ORTHROS NO INU

 

SYNOPSIS

Aoi Ryosuke est un jeune professeur de lycée très apprécié. Ce jour là, il est abordé par l’une de ses élève pour une sombre histoire. Celle-ci lui raconte craindre pour sa vie depuis qu’elle a accidentellement assisté à une conversation entre trafiquants de drogue.
Le soir d’après, elle est découverte quasiment morte.
Animé d’un sentiment de culpabilité pour n’avoir rien pu faire pour la jeune fille, Ryosuke se met en quête des coupables.
Lorsqu’il les trouve, les malfrats sont aux prises avec une inspectrice de police sous couverture, Hasebe Nagisa.
D’un simple toucher de Ryosuke, un des hommes tombe soudainement à terre, victime d’une crise cardiaque.
Déroutée, Hasebe apprend que Ryosuke possède un mystérieux et dangereux pouvoir : La main du diable, qui lui permet de répandre la mort.

Ne pouvant être arrêté faute de preuve, Ryosuke est relâché.
Mais, Hasebe ne peut se résoudre à classer l’affaire. Elle poursuit donc ses recherches et entend parler d’un autre homme, Ryuzaki Shinji, détenteur d’un pouvoir similaire et condamné à mort dix ans plus tôt pour un triple homicide.

En allant à sa rencontre, elle découvre stupéfaite qu’en réalité Ryuzaki possède un pouvoir inverse de celui de Ryosuke : La main de dieu, avec laquelle il peut guérir n’importe quelle blessure ou maladie.
Loin de se douter des lourdes conséquences qu’engendreront ses actes, elle décide de réunir ces deux hommes. Commence ainsi un affrontement qui pourrait bien s’avérer fatal pour l’équilibre du monde entier…

 


 

MV TRAILER

 


 

FICHE TECHNIQUE

Titre: オルトロスの犬
Titre romaji: Orthros no Inu
Genre: Suspense, drame humain
Épisodes: 9
Chaine télé productrice: TBS
Période de diffusion: du 24 juillet 2009 au 25 septembre 2009
Tranche horaire: le vendredi à 22:00
Opening: Hikari Hitotsu par Takizawa Hideaki

 

CASTING

  • Takizawa Hideaki: Ryuzaki Shinji
  • Nishikido Ryo: Aoi Ryosuke
  • Mizukawa Asami:  Hasebe Nagisa
  • Yaotome Hikaru: Kumakiri Masaru
  • Yamamoto Ryuji: Shibata Sosuke
  • Harada Natsuki: Maezono Chiharu
  • Oshinari Shugo: Yoshizumi Masato
  • Haru: Shirakawa Kana
  • Shiba Toshio: Kumakiri Zenso
  • Rokkaku Seiji: Ninomiya Ken
  • Sasaki Kuranosuke: Sawamura Takayuki
  • Takahata Atsuko: Sakaki Yoko

 

RÉCOMPENSE

13ème Nikkan Sports Drama Grand Prix (été 2009) ~ Meilleur second rôle : Nishikido Ryo

 

MON AVIS

Orthros no Inu se traduit littéralement par le chien d’Orthros (ou Orthos) . Bien évidement, vous l’aurez compris ce nom fait clairement référence au chien bicéphale de la mythologie grecque. Orthros était le gardien du troupeau de boeufs de Géryon, un géant à trois têtes. Il fut tué par le demi dieu Héracles (ou Hercule) qui cherchait à accomplir le dixième de ses douze travaux en récupérant le dit troupeau.

Mais toute corrélation avec la mythologie s’arrête là car même si le caractère bicéphale du chien mythique est censé représenter la dualité des pouvoirs de Ryuzaki et de Ryosuke, pouvoirs tellement extraordinaires que forcément issus des dieux, on ne peut faire aucun autre rapprochement entre la légende mythologique et le drama en lui-même. Par conséquent, ne vous triturez pas la cervelle à rechercher des points communs, il n’y en a pas.

L’Orthros est également une liturgie (messe) qui se célèbre juste avant l’aube alors que le monde est encore plongé dans les ténèbres. Elle évoque le messie, la béatitude et les lamentations.
Encore une fois, l’allusion fait référence à la divinité toute puissante face aux pécheurs.

Je pense que le but de ce titre alléchant est surtout d’alimenter une certaine curiosité de la part du téléspectateur et d’annoncer l’aspect fantastique du drama.
Tout comme la présence de courts passages dessinés qui sont là pour accentuer le coté légendaire.

En revanche, le véritable intérêt du drama réside dans son étude de la nature humaine.
Ryosuke et Ryuzaki représentent donc le ying et le yang, le bien et le mal :
L’un a le pouvoir de tuer, l’autre celui de guérir.
Jusque là, c’est assez simpliste. Mais heureusement pour brouiller un peu les pistes, les scénaristes ont voulu corser un peu l’histoire en donnant à chacun une personnalité diamétralement en contradiction avec leur pouvoir.

Ainsi, Ryosuke qui est moral et honnête, est sans cesse torturé par son funeste pouvoir et redoute de s’en servir même avec l’intention de protéger quelqu’un.
Tandis que Ryuzaki, sombre, introverti et manipulateur, n’utilise son pouvoir de guérison que s’il peut en tirer parti.


Au travers de ces deux personnages que tout oppose (mais unis par un pouvoir qui semble provenir d’une même source), ce sont également la convoitise, l’égoïsme et l’avidité de l’homme qui sont montrés du doigt.

Face à de tels pouvoirs et afin de satisfaire leurs désirs de domination, certains hommes sont prêts à toutes les abominations pour se les accaparer.
Avec la main du diable, ils pourront terrasser leurs ennemis et soumettre le monde à leur volonté.
Avec la main de dieu, ils auront la vie éternelle et seront à même de monnayer ce bienfait.

Fatalement, ces pouvoirs fabuleux déclenchent d’inévitables conflits.

Au milieu de cette tourmente se tiennent deux hommes perdus, luttant contre leurs propres démons, et en quête de réponses :
Pourquoi un tel pouvoir ?
D’où vient-il ?
Est-ce une bénédiction ou une malédiction ?
Quel est leur place dans la société ? Y en a-t-il seulement une ?

Les deux acteurs qui interprètent Ryuzaki et Ryosuke (deux acteurs issus de la Jonnhy’s Entertainment) portent relativement bien leurs personnages.
Takizawa Hideaki (aussi connu sous son pseudo Tackey) est plausible dans le rôle de l’homme à double facette.
Son visage doux et angélique contraste avec son attitude rusée, individualiste et manipulatrice, amenant souvent le téléspectateur à se demander quelles sont ses réelles motivations.
Est-il un ange ou un démon ? Bon ou mauvais ?

Cependant, j’ai tout de même regretté qu’il ne laisse pas transparaître plus de profondeur dans son personnage.
J’aurais aimé que son visage demeure un peu moins impassible et laisse, par moment, entrevoir certains sentiments, que l’on puisse d’avantage l’aimer, le détester ou ressentir de la compassion à son égard.

Nishikido Ryo, lui en revanche, y est parvenu à merveille. Chacun des doutes ou craintes de Ryosuke démontrent la lutte intérieure qui l’accable et qui le met face à un douloureux cas de conscience.


En ce qui concerne, le personnage de Hasebe Nagisa, interprété par Mizukawa Asami, il n’y a pas grand chose à dire.
Elle est l’élément qui permet la rencontre entre Ryuzaki et Ryosuke. Souvent à la traîne et ne sachant pas vraiment si elle peut faire confiance à l’un ou à l’autre, elle court vaillamment à la recherche d’explications qui lui échappent continuellement.
Bien entendu, un léger prémisse d’histoire amoureuse va se mettre en place mais (bien heureusement ?!) celui-ci sera peu développé.
Au final, le personnage le plus attendrissant est celui de la fille (malade… Comme c’est pratique !) d’Hasebe.
Les quelques scènes qu’elle partage avec Ryuzaki restent d’assez beaux moments.

Le scénario, quant à lui, est basé sur le suspense distillant les informations au compte-goutte. Certains épisodes sont plus accrocheurs que d’autres mais dans l’ensemble l’attention du téléspectateur est maintenu en éveil.

Petit bémol cependant : Je ne sais pas si c’est dû au fait qu’il y ait eu pas moins de cinq scénaristes sur ce drama, mais parfois l’histoire semble un peu confuse. Elle prend trop de directions différentes à mon goût. Mais bon… Ceci n’est que mon avis.

Tant qu’on y est, parlons de la fin, tiens ! Juste un exemple qui donne un peu d’urticaire… Parlons de cette fin qui se veut étonnante, mélodramatique et pleine de bons sentiments !
C’est vrai qu’elle est plutôt émouvante… sauf si vous avez l’âme un tantinet cynique. Elle vous paraîtra alors trop théâtrale et surtout bien trop déconcertante (WTF).

Et puis quite à papoter de choses qui fâchent, il y a deux points que je n’ai franchement, mais alors FRANCHEMENT, pas supporté :

1 – Les effets spéciaux utilisés pour le pouvoir de Ryosuke. Cette façon de faire saillir les veines des victimes et de faire rouler leurs yeux dans tous les sens tels des caméléons en panique est vraiment ridicule !

2 – Le jeu horripilant de l’acteur Rokkaku Seiji qui joue le personnage de Ninomya Ken (un ex-policier détenant bien des réponses). Il surjoue et en fait des tonnes ! Je n’avais qu’une envie… celle de l’assommer !

En conclusion, sans être super captivant, Orthros no Inu est un drama qui maintient un certain intérêt grâce à son suspense et à ses personnages.
Le gros reproche que l’on pourrait lui faire serait peut-être la trop grande envergure de son scénario.
Entre allégorie mythologique, fantastique, triller psychologique, drame policier, et mélodrame, il aurait fallu revoir ses ambitions à la baisse, le drama aurait ainsi largement gagné en intérêt !
À bon entendeur…