club à son tour.

Son but? Se hisser à la place d’Impératrice pour se venger de ces hommes qui utilisent l’argent pour écraser les plus faibles.

Son chemin croisera celui de Date Naoto (Matsuda Shota), un jeune yakuza ambitieux, pour qui son coeur battra.

Après avoir tenté de la vendre au marché clandestin de la prostitution, Naoto va s’attacher plus que de raison à Ayaka . Au point d’en devenir son protecteur et de l’aider à atteindre ses objectifs.
Mais la route est longue et épineuse.
Jalousie, coup bas, domination, interdiction à l’amour, trahison, sexe… Elle devra surmonter bien des obstacles pour toucher son rêve.

 


MV (longuet et pas top-top)


FICHE TECHNIQUE

Autre titre: EMPRESS / SUPER QUEEN / IMPERATRICE
Épisodes: 10
Chaine distributrice: TV Asahi
Période de diffusion: Du 13 juillet au 14 septembre 2007
Chanson thème: Kanata par Nanamusica

CASTING

Kato Rosa: Tachibana Ayaka
Matsuda Shota: Date Naoto
Sakai Ayana: Hojou Rina
Maeda Ai: Miki
Saito Shota: Sugino Kenichi
Ihara Tsuyoshi: Onoe Yuichiro
Katase Rino: Fujimura Sawa
Nakajima Tomoko: Fujimoto Mina
Toyohara Kosuke: Osawa Kengo
Fukikoshi Mitsuru: Koda
Ozawa Maju: Reiko
Kato Kazuko: Tachibana Mariko
Izumiya Shigeru: Minomura Tatsukichi
Morimoto Leo: Hojou Terumori

 

ÉQUIPE DE PRODUCTION

Œuvre originale: Jotei (manga) de Kurashina Ryo
Scénariste: Ouki Shizuka, Naoya Takayama
Producteurs: Ikuhide Yokochi, Masami Narai
Réalisateur: Komatsu Takashi

 


MON AVIS

Le drama Jotei, aussi connu sous le titre de Empress, est une adaptation télévisuelle du manga éponyme de Kurashina Ryo.

Ce qui est intéressant dans Jotei, c’est son thème. Ici pas de mignonnes amourettes fleur bleue, mais une histoire plus dramatique.
Le personnage principal est une femme déterminée à assouvir sa vengeance sur tous les hommes puissants du Japon. Ceux envers qui elle voue une haine sans borne.

Elle choisit de devenir Impératrice (ou « Jotei »), la seule position accessible pour une jeune fille sans diplôme et sans argent. Ce statut lui permettra de côtoyer la haute société japonaise. Elle pourra par la suite se venger de ces hommes en les soumettant et les dominant grâce à son corps, sa beauté et son intelligence.

C’est avec attention que l’on suit l’évolution d’Ayaka, passant du stade de jeune lycéenne encore naïve à celui d’une femme forte et ambitieuse prête à tout pour parvenir à ses fins.

À bien des égards, ce drama m’a fait penser à l’histoire de Sayuri, l’héroïne d’Arthur Golden dans le livre Mémoire d’une geisha, que j’ai dévoré avec un plaisir infini.

Sayuri et Ayaka sont toutes deux issues d’une famille pauvre. Les deux femmes tentent de s’élever dans la société jusqu’à parvenir à son plus haut sommet. C’est un chemin difficile et semé d’embûches qui les attend. Elles devront à maintes reprises faire face à la rivalité de leurs semblables (geishas pour l’une, hôtesses pour l’autre), mais aussi survivre à travers l’appui d’un ou plusieurs hommes influents qui leur conféreront protection et sécurité financière. Pour ce faire, elles n’hésiteront pas à sacrifier leur virginité.

Le monde des geishas et celui des hôtesses de bar n’est finalement pas si éloigné l‘un de l‘autre. Sortes de geishas des temps modernes, les hôtesses de bar sont recrutées selon leur aspect physique ou leur personnalité. Leur travail consiste à tenir galamment compagnie à une clientèle masculine, généralement des chefs d’entreprise, des cadres, et des politiciens, venus se détendre et se distraire après une rude journée de travail.
Nullement comparables à des prostituées de luxe, leur rôle se limite à servir à boire, allumer des cigarettes, entretenir des conversations légères, et flatter l’ego de ces messieurs.
Cependant, il est vrai que parfois certaines d’entre elles peuvent pousser un peu plus loin la relation jusqu’à prendre la place de maîtresse attitrée d’un de ces clients qui devient alors son généreux bienfaiteur.


C’est ce que fera Ayaka.

Très vite, elle comprend que sa réussite dépend des hommes qu’elle fréquente. Elle va donc soigneusement les sélectionner, un à un, acquérant au fur et à mesure un peu plus de popularité et donc de prestige.

Mais la comparaison entre les deux héroïnes s’arrête là, car la douce Sayuri n’agit que par amour, désirant ardemment revoir le président, un homme dont elle est tombée amoureuse étant enfant.

Ayaka, elle, est uniquement animée par un désir de vengeance et de haine. Son ambition dévorante et son esprit calculateur dénué d’émotions, font parfois froid dans le dos.

Néanmoins, cette détermination de fer ne l’empêchera pas d’être une femme au cœur tendre et fidèle lorsqu’elle aime. Notamment avec Miki, une autre hôtesse avec qui elle partage une belle amitié, ou encore avec Naoto, un yakuza dont elle tombe amoureuse.

Mais Ayaka est consciente que cet amour qu’elle ressent envers le jeune homme est un amour impossible.
Il reste sa plus grande faiblesse dans l’accomplissement de sa vengeance.

Ne dit-on pas que si une hôtesse passe ne serait-ce qu’une seule nuit avec celui qu’elle aime, elle ne supportera plus d’être touchée par un autre que lui ?

Or, Ayaka a plus que jamais besoin d’user de son corps pour sa vengeance. Elle n’aura d’autre choix que d’enfouir cette amour interdit au plus profond de son cœur. Pourtant, même si elle couche avec d’autres hommes, son âme, elle la préservera pour Naoto.

Au final, Jotei est un drama somme toute plutôt captivant.
Après tout son réalisateur Komatsu Takashi est également à l’origine de dramas phares tels que Dragonzakura (2005), Kekkon Dekinai Otoko (2006), Himitsu no Hanazono (2007) ou encore Shiroi Haru (2009).

Jotei ne connaît aucune longueur. C’est un bon point.
Entre les concurrences et les saletés entre hôtesses, les malversations des yakuzas, les hommes d’affaires corrompus et les politiciens véreux, de nombreux rebondissements ont lieu.

Oui mais voilà, à force de vouloir rebondir constamment, beaucoup de points sont bâclés. Il aurait peut-être mieux valu développer d’avantage certains passages obscurs.

On ne comprend pas toujours les décisions de Ayaka. L’histoire d’amour entre l’hôtesse et Naoto est beaucoup trop soudaine. Certains personnages sont peu étoffés (surtout celui de Naoto qui reste très peu exploité alors qu’il a une place capitale dans le drama !) et d’autres manquent franchement de nuance et de subtilité comme les deux grandes méchantes, Kaoru Kudo et Hojo Rina, qui s’acharneront sans cesse sur Ayaka juste par jalousie.


Malgré tout, on est tenu en haleine et on prend plaisir à suivre le parcours d’Ayaka, en nous demandant jusqu’où la mèneront toutes ces péripéties.

Que lui réserve l’avenir ? Parviendra-t-elle à retrouver son père biologique ? Ira-t-elle au bout de sa vengeance ?

Pour le savoir, il vous faudra perdre un peu de temps libre et suivre l’ascension d’Ayaka. Moi, je n’en dis pas plus !

 


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