Shigoto Desu ! Travail ! Travail ! Travail !

 

Le japon comme tout le monde sait est un archipel situé à l’est de l’Asie orientale face à la Corée. Celui ci s’étale sur 3000 kilomètres. Le pays composé d’un peu moins de 130 millions d’habitants s’est hissé au rang de deuxième puissance économique mondiale depuis les années 1970. Sa monarchie constitutionnelle laisse encore une place importante a l’empereur en matière de symbole, celui ci est considéré comme le père de la nation.

De plus le japon reste le seul pays du monde à avoir subi une bombe atomique. En moins de 20 ans, après une destruction quasi-totale du pays, celui ci est parvenu à décrocher le deuxième rang mondial pour le PNB,et le premier en terme de revenu par habitant. A savoir que l’éducation fut une priorité pour les gouvernements japonais de l’après guerre, une éducation qui prépare dès sa plus tendre enfance le japonais au monde du travail.

De plus la construction linguistique qui donne une grande importance aux divers pronoms « nous » témoigne de l’attachement au groupe qu’ont les japonais, alors que les européens sont axés sur le moi, l’individu…

I – Le monde du travail dans la société japonaise

A) un modèle paternaliste basé sur l’esprit d’équipe

Les japonais appartiennent à deux groupes : la famille et l’entreprise. Ils sont calqués sur un modèle paternaliste, respect de l’ancêtre ( d’ailleurs la société est ainsi faite, l’empereur est le père de la nation, on le respecte).
Dans une entreprise le patron est un père, un « oyabun ». L’esprit d’équipe à la primauté, l’individu japonais se définit toujours par l’entreprise pour laquelle il travaille. Il se présente souvent comme « monsieur machin de la société truc muche ». Du fait de l’attachement au groupe, il est normal que l’avis du commun prévaut sur l’avis d’une seul personne, à savoir qu’un bon chef japonais écoute ce que ses subordonnés ont à dire et met en application une bonne idée, même si ce n’était pas la sienne au départ.
Pour renforcer la cohésion du groupe il n’est pas rare de voir les japonais sortirent à la fin de la journée avec leurs collègues de bureau ou leurs supérieurs au karaoké ou dans des bars, cela permet de se détendre mais aussi d’avoir une meilleure confiance dans l’équipe de travail.

B) Une importante hiérarchie

Comme dans le système familial, dans l’entreprise il existe un fort respect de la hiérarchie, une harmonie des relations humaines, une loyauté envers les supérieurs. En effet la relation entre le salarié ( également appelé salary man) et son entreprise et très forte : l’entreprise forme sa recrue de zéro, elle la protège, lui permet d’exister au sein de la société japonaise car sans travail il n’y a pas de reconnaissance sociale.
En échange de cette loyauté, l’entreprise accorde à ses employés une forme d’emploi-vie caractéristique du modèle japonais obligeant ainsi l’employé à se donner corps et âme à son entreprise.

C) Un système méritocratique

La méritocratie détient une place importante dans le fonctionnement des entreprises nippones. En effet les diplômés provenant d’université réputés ( comme celle de Tokyo, plus communément appelée Todai) sont embauchés avec un salaire de misère et commencent au bas de l’échelle, dans des bureaux obscurs afin de se familiariser avec les autres salariés et l’esprit de l’entreprise.
De plus chaque semaine est désigné le meilleur employé de la semaine, ce qui incite les japonais à se surpasser au travail. Ceci montre une particularité nippone: le système de l’entreprise est fondé sur l’esprit d’équipe, de l’unité du groupe. Pourtant de part l’élection du meilleur salarié de la semaine, l’entreprise crée un esprit de compétition déjà présent dans le système scolaire.
D’ailleurs tout comme le système scolaire, l’entreprise impose en quelque sorte un uniforme à ses salariés.
Traditionnellement, les japonais ne réclament pas de rémunération pour les heures supplémentaires : « la règle consiste à rester plus tard que son chef même si l’on n’a plus rien à faire et il est bien vu d’arriver tôt ! »

On peut alors se poser la question : faut-il vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

II – Une organisation confrontée à des problèmes

Avec la crise de 1997 qui a vu la fin de la suprématie du modèle japonais en Asie, le Japon a découvert le chômage qui s’est élevé à 4%. Une catastrophe pour eux alors que ce fait semblerait une réussite chez nous.

Quels changements ont provoqué cette crise ? Quelles autres difficultés externes à cette dernière, traversent actuellement le monde du travail nippon ?

A) Une sécurité de l’emploi menacée et des conditions de travail très rudes

L’inconnu, l’incertain à quelque niveau que ce soit génère chez les japonais une véritable angoisse, en témoigne ces photos vu du ciel de quartiers (tel que Shinjuku) où on assiste au déplacement d’une véritable marée humaine : la fourmilière japonaise.

Cette peur donne une grande importance à un certain type d’emploi : le sushin koyo, « l’emploi à vie ».
Comme dit précédemment, ce modèle stipule un lien très fort entre l’entreprise et ses employés car en échange d’un emploi « éternel » le salarié doit faire passer son entreprise en priorité dans sa vie quotidienne.
Ainsi le père de famille passe le weekend avec les siens mais reste en ville la semaine pour son travail.

Généralement le salary man dort à l’hôtel où encore sur son propre lieu de travail. En cause les nombreuses heures supplémentaires qu’un salarié tend à effectuer car, rappelons le, « la règle consiste à rester plus tard que son chef même si l‘on n‘a plus rien à faire ».

C’est autour de cette fidélité envers le travail du patriarche qu’est structurée la vie familiale qui est de ce fait relayée au second plan.
Plus qu’en France, les hommes travaillent et les femmes s’occupent de leur intérieur et des enfants. L’éducation ne pouvant être assurée par le père vu que ce dernier reste le plus souvent au travail.
Les femmes arrivent rarement à concilier vie professionnelle et familiale. Les japonaises représentent à peine 5% des cadres et un peu moins de la moitié des salariés.
Ces dernières sont quasiment obligées de démissionner dès qu’elles ont un enfant ou se marient.

Entant que fervents adorateurs de leur entreprises les salary men sont très assujettis au stress et voient leur conditions de vie ainsi que leur santé se dégrader ou pire encore.
L’exemple le plus frappant en la matière reste le cas Karoshi, la triste histoire d’un employé surmené par son travail qui finit par se suicider.

Un cas loin d’être isolé car on compte en moyenne 10 000 morts/par an pour cause de travail intensif. Ce qui pousse certaines personnes tel que Hiroshi Kawahito. Le Secrétaire général au conseil national de défense des victimes a affirmé que même si « le japon est une puissance économique de premier plan, il se situe encore au stade des pays sous développés en ce qui concerne les droits du travail. ».

Mais ceci est également provoqué par une certaine vision de la vie et pas seulement par des raisons législatives car le travailleur japonais, par fierté et/ou par honte refuse de prendre ses congés payés et fatalement, cumule bien trop de fatigue physique et psychologique.
De ce fait l’entreprise de construction automobile Nissan, ou depuis peu Uniqlo, incite ses employés à prendre leurs congés faisant ainsi grimper le taux de congé payé pris à 80% contre 60% il y a encore quelques années.

L’emploi à vie fait partie intégrante de la société japonaise, bien que depuis la crise celui-ci s’est affaibli et ne concerne plus que 30% de la population active.
En 2007, 75% des salariés se déclaraient pratiquement mariés à leur entreprise. Une affirmation en constante progression vu que ce « mariage » était revendiqué par 60% de la population il y a 20 ans.
De plus 14% de salary men disent prendre des boissons vitaminés pour se tenir éveillés et ainsi pouvoir rester disponible pour le salut de leur entreprise 18 heures sur 24, 5 jours sur 7.

Évolution du nombre de travailleurs précaires au japon entre 1990 et 2008

IDÉE REÇUE ? On dit que les Japonais travaillent beaucoup, au contraire des Français.

Dans ces deux pays, le temps de travail est défini par le code du travail. 40 heures au Japon et 35 heures en France.

Il n’y a pas beaucoup de différences entre les deux pays. Les Japonais font juste plus d’ heures supplémentaires que les Français.

L’OCDE (l’organisation de coopération et de développement économique) présente le nombre moyen d’heures effectivement travaillées par an et par personne active, en 2007.

Au Japon, il est de 1808 heures contre 1457 heures en France.

Il y a environ 400 heures de différence malgré un code du travail quasi identique.

De plus ce nombre ne concerne pas les heures supplémentaires non payées pratiquées par beaucoup de Japonais. Si l’on ces heures en considération, le contraste entre les deux pays est énorme.

Malades du travail…

Pourquoi les Japonais travaillent-ils tellement?
Pourquoi est-ce qu’ils ne respectent pas ce fameux code du travail ?

Tout simplement parce qu’il existe «un consentement tacite» au travail qui n’est pas défini par la loi. On pense qu’il est normal de travailler plus pour le même salaire.

Au Japon, les décès dus au travail représentent un grand problème. Le suicide à cause du stress est aussi une grande préoccupation.
Des maux de l’organisme et de l’âme pour certains, pour d’autres, une vie sans saveur :
Combien ignorent la vie familiale à cause de leur travail ? Ceci provoque un manque de conversation, des querelles, et parfois le divorce.
On oublie la raison pour laquelle on travaille. Gagner de l’argent pour une vie plus belle.

TOKYO (AFP) – La crainte du chômage et la stagnation de l’économie ont eu raison de l’insouciance des jeunes Japonais, dont un nombre record disent faire désormais passer leur travail en priorité sur leur vie amoureuse, selon une enquête gouvernementale.
Un total de 79% de jeunes employés embauchés au printemps dernier — période de fin de l’année scolaire au Japon — ont indiqué qu’ils annuleraient un rendez-vous avec l’élue de leur cœur si leur patron ou chef de service leur demandait d’effectuer des heures supplémentaires, selon cette étude annuelle. L’enquête menée par le Centre de productivité du Japon pour le développement socio-économique, affilié au ministère du Commerce (METI), montre toutefois que 21% des jeunes iraient retrouver leur dulcinée.
En 1991, soit deux ans après l’éclatement de la bulle spéculative financière et immobilière, seulement 62% des employés se disaient pratiquement « mariés » à leur entreprise. « Cette année, le chiffre est monté à un niveau record parce qu’un nombre croissant de jeunes salariés japonais sont inquiets pour la sécurité de l’emploi dans un contexte de récession », a estimé Tetsu Takahashi, un chercheur du centre. « Beaucoup de jeunes gens pensent que le Japon ne vivra plus une période aussi heureuse que par le passé et estiment qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes ».
Les femmes semblent encore plus préoccupées pour la sécurité de l’emploi puisque, selon l’étude, 85% d’entre elles choisiraient de rester au travail plutôt que d’aller retrouver leur amoureux, contre 75% des hommes.
L’étude a été menée entre mars et avril sur la base de 3.700 réponses jugées valables après un sondage auprès de 4.800 hommes et femmes à peine embauchés à la sortie du lycée ou de l’Université

Baito et autres petits jobs

Le Japon est aussi le pays des petits boulots, ils sont occupés par les jeunes, les femmes et les personnes âgées. Toutes ces personnes sont en quelque sorte le soutien de la machine économique. Sans elles le Japon ne pourrait s’adapter aussi vite aux évolutions de la conjoncture ni offrir un aussi remarquable service à la clientèle.

Vous avez dit petit boulot ? Neuf étudiants sur dix et six lycéens sur dix font des arubaito en dehors de leurs heures de cours.
Grâce à eux les journaux disposent d’une armée de porteurs à domicile leur permettant d’être diffusés deux fois par jour dans tous les foyers japonais.
Sans ces étudiants en quête d’argent de poche, les coffee-shops, les fast food et les boutiques d’alimentation ouvertes 24/24 h ne pourraient survivre. Plus d’un homme sur deux et plus d’une femme sur quatre continue de travailler après la retraite.
Ils sont repris par une filiale de leur ancienne entreprise, et offrent leur expérience à une petite entreprise où ils sont cantonnés a des taches subalterne voire pénibles : gardiens d’immeuble, chauffeurs de taxi, balayeurs, etc…
Ils travaillent souvent parce qu’ils y sont obligés, faute d’une pension suffisante, mais aussi parce qu’ils ne s’imaginent pas rester à ne rien faire alors qu’ils sont encore en bonne santé.

La place de la femme dans l’entreprise

On dit que les femmes Japonaises sont sous-payées… Ce n’est malheureusement pas un mythe même si cela tend à changer.
Il faut savoir néanmoins que les femmes ont rendu un fier service à l’économie japonaise. L’industrie électronique doit une partie de sa réussite au sérieux de ses ouvrières aux mains agiles et payées chichement (du moins à l’origine).

Les banques, la distribution et tous les secteurs de services disposent, grâce aux femmes, d’une main d’œuvre qualifiée et parfaitement dévouée. Ce sont les office ladies, les OL qui peuplent les bureaux.
Surnommées ochakumi lorsque leur activité essentielle consiste à servir le thé à leurs collègues masculins, elles rendent mille services et savent se retirer dès qu’elles se marient, évitant à l’entreprise d’avoir à augmenter leurs salaires.

Vers 35 ans elles recommencent à travailler mais toujours à un poste peu gratifiant et souvent à temps partiel (parto). Dans la distribution 2 tiers des emplois sont des partos. Cela permet d’allonger le temps d’ouverture des magasins sans augmenter la masse salariale…

Mais cela change depuis 1990.

Les femmes au travail sont plus nombreuses que celles restant au foyer. Beaucoup d’entre elles ne se contentent plus d’études supérieures réduites et envisagent sérieusement de faire carrière. Un cauchemar pour les hommes qui refusent de se faire commander par des femmes… !

En effet, l’expansion des relations avec l’occident change petit à petit les mœurs, au grand dam des familles.
Le niveau d’éducation augmente mais il est encore peu fréquent qu’une fille suive de longues études dans le but d’une carrière ambitieuse.
Les études sont perçues comme un bon moyen de s’amuser et de faire des rencontres, ou encore de trouver un mari qualifié, avec un bon salaire et un bon niveau intellectuel, sur le lieu du travail que leurs études ont permis d’atteindre (et non non ce n’est pas un cliché !).

En dépit de la loi de 1987 réglementant le marché de l’emploi au niveau de l’égalité des salaires entre les deux sexes, une femme continue de toucher de 30 à 50% de moins que ses collègues masculins. On constate que peu de femmes occupent des postes à haute responsabilité.
Il existe néanmoins quelques exceptions : certaines femmes sont à la tête de grands groupes, notamment dans les cosmétiques et au sein du gouvernement.

Les femmes semblent encore plus préoccupées pour la sécurité de l’emploi puisque, selon une étude, 85% d’entre elles choisiraient de rester au travail plutôt que d’aller retrouver leur amoureux, contre 75% des hommes.

Faible taux de chômage

Le marché du travail au Japon se caractérise par un faible taux de chômage. Après avoir atteint un plus haut historique à 5,4 % en 2002, le taux de chômage était passé sous le seuil des 4 % (pour la première fois depuis mars 1998) entre avril et août 2007, avant de remonter au mois de septembre à 4 %. Cette situation de quasi plein emploi – le taux de chômage structurel est estimé à 3,7 % – a été réalisable grâce simultanément au retour de la croissance après le ralentissement économique des années 1990, et à la mise en place d’une politique de flexibilité de la législation du travail envers laquelle les entreprises se sont montrées enthousiastes.

Suite à la crise économique de 2008-2010, le taux de chômage a de nouveau dépassé la barre des 5 %, atteignant un taux historique de 5,7 % en juillet 2009. En mai 2010, il était à 5,2 %, soit 3,7 millions de personnes.

Augmentation de l’emploi « non-régulier »

Dans un contexte économique favorable, l’année 2007 a été marquée par la progression régulière de l’emploi dit « non-régulier », qui englobe CDD, intérim, arubaito (freeter) et travailleurs à temps partiel.
Il s’oppose à l’emploi dit « régulier », qui comprend tous les contrats déterminés à temps plein.

En effet, l’emploi « régulier », au deuxième semestre 2007, représente plus d’un tiers (33,2 %) de la population active du Japon contre 17,6 % en 1987.

Notons qu’une loi incitant les entreprises à ne pas discriminer les employés à temps partiel par rapport aux salariés à temps plein a été enfin mise en place au début du mois d’avril 2008. Elle aura sûrement des conséquences sur la baisse de ce travail précaire.

Le salaire minimum est défini par les préfectures : en 2009, il y a donc quarante-sept salaires  différents au minimum, d’une valeur moyenne de 713 yens de l’heure (environ 5,50 euros).

Vieillissement de la population et diminution de la main d’œuvre

Aujourd’hui, le vieillissement de la population oblige le gouvernement japonais à compléter sa politique de création d’emploi par des mesures incitant davantage les jeunes, les seniors et les femmes, à (re)trouver une activité professionnelle et à participer ainsi à la vie économique du pays.

En 2009, les directeurs généraux des entreprises japonaises ont en moyenne 59 ans, contre 52 en 1980, selon une étude de Teikoku Databank. Ces directeurs sont des hommes dans 94 % des cas.

Recherche d’emploi

Pour les Japonais

La forme du CV japonais est différente de celle du CV français ou anglo-saxon. Le CV japonais type est un formulaire de quatre pages que l’on se procure dans le commerce (papeterie) ou sur Internet et que l’on remplit à la main.

Les rubriques à compléter sont : état civil, adresse, études et formations, expériences professionnelles, passions, motivations du candidat.

Les formulaires varient dans leur forme et dans certains cas, il peut être fait mention de la profession des parents, du nombre de frères et sœurs et de l’état de santé. Il est obligatoire d’y coller sa photo d’identité.

Toutefois, depuis peu, de nombreux candidats japonais présentent leur CV sous format informatique, de forme identique à celui manuscrit ou avec une mise en page se calquant sur le modèle utilisé en Occident (dans le cas de ce format, une photo scannée est acceptée).

Pour les étrangers

Le Japon pratique une politique d’immigration très restrictive, n’acceptant sur son sol que les étrangers les plus diplômés.
Parler japonais est devenu une condition essentielle pour travailler au Japon, mais pas suffisante pour trouver un emploi. Il faut aussi pouvoir justifier d’une spécialisation supplémentaire.
Des fois, cette expertise est aussi importante que la maîtrise de la langue.

Les formations les plus recherchées sont celles des écoles de commerce ou d’écoles d’ingénieur. La maîtrise de l’anglais est évidemment indispensable.

En cas de recherche d’un employeur étranger, un acte de candidature spontanée (lettre de motivation accompagnée d’un CV) auprès du responsable de la structure au Japon est possible.
L’envoi d’un CV rédigé en langue anglaise est également conseillé, les structures de ressources humaines étant majoritairement japonaises. Des organismes aident les ressortissants de leur pays à trouver du travail au Japon comme la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon (CCIFJ).

La recherche d’un employeur japonais est une tâche beaucoup plus ardue. Si la maîtrise de la langue japonaise n’est pas parfaite, il est déconseillé de faire acte de candidature spontanée.
Le meilleur moyen de trouver un emploi au sein d’une entreprise japonaise est donc de mettre à profit ses relations, les contacts que l’on a pu établir au travers de conférences, colloques ou de toute autre occasion.
Les étrangers, jusqu’alors employés par les entreprises japonaises pour leurs compétences linguistiques, peuvent aujourd’hui occuper des postes dans les domaines du marketing, du commerce international, du multimédia ou des relations publiques.

Sources: shinmangatrek-japonStellamarisClickjapanLe MondeJapandigest

Pour décompresser et se booster

Passons aux choses sérieuses!!

Voici deux vidéos : une  de NEWS, l’autre des Kanjani8, abordant le monde du travail et ses contraintes.

Je trouve les paroles très intéressantes d’un point de vue social. Imaginez que vous êtes japonais et que vous galérez au quotidien (quoique pas besoin d’être japonais pour expérimenter cela^^)…

Que pourrions-nous en penser ?

Un : que le message vise à remonter le moral des troupes, à booster la population travailleuse, pour faire de son mieux et se donner à fond ?! (Gambare!!)

Deux: que les japonais prennent de plus en plus conscience qu’ils s’usent au travail, voir même s’essoufflent ?!

Trois: qu’il faudrait prendre un peu plus de recul et équilibrer les choses, afin de vivre vieux et de faire de vieux os ?!

Je vous met un extrais des traductions des deux chansons, que vous puissiez jugez vous même:

NEWS, Weeek

A partir de demain
C’est de nouveau dimanche, lundi et mardi
Regarde, quand tu te retournes c’est déjà mercredi et jeudi
Puis, vendredi, samedi et dimanche
Nous veillerons à profiter de chaque jour au maximum
Maintenant, allons-y !

La journée de lundi a commencé
Tout du long, tous les jours se suivent
J’attends impatiemment la fin de semaine, mais c’est tellement loin
Alors que je m’habitue à mardi et mercredi
Il semble que le faux sourire sur mon visage m’ait donné une crampe !

Je suis dans une configuration dont je ne peux pas sortir
J’ai des choses à faire, mais je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit !
Avec seulement 4 heures de sommeil par jour, j’essaye de maintenir cette endurance quotidienne

Qu’est-ce que cela signifie d’être un adulte ?
Si nous maintenons les apparences comme elles le sont maintenant, à quoi ressemblera-t-on après 35 ans ?
Allons-nous devenir des adultes cool ?

Le message est tout même clair !  Les japonais se tuent à la tâche !

Voyons les Kanjani, dans un style plus direct :

Kanjani8, Musekinin Hero (les héros irresponsables)

Nous sommes les légendaire héros irresponsables

Les héros irresponsables avec des rêves infinis

Shova et Heisei, je les ai traversé 
J’ai goûté à leur douceur et à leur aigreur
Il y a la bulle (économique) et il y a IT
Ah, je ne comprend pas ce que c’est, mais ça va être difficile hein ?

C’est quoi la stratégie ? C’est quoi un calculateur ?
Ah, je comprends, mais je ne peux pas supporter ces choses là

Avance avec toute ta puissance jajajajan
Sans armes et sans maisons jajajajan
Ris, ce qui arrivera arrivera ( Bonjour et merci !)

Désolé d’être entré avec mes chaussures jajajajan
En frappant et en courant jajajajan
Laisse moi m’en occuper, tout ira bien (ce qui arrivera arrivera)

[ À Regarder sur Wat.tv ]

Ce qui est intéressant, c’est que l’on peut entendre pas mal d’injectives dans les paroles, tel que « Fais de ton mieux le Japon ! », « Fais de ton mieux !! », « Demain donne tout ce que tu as ! ». Typique de l’esprit nippon et de ce qu’on entend également dans les dramas !

Personnellement, malgré tout l’humour, la couleur et le bonne humeur déployé dans leurs clips, je me demande franchement si le titre des Kanjani n’a pas gêné ou choqué certains japonais (traditionalistes!)
Pourtant nous savons très bien que les Johnny’s sont loin d’être des glandeurs, et bossent comme des dingues !

Mais tout de même vous ne trouvez pas le message un peu provoquant comparé à celui des News (plus sage et lisse comme groupe) !

C’est très édifiant de comparer la culture Tokyoïte face à celle du Kansai. Les gens de la campagne sont considérés par les tokyoïtes comme étant des bons vivants (bruyants, et drôles) qui se prennent pas franchement la tête (expression: « Ma Ika ! » : bah ça ira !) et qui rient de tout et de rien !
Les Kanjani sont fidèles à leurs origines mais ne sont pas pour autant des je-m-en-foutiste. Le message est clair. Il prône la dérision pour décompresser, conseillent de rire plutôt que de pleurer. Le rire est la force des gens du Kansai. Il leur permet d’avancer et de surmonter les galères !

C’est tout de même plus plaisant et chaleureux que la grisaille de la capitale (Tokyo) où se croisent des gens trop pressés et stricts, ne sachant plus comment décompresser sainement !

Requête

Je vous supplie, s’il vous plait, Onegaishimasu !! Regardez donc au moins les 30 premières secondes du clip des Kanjani.
Ok vous n’accrochez peut être pas à cette forme d’humour (que perso je trouve géniale et osée: présenter les salary man de cette façon fallait le faire !). Ecoutez juste les deux « GAMBARRE » de Subaru (0:32min) que je trouve énooooorme !!! On dirais un psychopathe, un hystérique au travail sur le point de craquer! Sa tronche est trop marrante !

   GAMBAAREEEEE !!!!

MANGAS/ DRAMAS

Le sujet du travail est très souvent abordé que ce soit dans les mangas ou dans les dramas :

Hataraki -man parle ainsi d’une femme tellement folle de son travail de journaliste qu’elle se « transforme » en homme lorsque qu’elle bosse ! Plutôt comique, l’animé aborde tout de même le surmenage, et le fait d’être dépourvue de vie familiale et sociale !

Je vous recommande l’animé, le drama est plutôt raté !

Autre animé très simpa : Working !!

Alors oui, Souta, notre héros a trouvé un emploi à mi-temps dans un restaurant au milieu de collègues déjantés.
Mais ce n’est pas si grave que ça au fond, parce que lui aussi il a un sacré grain. La force de cet anime est bien sûr le caractère de chacun et leurs interactions qui donnent lieu à pas mal d’humour.
À la base Working !! est un manga 4-koma, c’est à dire que chaque « gag » est construit en 4 cases. C’est ainsi que l’adaptation que A-1 Pictures (Birdy the Mighty Decode, Fairy Tail, Kuroshitsuji) nous offre s’enchaine sans heurts et les gags fusent pendant les 20 minutes de chaque épisode.


Shomuni

Les histoires tournent autour des dames de bureau (OL) du département général 2 d’affaires (Ni de Shomu, ou GA-2), une grande compagnie multinationale a appelé Manpan Corporation.

GA-2 s’appelle « le cimetière pour les dames féminines de bureau ». Les travaux de ces ladies incluent remplacer le papier toilette, les ampoules, etc… Leur département est situé dans les bas-fonds de la compagnie – au sous-sol !
Le drama comporte plusieurs saisons.

Stupeur et tremblement, d’Amélie Nothomb adapté au cinéma.

Un très bon film, plein d’humour et de dérision, qui n’en oublie pas moins le vrai parcours d’Amélie Nothomb, en tant que OL, avant de s’être lancé dans le domaine de l’écriture.
Eh oui, Amélie, parle et comprends le japonais puisqu’elle est née au Japon !

Côté littérature, je recommande :

Le jour de la gratitude au travail, de Itoyama Akiko (2008)

Un livre vraiment très sympa à l’humour mordant !

Le jour de la gratitude au travail rassemble deux courts récits, centrés sur le monde du travail au Japon, mais vu du côté féminin.
Le première histoire nous livre le témoignage désabusé de Kyoko, 36 ans, célibataire et sans emploi depuis qu’elle a donné sa « démission pour convenances personnelles, sans motif valable ».

En fait, elle a été licenciée après avoir frappé et insulté son patron aux mains baladeuses. Son cas est doublement désespéré. Il est d’une part très mal vu au Japon de ne pas être mariée après 30 ans et encore plus embarrassant de ne pas avoir de travail et de retourner vivre chez sa mère.

Sa prévenante voisine arrange donc une rencontre avec un certain Mr Nobeyama, grossier personnage, imbu lui-même et axé sur son entreprise.
Kyoko préfère le planter là et finit par noyer son désespoir, seule dans un bar, en concluant : « C’est chiant, d’être une femme ! »

Dans la seconde nouvelle, Akiko Itoyama ajoute cette petite note de fantastique, que l’on retrouve souvent dans la littérature japonaise.

La jeune Oïkawa noue des liens particuliers avec Futo, un de ses collègues, avec qui elle a conclu un bien étrange pacte.
Futo meurt assommé par un suicidé qui lui tombait dessus. Mais son fantôme apparaît devant Oikawa, fumant une cigarette et hoquetant !

Le jour de la gratitude au travail est donc un livre très vite lu, plutôt drôle (mais, attention, on n’éclate pas de rire quand même !), couronné par le prestigieux prix Akutagawa (un peu l’équivalent du Goncourt français).

Akiko Itoyama parle d’un monde qu’elle connaît bien, puisqu’elle a travaillé comme représentante pour une société d’appareils électro-ménagers, avant de vivre de sa plume.


Au final, le monde du travail au Japon ressemble énormément au modèle Coréen.

Hum ? Oui, j'écoute !

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