Synopsis

Une femme en robe rouge est retrouvée morte dans un terrain vague. La victime a été noyée dans une flaque d’eau salée et abandonnée là, non loin du domicile de l’inspecteur Yoshioka qui est justement en charge de l’affaire.
Tandis que les meurtres se multiplient sur le même mode opératoire, l’inspecteur retrouve des objets personnels sur le lieu du premier crime. Petit à petit, une question l’accable : Et s’il était le tueur?
Les souvenirs brouillés, il tente de se déculpabiliser comme il le peut.
Un soir, il fait face au fantôme de la jeune femme qui reviendra le hanter à plusieurs reprises. Il croit alors perdre la raison…

 


TRAILER


Infos

Titre : Rétribution
Titre original : Sakebi
Réalisation : Kiyoshi Kurosawa
Scénario : Kiyoshi Kurosawa
Production : Takashige Ichise
Musique : Kuniaki Haishima
Genre : Horreur, Mystère
Pays d’origine : Japon
Sortie : 2007
Durée : 104 min
DVD : Oui

Casting

Kôji Yakusho
Manami Konishi
Tsuyoshi Ihara
Hiroyuki Hirayama
Ikuji Nakamura
Ryo Kase
Kaoru Okunuki
Hironobu Nomura

MON AVIS (bien perso)

J’annonce de suite la couleur: Ce film ne m’a insufflée aucune émotion. Je ne fais pas partie de ceux qui se sont immergés dans la noirceur de l’âme d’une société en perdition dépeinte en silence.

Car, oui, du silence, il y en a et bien trop à mon goût. Les discours et les échanges sont rares. Les « dialogues » sont construits sur des non-dits ou encore sur des phrases courtes entrecoupées de blancs. La relation entre Yoshioka et sa petite-amie est un des meilleurs exemples.
Ils se parlent peu.
À tel point que je me suis questionnée sur leur véritable relation. (Les réponses à ce sujet seront données tardivement mais surement!) Elle lui dit doucement: « Je pars pendant plusieurs jours… »

Il lui répond, tout en continuant de lire son journal: « D’accord… » Puis elle tourne les talons avec la même lenteur exaspérante.

Nous assistons donc à de nombreuses introspections solitaires de la part des personnages et toujours sans un bruit. Autant le dire clairement: Il faut aimer le genre.

Pourtant le film démarre de façon prometteuse. On croit reconnaître l’inspecteur tuant une femme dans un terrain vague. On pense à tort que c’est un flic véreux. Puis, on le voit sur la scène du crime. Il n’a pas l’air de se souvenir de quoi que ce soit. On imagine alors un scénario où il aurait une double personnalité qui ne s’éveille que la nuit.

Rien de tout cela!

On comprend mal les intentions du réalisateur. On a beau se creuser la cervelle, le seul remède est de prendre son mal en patience.
Arrive le fantôme vêtu de rouge qu’on assimile automatiquement à la première jeune femme retrouvée morte. Et là, c’est le drame!

Autant les contes surnaturels made in Japan sont bien souvent emprunts d’une certaine poésie, autant dans ce cas présent, rien que l’idée de base est insupportable! Si le but était de rendre l’atmosphère flippante, c’est raté!

Les effets spéciaux sont en carton mâché. Notre spectre rigide au visage teint à la craie émet un cri perçant, fait trois petits tours et puis s’en va… avant de revenir et reproduire le même manège. Et cela, quand elle ne s’amuse pas à faire des loopings dans le ciel de Tokyo avant de plonger dans une bassine!

Le pauvre inspecteur, déboussolé, se force à consulter un psy qui lui apprend qu’il n’est pas le seul à avoir des visions!
Ces pseudos fantômes seraient un fragment de la conscience que le patient matérialise le plus souvent dans ses rêves… Hmmmm oui… Bon, d’accord, ça me semble pas mal et ça tient la route!

Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là et scène après scène, on bifurque, toujours dans le mutisme, vers une critique de la société Nippone.
Société séculaire, trop orientée vers l’avenir et la technologie, qui tend à oublier ses racines et ses traditions.

L’action se déroule dans un quartier reculé de Tokyo, composé de bâtiments désaffectés et de terrains difficilement constructibles à cause de l’eau de la mer infiltrée dans les sols, cette fameuse eau salée.
À chaque secousse d’un tremblement de terre, aussi faible qu’il soit, tout menace de s’effondrer.
Pourtant, l’urbanisation suit son cours et on oublie vite ce qu’il y avait là avant. On ne s’en soucie même plus.

La dame en rouge porte la lourde tâche de rappeler le passé aux protagonistes en les clouant encore un peu plus dans la solitude puisqu’elle même est morte dans l’ignorance, oubliée de tous.

Je ne vais pas vous raconter les meilleurs moments du film. Il n’y aurait plus aucun intérêt à le regarder.

Dans la seconde seconde partie, je vous promets quelques rebondissements qui vous tireront de votre torpeur si vous avez tenu jusque là.
Les décors n’aidant pas à garder l’oeil ouvert.
Les tons de gris et de marron sont les couleurs de mise afin de ternir ce long métrage, qui l’était déjà.

Certains qualifieront cela d’esthétisme recherché. Ceux-là même qui auront apprécié ce climat névrosé et taciturne. Du grand art, diront-il…

Pour les spectateurs, comme moi, qui souhaitent un film sans prise de tête mais entraînant, oubliez de suite. Vous vous noierez, non pas dans l’eau salée mais, fadement dans l’ennui !

 

One thought on “ RETRIBUTION ”

  1. Houlà!! la soirée a dû être belle….
    Le cinéma contemporain Japonais est à la ramasse totale depuis quelques années.
    Pas de budget, pas d’idée, et la mauvaise idée de vouloir concurrencer le cinéma Coréen…
    Malheureusement rien d’excitant à l’horizon sur cette belle île qui heureusement a d’autres atouts, mais sûrement pas la technologie…. Fausse route qui les perdra comme nous tous…
    QUOI? Pessimiste??

    J'aime

Hum ? Oui, j'écoute !

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