RONDO

Synopsis

1982 – Kanayama Takumi n’est encore qu’un enfant lorsqu’il voit mourir son policier de père, tué de la main d’un membre d’une organisation mafieuse. Le co-équipier de ce dernier, sa femme et ses deux filles furent emportés dans une explosion à leur hôtel. Le père de Takumi se précipita alors dans les flammes, suivi de peu par son fils. Takumi aperçoit, au moment fatidique, le meurtrier de son père, l’arme au poing, et une étrange cicatrice au bras… le seul indice qui peut lui permettre de reconnaître l’assassin.

L’organisation mafieuse en question, c’est Shin-Ku (Chien sacré). Au fil des années, elle est devenue de plus en plus puissante et insaisissable. L’inspecteur Isaki-san, dont le père de Takumi était le collègue, n’a de cesse de persécuter ce cartel, exploitant chaque filon et chaque semblant de preuve. Mais depuis 24 ans, ses efforts ne se voient pas récompensés et Shin-Ku passe inlassablement entre les mailles du filet.

À la mort de son père, Takumi jure qu’il deviendra le meilleur policier et ainsi qu’il pourra appréhender le coupable….

2006 – Takumi est ce qu’on appelle un policier sous couverture. Une taupe, nommée Nishijima Sho, infiltrée au coeur de Shin-Ku. À  la tête de celle-ci, il y a un homme aux idées de grandeur, vil et cruel: Kazama Ryiujiro. Dans son ombre, un autre homme essaie de se faire un nom. C’est son propre fils: Kazama Ryugo.
Après un petit incident, Takumi/ Sho est proclamé homme de main de Kazama Ryugo.

Pendant ce temps, deux Coréennes débarquent au Japon. Choi Yuni et Yuna recherchent leur père enlevé par Shin-Ku, il y a plusieurs années. Elles détestent ce pays qui est la cause du malheur de leur famille. Malgré la barrière de la langue et leur rancoeur, elles s’installent dans un petit restaurant qu’elles ré-ouvriront peut-être.

Un matin, Yuna découvre un chien devant sa porte. Elle décide de le garder pour sa jeune soeur Yuni, d’autant plus que celle-ci est fragile et malade du coeur. Malheureusement, le chien a déjà un propriétaire: Takumi/ Sho.

Ces deux êtres diamétralement opposés – Elle déteste Shin-Ku, il en fait parti / Elle est Coréenne, il est japonais – vont être pris dans une Ronde (Rondo) du destin, teintée de violence, de sang et de trahison; tantôt les poussant l’un vers l’autre, tantôt les arrachant l’un à l’autre….


Un MV tout dégueulasse (Désolée, j’ai pas trouvé mieux)



Fiche technique

Titre: 輪舞曲
Titre (romaji): Rondo
Autre titre : 윤무곡 / Yunmugok
Épisodes: 11
Genre: Policier, thriller, Romance
Chaine distributrice : TBS
Période de diffusion : 15/01/2006 au 26/03/2006
Horaires: Dimanche à 21h00

Opening: Ayaka – I believe

Production

Scénariste: Watanabe Mutsuki
Producteurs: Ueda Hiroki, Yoshino Yuko (吉野有子)
Réalisateurs: Hirano Shunichi, Shono Jiro, Yamamuro Daisuke
Musique: Kanno Yugo (菅野祐悟), KREVA

Casting
  • Takenouchi Yutaka dans le rôle de Nishijima Sho / Kanayama Takumi
  • Choi Ji Woo dans le rôle de Choi Yoon A
  • Kimura Yoshino dans le rôle de Ichinose Akira
  • Ishibashi Ryo dans le rôle de Isaki Yoshihiko
  • Sato Ryuta dans le rôle de Hide
  • Hayami Mokomichi dans le rôle de Kazama Ryugo
  • Ichikawa Yui dans le rôle de Kazama Kotomi
  • Hashizume Isao dans le rôle de Song Gyu Hwan
  • Sugiura Naoki dans le rôle de Kazama Ryuijiro
  • Shiomi Sansei dans le rôle de Matsudaira Teppei
  • Fubuki Jun dans le rôle de Kanayama Keiko
  • Okamoto Rei dans le rôle de Matsudaira Fujiko
  • Shin Hyun Joon dans le rôle de Kim Young Jae / Lee Hyun Woo
  • Lee Jung Hyun dans le rôle de Choi Yoon Hee
  • Morishita Chisato dans le rôle de Shiratori Kumi
  • Wentz Eiji dans le rôle de Toda Masato
  • Becky dans le rôle de Moyuka
  • Fukikoshi Mitsuru (ép1)
  • Hirata Mitsuru (ép3)
  • Tomiura Satoshi (ép3)
  • Nakamaru Shinshou


MON AVIS

Mais quel drama, dites donc !!!!! Mais…. Quel Drama !!!!!! Je ne l’ai pas regardé. Non non. Je l’ai dévoré, absorbé, assimilé, englouti ! Attention à vos mirettes, c’est du lourd !!!! Du vieux mais du lourd !

D’ailleurs, c’est ce qui me fait penser à la toute première chose qui m’a frappée. Non mais… Excusez-moi du peu mais… comment un drama de cette carrure a-t-il pu être oublié depuis 2006 ????
Il doit y avoir une explication rationnelle à cela, j’en suis persuadée! Sinon je veux bien brouter de l’herbe habillée en bichette! (Effacez-moi cette image de votre tête, tout d’suite!!!!!) Comment se fait-il qu’il ne soit subbé que maintenant????! Je crois que beaucoup de très bons dramas sont laissés de côté, faute d’un casting comprenant les acteurs incontournables du moment… à comprendre le petit mignon au visage lisse, qui monte, qui monte!

Mais ceci est un autre sujet que je ne vais pas développer ici parce que des choses à dire sur cet extraordinaire drama, j’en ai déjà à revendre!

Pour commencer, je pense que ce drama mettra d’accord et réconciliera les amateurs de productions japonaises et Coréennes. C’est aussi pour cette raison que j’estime que cette fiche a sa place en ces lieux puisque c’est un drama Japonais, certes, mais au jus mixé Coréano-nippon.

Lorsque les talents des deux pays se mêlent, la qualité s’en ressent immédiatement. Les deux cultures se fondent malgré leurs différences, faisant la part belle aux Coréens qui ne sont pourtant que des guests ici. Terminés les stéréotypes bidons et la peur de percuter la sensibilité du chauvinisme nippon! Je dois l’avouer…. Je redoutais le moment qui scinderait ces deux cultures pour des motifs de politiquement correct. Et il n’est pas arrivé!!!!!
Ceci dit, j’y ai cru, à un moment que je ne peux pas vous révéler… et j’ai laissé explosé mon indignation promettant d’en faire un coup de gueule bien senti dans cet article.
Mais les revirements de situation ont fait que tout est rentré dans l’ordre, pour mon plus grand plaisir. Pour vous donner un indice sur mon monologue, certainement incompréhensible pour vous, je parle du communautarisme Japonais et de l’hésitation à franchir les barrières culturelles même par amour.

En effet, les Coréens vivant au Japon se naturalisent pour se fondre dans la population et ce processus commence par un changement de nom de type Japonais. On voit d’ailleurs ce cas de figure dans ce drama aussi. Mais là où ça devient surprenant c’est que, dans cette fiction, ce qui est montré du doigt, c’est justement la société nippone et sa façon de se croire supérieure par rapport aux autres pays Asiatiques voisins (C’est un point de vue qui y est cité et non une analyse personnelle, je précise). C’est aussi sa façon de laisser « mourir » les siens en affichant un sourire et une bienséance comme si de rien n’était. Et pourtant ce drama est Japonais et fait par des Japonais. À vrai dire, j’étais tellement perturbée que j’ai vérifié plusieurs fois…

Pour aborder l’intrigue, on a une histoire classique de flic infiltré avec le malaise du policier qui se sent « abandonné » par les siens et qui pourrait très bien perdre ses repères ou encore finir dans la baie de Tokyo s’il venait à être démasqué. C’était intéressant de dépeindre ce côté du personnage en appuyant sur tout ce à quoi il a renoncé depuis 9 ans, c’est à dire son identité, sa famille et l’amour. On le voit vivre poussé par la vengeance et la justice, prenant des risques considérables.

Le scénario tient debout nous permettant de voyager entre le Japon et la Corée. Il y a un suspens haletant pour certains épisodes qui vous feront vous crisper et râler après votre pc, ou plutôt après les personnages qui ont une fâcheuse tendance à ne pas écouter vos mises en garde! L’ambiance est sombre, parsemée d’espoir. Les scènes sont souvent tournées de nuit ou dans des endroits peu éclairés pour corréler avec l’ambiance justement. On y abuse pas des explosions et autres fusillades mais celles qui nous sont proposées sont plutôt bien faites.

La romance, puisqu’il y en a une est guidée par le destin, certes, mais elle n’est pas étouffante bien qu’omniprésente. Les sentiments sont beaux et sincères sans être exubérants. Les acteurs ont su trouver le ton juste sans que ça ressemble à de la marmelade. Il y a des larmes mais un amour contrarié n’y échappe pas. Cela dit, tout y est justifié donc non abusif.

Si je devais parler des points négatifs, je mentionnerais les plans assez mal choisis du premier épisode. Les premières minutes sont tournées de nuit avec des lumières orangés assez aveuglantes jusqu’à l’explosion. Surement un effet de style mais ça m’a laissé une impression étrange. Là où ça m’a carrément destabilisée c’est lorsque pour rythmer les scènes d’actions, ils emploient des plans arrêté successifs comme si c’était une rafale de photos, un coup en couleur, un coup en noir et blanc. Jusque là ça passait mais l’image est intentionnellement altérée comme quand votre antenne de télévision marche mal. Heureusement, après avoir abusé de ces techniques au début, les plans redeviennent normaux.

Un autre point que j’ai relevé et qui semble, lui aussi intentionnel, c’est de ne pas vraiment vous révéler le pays où se déroule l’action. Vous entendez parler Coréen, Japonais et Mandarin mais l’endroit n’est pas spécifié. C’est un peu déroutant mais vous comprenez le pourquoi du comment par la suite: le suspense et le devoir de ne pas vous souffler tous les indices….

Pour finir, il est vrai que l’on devine assez rapidement les intrigues et autres mystères, et que l’on renifle vite qui est réellement qui, dans cette histoire. Il y a, de même, quelques accrochages au scénario qui se mettent au service du héros et qui font qu’il se tire de toutes les situations on ne sait pas trop comment. Bon… C’est un peu dommage… Un peu trop facile et répétitif… Soit! Mais ça n’enlève rien à l’intérêt intense que vous pourrez porter à cette série. Il y a eu des indices mis sous mon nez où je n’y ai vu que du feu dont un que j’ai en tête. Il est hors de question que je vous le dévoile puisqu’il est décisif.

Il faut cependant que je dise un petit quelque chose sur le générique. C’était déjà une bonne surprise que ce soit une chanson d’Ayaka qui parle de la confiance en soi et du bon chemin à trouver. Les paroles collent bien avec le drama. Mais ce que je n’ai pas remarqué tout de suite c’est qu’il n’y a pas que la chanson qui lui colle à la peau. Alors que je trouvais les images un tant soit peu gerbatives (faut le dire), au début, avec cette caméra qui fait des zooms avant et arrière ou qui tourne autour des deux protagonistes sans arrêt, j’ai fini par percuter et applaudir. C’est tout à fait ça. Lorsque l’un est habillé en blanc, l’autre est en noir, quand l’un se rapproche, l’autre recule, etc… C’est comme s’ils étaient des opposés, se cherchant du regard et pris dans un tourbillon… Une ronde!

Oups… Je crois que je bavasse un peu trop! J’ai encore tant à dire! Mais plutôt que de vous noyer dans un flot de phrases et de mots, je vous pousse fermement à le regarder. Amateurs de polars et de thrillers, celui-là est fait pour vous! Amateurs de romances, vous pourrez aussi y trouver votre compte avec cette belle histoire d’amour ponctuée par les notes de « Sayonara », magnifique morceau. Les ingrédients des Jdramas et Kdramas y sont délicatement pétris pour vous offrir un moment de délectation.

ITADAKIMASU !

 

Hum ? Oui, j'écoute !

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