G-DRAGON – Michigo

 

Juste avant le lancement de sa dernière tournée mondiale (2013), GD est passé par le studio d’enregistrement, accompagné de ses potes TaeYang et Se7en, pour nous concocter un titre inédit: MICHIGO.

Le jeune homme souhaitait l’offrir en tant que présent à tous les chanceux qui pourraient assister à ses concerts. Initialement, il ne devait être interprété que sur scène. Mais voilà, un aficionado, c’est casse-pied… Alors plusieurs… Bonjour le bourdonnement d’oreille !

Sous les complaintes de ces derniers, qui clamaient être lésés de n’avoir aucun support pour cette nouvelle chanson, la YG Entertainment a réalisé leur désir le plus fou en permettant le téléchargement légal de MICHIGO sur le compte Line de notre fou furieux et en l’illustrant d’un clip.

Et là… C’est le drame!

GD joue à nouveau sur son registre préféré: la défaillance mentale. Il nous sert un air électro entrecoupé de beats hip-hop. Un style déjanté qui a le don de secouer dans les chaumières.
La vidéo dépote tout autant si ce n’est qu’on se croirait projeté dans un asile psychiatrique.

Un gars apparaît dans une rame de métro, le cheveu mi-long crépu (il doit vouer une admiration cachée à la tignasse de ma fille et qu’elle exergue – pour la petite histoire, elle est repartie dans sa chambre, choquée! « Pourquoi, GD, pourquoi ?????! » ).
Il exhibe de longs pieds inhumains. Hum-hum… Un complexe peut-être…
Puis, c’est la débandade… Entre la coupe afro, le retour de Mireille Mathieu et la crête, on a mal aux cheveux pour lui. Mais, capillairement parlant, il nous a habitué à l’inimaginable. Donc, à la limite, c’est du petit lait en bouteille!

Non, non, le pire vient du reste des images. Une gigantesque compilation de n’importe quoi où G-Dragon laisse libre-court à ses délires.
En même temps, le titre résume bien la chose puisqu’il signifie « devenir fou ».
Ainsi, il nous affirme voir des éléphants roses, il passe deux heures dans les toilettes à tenter de faire ses besoins ou à espionner les autres et veut se guérir de ses pieds monstrueux.

Il se prend des fessées (par ses parents ?) qui ne lui font même pas mal. Tout ça pour se faire face à lui même à la fin: Méchant-GD-en-short-kilt essaye de pulvériser les panards de gentil-GD-touffe-touffe.
Les gens autour de lui portent tous le même masque et sont inidentifiables.
Puis, on retourne dans la rame de métro qui s’arrête. GD essuie la bave qui a coulé sur son menton: Ouf ! C’était un rêve !







Hé oui, cet embrouillamini d’images reprend tous les rêves bizarres et redondants que tout un chacun à déjà pu faire une fois dans ses nuits.
Réfléchissez-y quelques petites secondes, vous verrez que ce n’est pas dénué de sens. Qui n’a pas rêvé être dans des toilettes sans pouvoir se soulager? Qui ne s’est pas vu pieds nus dans ses cauchemars faisant une fixette dessus? Qui n’a jamais rêvé qu’il courait sur place (regardez bien la choré) ou encore qu’il frappait quelqu’un sans que la victime ne ressente de douleur? Ou bien qu’il montait à bord de transports, plus ou moins bondés, qui ne démarraient pas?

Pareil pour les personnes qui déambulent près de vous et dont vous ne vous souvenez plus du visage. Tout est flou. Vous les connaissez sans les reconnaître physiquement.

Contrairement à toutes les critiques que j’ai pu lire, je lui trouve un certain génie, à ce garçon. Alors, oui, je l’accorde, un génie taré, certes, mais comme je vous l’ai suggéré, regardez ce clip avec un oeil neuf en prenant en compte la théorie du rêve. Le petit Ji Yong vous semblera moins attaqué de la binette!