Les DARUMA

Aujourd’hui, mettons le Daruma à l’honneur. Découvrez l’histoire, les charmes et les pouvoirs de ce petit personnage tout en rondeur, incontournable au Japon !

Légendes et histoires

Le moine Bodhidarma

 » Le zen va droit au cœur. Vois ta véritable nature et deviens Bouddha. « 

Ce soutra, qui se rattache à la philosophie yogacara, insiste sur l’importance de dépasser la dualité et l’inutilité du langage pour la transmission du dharma.


Le moine bouddhiste Bodhidarma, à l’origine de la voie 禅 (Zen), est connu sous le nom 達磨大師 (DaruMa DaiShi) “le grand maître Daruma” au Japon.Suivant les différentes légendes, il serait né vers l’an 440 et aurait vécu jusqu’à l’âge de 90 ans ou 150 ans. Il était originaire du sud de l’Inde et entama un long voyage vers la Chine pour y enseigner la voie 禅 (Zen).
Il se rendit dans de nombreux temples bouddhistes et notamment celui des moines 小林 (ShôRin) “Shaolin”, alors récemment construit.
Mais les moines refusèrent de le recevoir.
Il médita devant les murs du temple pendant 9 années afin d’y brûler des trous par le regard.
A défaut de percer les enceintes du temple, il gagna finalement le respect des moines qui le laissèrent entrer.
Les moines passaient tout leur temps à copier des manuscrits. Aussi, Bodhidharma introduisit l’enseignement des arts martiaux dans la vie monastère du temple Shaolin. De nombreux historiens estiment que c’est de cet enseignement que d’autres arts martiaux, comme le カンフー (KaNFu-) “kung-fu”, tirent leur origine.

Une autre légende, bien plus extravagante, lui attribue l’introduction du thé en Chine. Bodhidarma se coupa les まぶた (MaBuTa) “paupières” afin de ne pas tomber endormi lors de ses méditations. A l’endroit où ses paupières tombèrent, poussa un théier. Ses séances de méditation sans fin sont par ailleurs à l’origine d’une croyance japonaise qui dit que 達磨大師 (DaruMa DaiShi) “Daruma” aurait perdu l’usage de ses jambes.

Origines des Daruma

Cette croyance explique la forme des 達磨人形 (DaruMa NinGyô) “poupées Daruma”.
Ces poupées sont lestées de manière à toujours revenir dans 座禅 (ZaZen) “la position de méditation Zen”.
Les だるま (DaRuMa) sont souvent peintes en rouge et l’emplacement pour les yeux est laissé vierge.C’est au propriétaire de la poupée de peindre les yeux.
Il faut d’abord peindre l’œil gauche du だるま (DaRuMa) en souhaitant un vœu. Il faut peindre l’autre œil lorsque le vœu est exaucé.
Il est important de noter que la poupée Daruma ne joue qu’un rôle de rappel pour son propriétaire. La réalisation du voeu est donc entièrement du ressort du propriétaire.

Les だるま人形 (DaRuMa NinGyô) “poupées Daruma” sont faîtes en papier mâché. Des bandes de papier mâché sont d’abord appliquées sur un modèle en bois. Après un temps de séchage de deux à trois jours, on sépare le “masque” du modèle pour le peindre.

L’origine des だるま人形 (DaRuMa NinGyô) “poupées Daruma” remonte en 1764. A l’époque, les yeux des poupées étaient peints et elles servaient de talismans de protection. Vers 1772, une épidémie de varicelle menaçait les japonais. Cette maladie est particulièrement dangereuse pour les yeux.
De nombreux enfants furent atteints. Aussi, le seul recours de l’époque était la foi. C’est à dire des prières et les charmes de protection vendus par les moines bouddhistes. C’est à cette occasion que des だるま人形 (DaRuMa NinGyô) aux yeux non peints furent vendues, avec la consigne de peindre l’oeil gauche après avoir prié et l’oeil droit à la guérison de l’enfant.

Il existe une autre explication de l’origine des poupées Daruma. Les artisans de la soie avaient pris l’habitude de les utiliser afin de veiller sur les vers à soie. Ils noircissaient un oeil au printemps, période de la naissance des nouveaux vers, en souhaitant que le vers grossissent et donnent beaucoup de soie. Enfin, en automne, période où les vers tissent leurs cocons, ils noircissaient l’autre oeil.

Le début de l’année est la période où les Daruma se vendent le mieux. A cette occasion, des marchés aux Daruma sont organisés dans tout le Japon.
Celui de 群馬県高崎市 (GunMaKen TakaSakiShi) “la ville Takasaki dans la préfecture de Gunma” est le plus couru.
La présence du 小林山達磨寺 (ShôRinZan DaruMa Dera) “temple Daruma du mont ‘Shaolin’” y est sans doute pour quelque chose. Les moines du temple peignent l’oeil gauche des poupées Daruma achetées sur place.

Enfin, par le passé, les enfants s’amusaient à だるま落とし (DaRuMa OToShi) “Daruma – tomber”. Le Daruma est placé au sommet d’une colonne de rondelles de bois. Les joueurs doivent dégager les rondelles à l’aide d’un petit maillet tout en évitant de faire tomber le Daruma.

Les daruma: folklore et tradition

Daruma (達磨, Daruma) est donc le nom japonais de Bodhidharma (prononciation japonaise de Dharma).
Un daruma est aussi, dans la culture japonaise, une figurine à vœux.
Le Daruma (達磨) est la représentation figurative de Bodai-Daruma (Bodhidharma – Véme/VIéme sicle) un religieux indien de la secte bouddhique dhyâna venu en chine diffuser les préceptes du bouddhisme.
Il est à l’origine de la création de la secte bouddhiste Sôtô. Bodai-Daruma est connu pour sa persévérance. Selon la tradition il serait resté en méditation en position Zazen pendant 9 année et aurait vécu jusqu’à l’âge de 150 ans.

Le 5 octobre est la journée commémorative donnée en l’honneur de Bodai-Daruma. A l’instar de des qualités Bodai-Daruma le Daruma, de part sa forme, se relève toujours lorsqu’on le renverse.

Les daruma sont des figurines creuses, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Elles ont été modelées d’après Bodhidharma. Elles sont le plus souvent rouges, mais parfois jaunes, vertes et blanches. Le visage de la figurine est moustachu et barbu, les yeux sont blancs, sans pupille.

Certaines figurines sur les joues ont des caractères peints expliquant le type de souhait de son propriétaire (gloire, richesse, santé, protection des siens). Le prénom du propriétaire peut être inscrit sur le menton de la figurine.

On peut se procurer les daruma dans les temples bouddhistes ou à proximité. Les prix varient de 1 000 yens pour les plus petites, qui avoisinent 15 cm de hauteur, à plus de 10 000 yens pour les plus grandes d’environ 60 cm de hauteur. On possède généralement un seul daruma entamé à la fois.

On utilise de l’encre noire pour dessiner la pupille circulaire du premier œil en se formulant mentalement le vœu.
Jusqu’à ce que ce que le vœu se réalise, on entrepose le daruma en hauteur dans sa maison, généralement près d’autres objets du même acabit, comme un butsudan, sorte de boîte à prière bouddhiste.
Si le souhait se réalise, on dessine alors la seconde pupille, et on écrit la façon dont le vœu a été réalisé; ceci a donc, au-delà des superstitions, l’avantage d’apporter une réflexion sur la façon d’accomplir ce qui est désiré.
Si le vœu ne se réalise pas, et que le daruma a été acheté dans un temple (il porte alors le sceau du temple), son propriétaire peut l’y renvoyer pour qu’il y soit brûlé.
La plupart des temples refuseront de brûler des figurines qu’ils n’ont pas confectionnées. Le rituel de destruction par le feu, qui a généralement lieu à la fin de l’année, indique aux kami que l’on n’a pas renoncé à son souhait mais que l’on cherchera d’autres moyens pour qu’il se réalise.


En pratique ce rite se pratique dans les temples à l’occasion du Daruma-ichi.
Le Daruma-ichi est une sorte de foire aux Daruma. Lors de cette journée on rapporte son Daruma en temple et on se porte éventuellement acquéreur d’un Daruma plus imposant. Cette foire se déroule au 1er avril de chaque année. Certains temples sont célèbres pour leur Daruma-ichi.
C’est le cas notamment des temples de Tôkyô Soji-ji et Jindai-ji.

Fabrication des Daruma



Il existe une multitude de magasins proposant des Daruma à la vente. Les prix varient en fonction de l’importance du Daruma.
Plus ce dernier est gros, plus il est cher (vous en trouverait certains pouvant monter jusqu’à  15 000 yens).
La popularité du Daruma est telle que le secteur marchand n’a pas hésité à en faire des produits dérivés surtout dans le secteur des jouets. A noter l’existence d’un Daruma au visage bleu.
Ce Daruma traditionnel est uniquement fabriqué dans la préfecture de Miyagi. On le nomme Matsukawa-daruma.

Daruma dans l’histoire de l’art & culture générale

Epoque d’Edo (1603-1868)
XVIIIe siècle
Kakemono Encre sur papier
H : 0,59 ; L : 0,17 cm
Don G. Kaufmann
MA 6250

Négligeant les détails anecdotiques et toute illustration d’un cadre environnant l’image principale, l’artiste Hakuin atteint ici une pure expression de la méditation, celle que connut le premier patriarche Zen Daruma (Bodhidharma) face à un rocher durant neuf ans.

De l’abstraction de la silhouette, campée d’un trait rapide et sûr à la manière d’un idéogramme, se dégage une énergie farouche qui semble émaner tant du corps du patriarche que de la main du peintre.
Une inscription, fait écho à cette image symbolique de la quête spirituelle : « Regardant à l’intérieur de lui-même, l’homme devient Buddha ».
Reflétant l’essence de l’enseignement de la secte Rinzai, qui refuse le rationalisme et toute systématisation de la pensée, l’art intuitif et calligraphique de cet artiste, se pose comme la clé d’une liberté spirituelle sans limites.

Cette intuition semble être l’axe de recherche commun à la peinture monochrome zen dont le but est d’atteindre une forte expressivité, et pour laquelle ces peintres tendent à rompre avec les règles académiques.

Hakuin, célèbre dès son vivant pour son oeuvre de réformateur de la pensée zen, et plus précisément de celle attachée à la secte Rinzai, apparaît aussi comme le fondateur d’une esthétique puissamment novatrice, marquant le développement de l’art zen au-delà de l’époque d’Edo.
Ce n’est pas dans le choix de ses sujets mais dans le traitement libre imposé à ceux-ci dans des compositions resserrées sur des contours simplifiés, que se manifeste l’originalité de l’auteur. Ainsi ce portrait de Daruma face au mur compte-t-il au nombre des thèmes récurrents dans son œuvre, et témoigne de la maturité de l’art du peintre par la spontanéité de son style et la portée des commentaires qui émaillent ses compositions.

D’après H. Bayou.

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Miyazaki s’est également inspiré des Daruma, pour le voyage de Chihiro: ces trois têtes vertes roulantes sur fond « Huh! Huh »! semblent bien familière au folklore japonais!


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L’émission Muchaburi! du 3 avril 2007 des Kanjani8 est particulièrement intérressante puisque la demande de l’invité Ishii Tatsuya le groupe enquête sur les Daruma, et ses produits dérivés.

Amegatou, les daruma en animé délire et funky !



 

Pub pour une nourriture obscure et étrange (si vous savez ce que c’est n’hésitez pas en informer la rédactrice sceptique!)



Vous retrouverez, dans plusieurs dramas et animés, les daruma qui apparaissent fréquemment, puisque étant un élément incontournable de la culture nippone !! À vous de les dénicher !
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Hum ? Oui, j'écoute !

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