BLOOD LAD

Ancienne accro (Je me suis un peu calmée) aux mangas et manhwas (BD Coréennes) , il m’arrive de replonger pour une période. Ce fût le cas pour BLOOD LAD.

Apprenant que son auteur, Kodama Yûki, était présent au Salon du Livre de l’année dernière, je me suis intéressée à son oeuvre d’un peu plus près, à ce moment-là.

Publié en France par les éditions Kurokawa, il existe 13 tomes dans le commerce. Sachez que la série qui devait s’achever au 13ème tome, est toujours en cours de parution.

Au Japon, elle a vu le jour en septembre 2009 dans le magazine Young Ace.
Autant dire que, là-bas, Blood Lad date un peu.

L’anime, composé de 10 épisodes, est également disponible en coffret Blu-ray , les enfants !

HISTOIRE

Staz est le descendant des vampires les plus puissants. Mais le sang ne l’intéresse pas.
À la tête d’un des gangs qui se partagent les territoires d’une dimension démoniaque, il préfère jouer à la console plutôt que de perdre son temps à se battre.

Véritable otaku, il collectionne les jeux vidéos, les mangas et les figurines qui proviennent du monde des humains. S’il le pouvait, il s’installerait au Japon et squatterait les boutiques d’Akihabara.
Un jour, une jeune humaine, Yanagi Fuyumi, apparaît dans ce monde peuplé de zombies, loups-garous et autres créatures.

Staz, trop heureux de pouvoir partager un moment avec cette fille, ordonne à ses subordonnés de ne pas l’égratigner et de l’escorter jusqu’à chez lui.

Manque de bol, un enquiquineur provoque Staz en duel.
À contrecoeur, il abandonne Yanagi quelques instants. Trop longtemps, apparemment. Cette dernière meurt, engloutie par la plante carnivore du perturbateur.

Staz promet alors à l’esprit de la défunte qu’il la ressuscitera coûte que coûte.
Pour ce faire, une seule solution : Traverser le rideau qui mène au monde des humains.

MON AVIS

La première chose qui a attiré mon attention dans ce manga n’est autre que le graphisme. Travaillé et tout en rondeur, les traits sont énergiques et traduisent correctement l’action ou les émotions.
Bien que les visages soient presque enfantins, ce manga se rapproche plus du seinen (pour adultes) que du shônen (pour ados).

Le pervers caché au fond de vous (Oui, je le vois ! Ne mentez pas !) en aura pour ses euros.

Yanagi, donzelle ingénue et si naïve mais dotée d’une poitrine généreusement opulente, se retrouve régulièrement sans le vêtement ou dans des tenues peu couvrantes.

An détour d’une page et sans crier gare, les personnages féminins vous offrent quelques scènes cocasses. Sans parler des petites culottes qui traînent là où on ne les attend pas.
Ce qui me laisse régulièrement sans voix, d’ailleurs.

En bref, rien d’original de ce côté-là !

Le scénario ne traduit pas plus de créativité. Encore du basique.
Des mondes et des dimensions différentes. De la castagne. Des guerres de territoires. De l’amitié. De l’amour. De la magie.

À vrai dire, je me suis ennuyée comme un rat mort en lisant le premier tome. Enfer. Terre. Enfer. Je ne comprenais pas où l’auteur voulait en venir.
L’histoire me semblait cafouillis et les actions, trop rapides à mon goût.

Et puis, d’autres personnages sont apparus (notamment Wolf, le pote d’enfance de Staz). Le charisme de chacun a commencé à faire surface et la scène s’est mise en place.

Voilà où réside la force de Blood Lad. Dans sa flopée de charactères aux tempéraments enflammés. On se laisse embrigader par tout ce petit monde avec enchantement et on en redemande.

Drôle et agitée, la quête de Staz et de ses acolytes dans ce monde de morts se révélera plus bien vivante que les êtres qui le peuplent.

LES PREMIERS SCANS