DAL JA’s Spring

SYNOPSIS

Oh Dal Ja est une femme professionnellement épanouie: depuis l’age de 20 ans, elle travaille dans une entreprise de télé-achat (le Handa Home Shopping) et est petit à petit parvenue à gravir les échelons jusqu’à devenir manageuse. Un poste qui lui procure la plus grande des satisfactions et auquel elle y consacre toute son énergie.
Mais à aujourd’hui 33 ans, Oh Dal Ja  réalise qu’elle a complètement mis de coté sa vie privée et que malheureusement le temps ne joue pas en sa faveur. Alors, elle ose enfin avouer ses sentiments à un de ces collègues, Shin Sae Do, qu’elle observe timidement depuis 8 ans. Le problème est qu’en matière d’hommes, Oh Dal Ja est totalement inexpérimentée et naïve, rêvant toujours au prince charmant.
Elle ne se rend pas compte qu’elle a interprété un simple geste de bonté pour de l’amour, et que Shin Sae Do n’est en fait qu’un coureur de jupons qui essaie, sans succès, de la mettre dans son lit tellement celle-ci est innocente. La réalité la rattrape lorsque la veille de noël, après lui avoir donné rendez-vous au bar d’un hôtel, elle le voit arriver au bras de Wee Seon Joo, la belle et fière animatrice de leur émission de télé-achat.
Blessée au plus profond de sa dignité mais déterminée à ne pas perdre la face, elle prétexte attendre un autre homme et ce voit ainsi contrainte à faire appel à Kang Tae Bong, un jeune homme de 6 ans son cadet qu’elle a rencontré au hasard un peu plus tôt. Il lui avait laissé sa carte en lui spécifiant que son job consistait à servir, sur rémunération, de faux petit-ami à des femmes embarrassées à un moment ou un autre par leur célibat.


C’est ainsi qu’Oh Dal Ja se retrouve à passer un contrat d’une durée assez longue avec lui et aux yeux de tous ses collègues Kang Tae Bong devient « officiellement » son petit-ami.
Tandis qu’ils commencent petit à petit à se rapprocher, un nouvel homme fait brusquement irruption dans la vie d’Oh Dal Ja: Uhm Gi Joong. Représentant d’entreprise et parfait gentleman, il incarne à la perfection le prince charmant qu’elle imagine dans ses rêves, et Dal Ja tombe immédiatement sous le charme! Mais n’est-il pas un peu trop parfait?
Et Kang Tae Bong, qui est-il vraiment? Après tout, elle ne connait que si peu de choses sur lui.
Comment leurs relations vont-elles évoluer?  Lequel fera battre le cœur de cette fière et douce trentenaire?

 


MV



FICHE TECHNIQUE

Titre: 달자의 봄 / Dal Ja’s Spring
Titre anglais: The Spring of Oh Dal Ja
Pays: Corée
Épisodes: 22
Chaine télé distributrice: KBS2
Période de diffusion: du 03 janvier 2007 au 15 mars 2007
Horaires de diffusion: le Mercredi et le Jeudi à 21h55

CASTING

Premiers rôles:

  • Chae Rim: Oh Dal Ja
  • Lee Min Ki: Kang Tae Bong
  • Lee Hyun Woo: Uhm Gi Joong
  • Lee Hye Young: Wee Seon Joo
  • Gong Hyung Jin: Shin Sae Do

MON AVIS

Dal Ja’s Spring est une comédie romantique coréenne tout ce qu’il y a de plus classique. Le sujet central est celui d’une trentenaire, fraiche et naïve, qui n’a jamais eu de relation amoureuse (non, non, ne faites pas ces gros yeux, apparemment c‘est tout à fait vraisemblable chez les coréens!) et qui de ce fait en a une vision très idéalisée! Elle rêve de rencontrer un prince charmant, celui qui serait enfin sa destinée. Dit ainsi, le scénario ressemble à un conte de fée pour petite fille bien sirupeux, mais fort heureusement deux éléments nous en gardent: 1) son humour et 2) son réalisme.

En effet, ce drama est un savant mélange de romance, de facéties et de réflexions à la fois. Dès les premières minutes du drama le ton est donné: on découvre Oh Dal Ja, sorte de femme-enfant, tantôt candide et perdue telle une petite fille, tantôt mature et rebelle comme n‘importe qu’elle femme moderne. Au grès de ses mésaventures et de ses gaucheries, elle se trouve confrontée à deux hommes, radicalement différents, et devra faire un choix. Ce qui l’amène à se poser tout un tas de questions, le genre de questions que nous nous posons toutes en fait lorsque commence une relation ou que celle-ci prend une certaine ampleur. Il est alors très facile de s’identifier et de comprendre ses attentes, ses hésitations ou ses craintes.


De plus, un autre point fort du drama est qu’à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il ne se contente pas seulement de sensibiliser une catégorie de femme en particulier, à savoir les trentenaires célibataires et indépendantes comme l’héroïne ou comme Wee Seon Joo, mais aussi les femmes mariées. Un grand nombre de personnages secondaires féminins sont présents tels que Go Shil Jang, la meilleure amie enceinte d’Oh Dal Ja toujours prête à lui remettre du plomb dans la tête; Yeong Shim, la mère de Kang Tae Bong qui réclame constamment un peu d’attention; Jung Ae, la mère veuve d’Oh Dal Ja, cachant un ancien grand amour; et une femme divorcée. Chacune amène sa manière de penser ou de se comporter face à l’amour, et son lot d’histoires personnelles, dressant ainsi un portrait plus global de la Femme et de ses préoccupations: célibat, travail, mariage, enfants, famille, divorce, regrets, lassitude, délaissement…

Non seulement, cela permet à tous types de téléspectatrices de se reconnaitre dans tel ou tel personnage, mais en plus, cela permet également de ne pas rester uniquement centré sur la trame principale en la dynamisant. Je vous rappelle tout de même que le drama est composé de 22 épisodes! Il est donc préférable de ne pas trop s’ennuyer ou de ne pas lasser avec des quiproquos redondants à n’en plus finir. Et je dois dire que sur ce point, c’est plutôt réussi. Cependant, Dal Ja’s Spring est comme je l’ai dit plus haut, une comédie romantique coréenne classique, ce qui veut dire qu’on n’échappe pas à certaines règles comme le triangle amoureux (je ne vous dirais pas entre quels personnages) même s’il est évoqué relativement vite, ou mon préféré: le fameux coup du destin dont sont apparemment très friands les coréens! Ce qui implique d’énormes coïncidences trop grosses pour être crédibles, avec des personnages soudainement rattachés par d’inimaginables liens de parentés ou autres. Mais, bon, ça fait partie du jeu, alors…


Ce réalisme qui pourrait être pesant, voir parfois dramatique, est donc contrebalancé avec une bonne touche d’humour salutaire. L’ambiance générale du drama en est ainsi grandement allégé, le comique étant fortement mis en avant grâce à beaucoup de situations plus cocasses les unes que les autres, la plupart survenant à cause d’une énième maladresse d’Oh Dal Ja, ou de son imagination débordante, en général accompagnée d’un « OH-MY-GOD! » bien senti. Grande rêveuse et un peu fofolle, ses réflexions la conduisent souvent à imaginer des scènes très drôles: quand elle se voit en guerrière telle Uma Thurman dans Kill Bill, ou enfilant son costume de super-woman pour tout gérer, ou encore habillée en princesse de Walt Disney obligée de réveiller elle-même le prince d’un baiser, n’est-ce pas l’image que nous avons malheureusement à l’époque actuelle toutes de nous-mêmes?
L’autre personnage comique est Shin Sae Do. Grand gaffeur, il attire forcément la sympathie et lorsqu’il se joint à Oh Dal Ja, ils forment alors un duo d’enfer. D’autres encore comme le grand-père de Kang Tae Bong et ses allures de mafieux, qui tente désespérément de remettre la main sur son petit-fils pour le ramener au bercail; sa mère qui feint d’être malade alors que pendant ce temps elle grignote ou joue honteusement aux cartes dans son lit; la chef d’équipe Kang que tous les employés craignent de par sa stature et sa sévérité, et sa façon de parler au ralenti en regardant fixement dans les yeux son interlocuteur comme si elle lui donnait un avertissement, ou d’appeler « Oh-Dal-Ja-shi » en appuyant bien sur chaque syllabe; ou Uhm Gi Joog qui, dépassé par les événements, décide sur les conseilles de sa secrétaire de lire Candy afin de mieux comprendre les femmes (avec en bande son le générique du dessin animé!); Tout ça sont autant de moments irrésistibles qui vous feront surement rire!

Rire est certes important, mais Dal Ja’s Spring est avant tout une romance, avec ses moments touchants et attendrissants, où sont dépeintes deux histoires d’amours: la première, bien sur, concerne le dilemme qu’éprouve Oh Dal Ja, partagée entre Kang Tae Bong et Uhm Gi Joog; même si, personnellement, le choix était fait: entre un homme riche, gentil, courtois, maniaque et un peu coincé, et un homme plus jeune et sans emploi mais qui sait prendre des initiatives sans s’imposer, répondre présent quand une fille a besoin d’être rassurée, sourire gentiment quand celle-ci est gênée ou maladroite, et qui surtout n’hésite pas à vous embrasser parce qu’il en a envie! Moi, c’est tout trouvé!!!! Et la deuxième, tout aussi captivante, inclus la belle et froide d’apparence animatrice télé, Wee Seon Joo et Shin Sae Do, notre petit coureur de jupon. Il est intéressant de les voir tous deux évoluer au fur et à mesure que se développe et s’approfondisse leur relation qu’ils pensaient au début sans lendemain et dans laquelle ils vont tous deux finir par s’investir.

En conclusion, Dal Ja’s Spring est un bon drama comique où on suit la vie amoureuse des personnages avec beaucoup d’attrait et d’humour. Les relations qui y sont développées sont malgré tout des relations clairement d’adultes même si elles gardent une grande part d’innocence puisque basées sur cette image de l’homme idéal avec le ô combien mythique prince charmant!

Seul tout petit bémol peut-être: la fin. Bien que tout à fait acceptable, elle laisse une petite impression de bâclé ou de facilité, je ne sais pas, peut-être aurais-je voulu quelque chose de moins commun.
Sinon, je terminerais juste en plaçant un petit mot sur l’ost, qui entre nous n’est pas exceptionnelle, mais qui s’accorde vraiment bien aux situations rocambolesques vécues par les personnages, avec notamment la chanson « Ya ya ya » qui m’a beaucoup amusé.